Les Illuminés du Québec

Source : lebonnetdespatriotes.net

« Les Illuminés du Québec ne sont pas fous ! Bien au contraire ! Ils sont les nouveaux mystiques d’une nouvelle religion. Le titre fait référence aux Illuminés de Bavière. Comme le fondateur, Adam Weishaupt, ils sont attachés à l’esprit matérialiste des philosophes encyclopédistes. Ces Illuminés semblent soutenir une doctrine avec une foi aveugle, et pour certains un zèle fanatique qu’on pourrait qualifier d’intégrisme laïque. Pour la plupart, ils sont convaincus du bien fondé de leur entreprise. Pour d’autres, c’est une vision du monde cohérente qui constitue leur religion. A la différence des autres religions, celle-ci place l’Homme au centre de l’univers. Ce que les Québécois prennent pour leurs valeurs [1], sont des valeurs d’un autre temps qui prirent naissance en Europe pendant la Renaissance pour prendre une forme quasi définitive pendant le siècle des Lumières. Ces “valeurs” ont été imposées au détriment de milliers d’innocents massacrés qui en bons catholiques royalistes s’opposaient à la dictature des Lumières en France. Liberté, égalité, fraternité ou la mort !

Culte de l’occidentalisme

Le Québec est une exception au Canada, pas seulement d’un point de vue culturel mais aussi d’un point de vue philosophique. Les thèmes de société abordés ici sont aussi assez uniques en Amérique du Nord. Tout cela fait partie d’un processus plus large qu’on appelle l’occidentalisation.  Ce projet mondialiste vise à mettre le monde entier sous une seule et même religion : le Capital à travers l’Être Suprême ou le culte de la raison. C’est ainsi que les États-Unis et leurs alliés sèment le chaos dans divers parties du monde afin d’installer une forme d’homogénéité politique et économique. Un monde où les trois religions monothéistes sont recalées au fond d’un tiroir si elles ne veulent pas prendre part à la conversion de masse au matérialisme (aujourd’hui devenu culte de la marchandise). Cette religion comme les autres religions possède son haut lieu sacré, son clergé, ses églises, ses dogmes, ses rituels et sa bible.

Le haut lieu sacré est dirigé par nul autre que la banque et ses grandes corporations de Wallstreet et de la City. Le haut lieu sacré impose son culte de la marchandise et sa constitution auxquels les peuples du monde matérialiste doivent se soumettre en attendant sa suprématie : le gouvernement mondial.

Un communiqué confidentiel du Grand Orient de France datant du 27 septembre 2014 mentionne :

«  Le moment est venu de bâtir un nouvel ordre international fondé sur le droit, la liberté de conscience, l’égalité entre les hommes et les femmes. »

Les temples maçonniques sont le clergé. “In God We Trust” est écrit sur le billet vert d’un dollar à droite de l’œil de la Providence. Mais de quel Dieu s’agit-il ? Le Grand Architecte de l’Univers ? Mithra ? L’Être Suprême ?

Certainement pas un dieu qui condamne l’usure, mais un dieu du renouveau, du Nouvel ordre des siècles. C’est au niveau local que la maçonnerie travaille et adapte son discours afin d’aplanir ce qui peut rester de résistance à cette nouvelle religion matérialiste. Elle lutte contre le nationalisme, milite pour la destruction des frontières et fait la promotion du citoyen du monde et de toutes les idéologies qui poussent l’Homme à transcender les lois de la nature (avortement, théorie du genre, féminine etc..). Elle détruit tout obstacle au Capital, naturel ou non-naturel. Le clergé est un lieu privé, une école de formation pour les prédicateurs de la bonne parole.

Un document confidentiel du Grand Orient de France de 2012 précise :

La vocation de l’initiation est de transformer l’homme. En religion comme en franc-maçonnerie, nous créons le sacré. Il y a ainsi le sacré religieux, le sacré laïc et le sacré maçonnique. Plus largement, toute forme de spiritualité ou d’initiation peut créer le sacré qui a été inventé par l’homme.

[…]

En Franc-maçonnerie, nous produisons du sacré. Nous sommes des héritiers d’une culture qui évolue aussi grâce à nos apports. Nous créons le sacré en demandant la Lumière que le Vénérable maître donne en ouvrant les travaux. Dans certaines loges du GODF et dans la plupart des obédiences, les FF et SS travaillent à la gloire du GADLU (Grand Architecte de L’Univers) dans une invocation autonome de toute approche religieuse. Notre première affirmation étant : « Sous les auspices du GODF et de la Franc-maçonnerie universelle ».

Les médias qui prêchent la bonne parole sont ses églises, d’où l’inquiétude des tenants médiatiques de voir le peuple aller chercher des réponses sur internet. La journaliste Brzezinski disait récemment aux États-Unis que les médias sont là pour former l’opinion du peuple. Tout est dit.

La philosophie maçonnique est son dogme, regroupant une multitude de concepts nécessaires pour soumettre les peuples. Inspirée des Lumières, cette philosophie s’adapte au pays et à sa religion sous la forme d’obédiences déistes ou agnostiques voire athées. L’obédience maçonnique dominante diffusera ses valeurs à la politique dominante locale. Cela se traduit par le rite pratiqué. C’est ainsi que par exemple dans les pays de religion protestante on peut observer la pratique du rite écossais Ancien et Accepté / Rectifié comme une pratique dominante car issue d’une obédience déiste alors que dans les pays catholiques, ce rite n’est pas forcément dominant. On y trouvera le rite français des obédiences athées prenant la forme d’un anticléricalisme.

Ses rituels : pendant que le maçon enfile son tablier, le peuple erre indéfiniment dans les couloirs des galeries marchandes cherchant l’objet qui soulagera sa misérable vie pendant quelques instants. C’est le coiffeur qui fera office de prêtre et qui entendra ses confessions. Le peuple devra et fera la queue des heures durant pendant les soldes d’un “Black Friday” devant des commerces tels des zombies où il achètera des biens qu’il n’utilisera presque jamais mais qui combleront un vide spirituel et affectif. Apparenté au fétichisme de la marchandise, cet amas de rituels transforme à tout jamais les êtres dans leurs relations interpersonnelles. Le vote lui donnera un semblant de liberté, par le sentiment de pouvoir changer les choses.  Ces rituels endorment le peuple obsédé par la jouissance immédiate et le confort matériel. Le révolutionnaire et manipulateur, Jean-Paul Marat écrivait :

« ..Un autre moyen de soumettre le peuple, c’est de le faire vivre dans l’oisiveté, et de ne point contrôler ses goûts. Alors, sans sollicitude pour la liberté, il ne prend plus de part aux affaires publiques, il ne songe qu’à ses besoins et à ses plaisirs. […]Loin de contrôler les goûts des citadins, il (le gouvernement de Venise) ouvre la porte aux divertissements, aux jeux, aux plaisirs, et il les détourne par-là de l’envie de s’occuper des affaires d’État… »

Voilà comment on peut résumer le rôle de ces rituels.

Sa bible : les droits de l’Homme (et anciennement du citoyen), au nom desquels les États, qui tendent de plus en plus à se fonder dans des entités monolithiques, s’ingèrent politiquement, économiquement et militairement dans les affaires de pays ayant encore l’outrecuidance de résister au projet mondialiste. Le but final ? Rien de moins qu’un gouvernement mondial dirigé par les acteurs principaux du Capital : les grandes corporations de Wallstreet et de la City ainsi que leurs employés, les apôtres du matérialisme. C’est le vieux rêve d’Adam Weishaupt qui prend forme.

Les démocraties libérales ne jurent que par leur bible : les Droits de L’Homme. En bons prédicateurs, les politiciens anonnent inlassablement les mêmes discours, se répandent en grandes déclarations autour de la liberté (freedom chez les Anglo-saxons), du vivre-ensemble, du multiculturalisme, de la discrimination envers les minorités etc…

Oubliez les discours sur l’économie…trop secondaire pour le politicien prêtre qui prêche la bonne parole.

Le patriarcat de l’ancien monde reléguait les femmes dans leur rôle primaire : mère au foyer et pilier de la famille. La survie des hommes et de la civilisation dépendait des femmes. Cette nouvelle religion a aussi son patriarcat qui transforme la femme en objet sexuel vouée au culte de la marchandise.

Vous avez bien compris, l’occidentalisme avec le Capital à sa tête est une religion à part entière. Son fonctionnement est similaire au fonctionnement des religions monothéistes.

La nouvelle religion d’État et son histoire

Pour comprendre la situation actuelle au Québec, il faut remonter à la Révolution française de 1789 qui elle-même constitue en réalité un regroupement de plusieurs révolutions. Certes on pourrait remonter plus loin dans le temps avec la naissance de l’idéologie humaniste qui a contribué aux Lumières mais la date de 1789 est un marqueur idéologique qui a vu le terme au catholicisme d’État. Une révolution dont l’idéologie a été issue de l’illuminisme du XVIIIe siècle, sorte de gnosticisme « libéral » qui prétendait détenir « Les Lumières » devant conduire l’humanité au véritable bonheur (progressisme matérialiste philosophique) et la cabale a été provoquée par une bourgeoisie dont le but a été de destituer une Église et une monarchie de droit divin. Une lutte de près de dix ans qui a vu le meurtre de plusieurs centaines de milliers de catholiques à travers toute la France.

Un nouveau calendrier sans références catholiques voit le jour en 1792. D’ailleurs, le calendrier Républicain fut inventé et défendu par des Révolutionnaires tels que Fabre d’Églantine, porteurs des idéaux des « Lumières » libérales dans le seul but de réduire le nombre de jours chômés. Preuve d’une révolution capitaliste.

Lorsqu’ont été créés les départements, en 1790, il a été décidé de leur attribuer des dénominations excluant toute référence religieuse. Le 2 novembre 1789, les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation. Le 13 février 1790, les ordres religieux sont supprimés ; le 12 juillet 1790,  l’Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé.

Edmund Burke, député au parlement de Grande-Bretagne, constate :

«  Les Français se sont montrés les plus habiles architectes qu’eût encore produit le monde pour s’entourer de ruines, de décombres. Dans un si petit espace de temps, ils ont détruit, jusque dans leurs fondements [sic], leur monarchie, leur église, leur noblesse, leurs lois [sic], leurs revenus, leurs armées, leur marine, leur commerce, leurs arts, leurs manufactures; Ils ont fait nos affaires, a nous leurs rivaux, mieux que vingt batailles n’auraient pu le faire… »

On comprend alors la nécessité d’une franc-maçonnerie française installée en France par des Anglais un peu plus de 60 ans avant la Révolution Française à l’instar d’un virus qu’on inocule. L’adaptation de l’obédience qui pour le coup devient athée, s’adapte au contexte du catholicisme pour devenir anticléricale et n’est donc pas le fruit du hasard.

Il y avait, n’ayons pas peur de le dire, une réaction de soutien communautariste des Francs-Maçons pour les « Lumières » dont certains étaient de leurs rangs. La Franc-maçonnerie apparaît alors comme le résultat des progrès des Lumières. Elle représente en fait la première forme d’association bourgeoise indépendante de l’État. À l’époque, la franc-maçonnerie n’atteint que les milieux de notables urbains. Le peuple en est exclu. Très accueillante à la noblesse, elle séduit beaucoupd’ecclésiastiques, d’officierset derobins, de membres de la bourgeoisie d’affaires, de cadres militaires. Les maçons du XVIIIème restent très attachés aux hiérarchies sociales.[2]

On ne peut s’empêcher de remarquer la présence de nombre de philosophes des « Lumières »  au sein de la franc-maçonnerie : Condorcet, Voltaire (initié peu avant sa mort), Montesquieu.

Pour les « Lumières », et tout particulièrement pour Voltaire, le peuple ne représentait pas leur souci majeur, le but poursuivit n’était pas l’amélioration de la condition humaine mais bien celle des bourgeois et de réguler la société.

Robespierre qui fait voter, en qualité de rapporteur, le décret du 18 floréal an II, par lequel « le peuple français reconnaît l’existence de l’être suprême, et l’immortalité de l’âme » et la loi de Prairial, dite de « Grande Terreur ». Il est à l’origine de la fête de l’Être suprême. Robespierre a été influencé par la franc-maçonnerie qui s’opposait à la royauté et au clergé séditieux. Dès son arrivée à Versailles, il a intégré un cercle maçonnique versaillais, Les amis de la Constitution, où il s’est converti aux principes de la maçonnerie et où il a trouvé un appui nécessaire pour son engagement révolutionnaire. Malgré tout, il n’a jamais été initié.

Une révolution des Lumières déistes au service d’une franc-maçonnerie athée ?

  1. Le culte de Mithra

Les mystères de Mithra ne doivent pas être divulgués, quoique ce sont ceux de la Lumière ; il importe de quelle main la vérité vienne, pourvu qu’elle vienne…Voltaire [Œuvres complètes de Voltaire: Correspondance avec d’Alembert]

Dans le culte de Mithra il existe sept niveaux d’initiation(comme dans le rite français pratiqué par la franc-maçonnerie progressiste ici et en France) qui peuvent être mis en relation avec les sept planètes de l’astronomie de l’époque (la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne), selon cet ordre, d’après l’interprétation de Joseph Campbell et le décor du mithræum des Sept Sphères à Ostie.

Pendant les rites, les initiés portent des masques d’animaux relatifs à leur niveau d’initiation.

Le rite principal de la religion mithraïque semble être un banquet rituel, que l’on peut rapprocher d’une certaine manière de l’eucharistie du christianisme. Dans la plupart des traditions initiatiques, on retrouve ce type de réunion festive, par exemple l’agape.

Des fouilles archéologiques révélant l’existence de temples de Mithra ont montré que ces édifices avaient fait l’objet d’entreprises de destruction volontaires de la part des chrétiens, pour qui le culte de Mithra – religion monothéiste – faisait concurrence au christianisme. Des statues de Mithra ont ainsi été retrouvées avec le visage martelé (à Angers). Le temple de Mithra de Bordeaux a été saccagé et détruit à la fin du ive siècle ; ; toutes les statues ont été retrouvées brisées [3].

  1. Le culte de l’Être suprême 

Influencé par la pensée des philosophes des Lumières, le « culte de l’Être suprême » (ou le culte de la Raison) était une cérémonie déiste et consistait en une « religion » qui n’interagissait pas avec le monde et n’intervenait pas dans la destinée des hommes. Il ne s’agissait pas d’un culte, au sens fort du terme, mais plutôt une sorte de religion civile à la Rousseau.

L’article premier du culte énonce : « Le peuple français reconnaît l’existence de l’être suprême, et l’immortalité de l’âme », les articles 6, 7 et 15 :

« La République française célèbrera tous les ans les fêtes du 14 juillet 1789, du 10 août 1792, du 21 janvier 1793, du 31 mai 1793. Elle célèbrera, aux jours des décadis, les fêtes dont l’énumération suit : À l’Être suprême et à la Nature – Au Genre humain – Au Peuple français – Aux Bienfaiteurs de l’humanité – Aux Martyrs de la liberté – À la Liberté et à l’Égalité – À la République – À la Liberté du Monde – À l’amour de la Patrie – À la haine des Tyrans et des Traîtres – À la Vérité – À la Justice – À la Pudeur – À la Gloire et à l’Immortalité – À l’Amitié – À la Frugalité – Au Courage – À la Bonne foi – À l’Héroïsme – Au Désintéressement – Au Stoïcisme – À l’Amour – À la Foi conjugale – À l’Amour paternel – À la Tendresse maternelle – À la Piété filiale – À l’Enfance – À la Jeunesse – À l’Âge viril – À la Vieillesse – Au Malheur – À l’Agriculture – À l’Industrie – À nos Ayeux – À la Postérité – Au Bonheur. Il sera célébré le 20 prairial prochain (8 juin) une fête nationale en l’honneur de l’Être suprême. »

 

Les massacres cachés au nom du culte de la Raison

En Vendée, on parle de dépopulation et plus récemment de génocide. Rien qu’en Vendée, on dénombre entre 200 000 et 500 000 victimes, dont femmes, vieillards et enfants. Les Vendéens profondément catholiques et royalistes ne se soumettaient pas à la nouvelle République.  “Liberté, Égalité, fraternité ou la mort“ prit alors tout son sens. Reynald Seicher raconte :

“ […] au delà de cette guerre civile, il y a quelque chose de nouveau qui va se mettre en place, qui est réfléchi au plus haut niveau de l’État, qui est organisé, planifié, c’est l’extermination de l’autre, non pas pour ce qu’il a fait mais pour ce qu’il est..”

Voilà ce qu’est la République :

« La Vendée…Voilà le chancre [parasite] qui dévore le cœur de la République. C’est là qu’il faut frapper ! Détruisez la Vendée et la Patrie sera sauvée….et l’Espagne sera conquise, détruisez la Vendée et Lyon ne résistera plus. Il faut exterminer cette race rebelle ! Brûlez leurs forêts, coupez leurs récoltes… » – Bertrand Barère, Conventionnel, membre du Comité du salut public, 1793

« Tu te plains de n’avoir pas reçu du Comité l’approbation formelle de tes mesures. Elles lui paraissent bonnes et tes intentions pures ; mais éloigné du théâtre de tes opérations, il attend les grands résultats pour prononcer dans une matière sur laquelle on l’a déjà trompé tant de fois, aussi bien que la Convention nationale. Les intentions du Comité ont dû t’être transmises par le ministre de la Guerre. Nous nous plaignions nous-mêmes de recevoir trop rarement de tes nouvelles. Extermine les brigands jusqu’au dernier, voilà ton devoir ; nous te prescrivons surtout ne pas laisser une seule arme à feu dans les départements qui ont participé à la révolte et qui pourraient s’en servir encore. Armes-en les soldats de la Liberté. Nous regarderons comme traîtres tous les généraux, tous les individus qui songeraient au repos, avant que la destruction des révoltés soit entièrement consommée. Encore une fois, recueille toutes les armes et fais passer ici sans délai toutes celles qui ont besoin de réparations. Nous t’envoyons un arrêté qui paraît propre à seconder tes vues » – Lazare Carnot, lettre au Général Turreau, le 8 février 1794.

Le Comité du salut public a arrêté que les brigands (autrement dit les vendéens) doivent disparaître en peu de temps, non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la République “ – Général Turreau.

Le 29 novembre 1793, le représentant Fayau écrit aux administrateurs du département de la Vendée :

« Vous savez comme moi, citoyens, que les brigands appelés de la Vendée existent encore quoique on les aie tués plusieurs fois à la tribune de la Convention …Je vous engage à prendre les mesures les plus promptes et les plus énergiques pour que les armées catholiques et royales dans le cas ou elles rentreraient dans la Vendée n’y trouvent plus qu’un désert…Il serait bon, citoyens, que des commissaires nommés par vous se transportassent de suite dans toutes les parties de votre département pour en faire retirer toutes les subsistances et pour faire arrêter tous les citoyens qui ont pris part directement ou indirectement aux troubles de la Vendée. Il faut purger la Patrie… »

 

Le Général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, jour où 80.000 Vendéens sans armes – dont 50.000 femmes et enfants – furent exterminés à Savenay, précise :

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. Nous ne faisons pas de prisonniers, car il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n’est pas révolutionnaire… »

Le Général Westermann est jugé et condamné avec une partie des hommes de Danton et exécuté sur le 3 avril 1794 pour avoir conspiré avec Danton contre Robespierre, non pas pour ses crimes en Vendée. C’est Turreau qui prendra la relève…

Les premières crémations avec les fours à pain et les églises (exemple de l’église des Lucs-sur-Boulogne où furent brûlés vifs 563 villageois), noyades collectives (ci-dessus) avec les « noyades des galiotes » ou en couples avec les « mariages républicains » dans la Loire, création à Clisson d’ateliers de tannage de peau humaine – peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation des corps des villageois massacrés…[4]

 

 

On fait appel au chimiste Antoine-François Fourcroy. En 1792, il est élu quatrième député suppléant de Paris à la Convention nationale. Il participe aux études et mises au point des méthodes qui doivent aboutir au gazage des populations de la Vendée. Les moyens utilisés n’offriront que très peu de résultats et seront abandonnés.

Vidéo: Révolution française, silence sur le génocide vendéen

 

A cela on peut aussi ajouter les massacres de la Terreur dans les autres régions de France des 1789 passant par les massacres de septembre 1792 pour culminer en 1794.  Les massacres perpétrés montrent plusieurs choses :

  1. La République est une utopie qui ne repose sur pas grand chose, l’argumentation républicaine est faible et il faut convaincre le petit peuple.
  2. Les révolutionnaires sont minoritaires par rapport à l’ensemble de la population catholique et royaliste et il faut donc procéder aux massacres pour asseoir une autorité qui pourrait tomber facilement si on découvrait l’ampleur de la supercherie. Liberté ou la mort.

La République se fabrique selon les procédés d’une dictature naissante. La « démocratie » n’existe que dans cette nouvelle bourgeoisie. C’est une minorité qui s’impose sur une majorité.

Vidéo – L’exhumation des rois (1793) Révolution Française

« Une fois que nous aurons détruit les jésuites, nous aurons beau jeu contre l’Infâme O philosophes, O philosophes, écrasez l’infâme tout doucement » – Voltaire

« Notre but final est celui de Voltaire et de la Révolution française, l’anéantissement à tout jamais du Catholicisme et même de l’idée chrétienne, qui, restée debout sur les ruines de Rome, en serait la perpétuation plus tard. Mais pour atteindre plus certainement ce but et ne pas nous préparer de gaieté de cœur des revers qui ajournent indéfiniment ou compromettent dans les siècles le succès d’une bonne cause, il ne faut pas prêter l’oreille à ces vantards de Français, à ces nébuleux Allemands, à ces tristes Anglais qui s’imaginent tous tuer le Catholicisme tantôt avec une chanson impure, tantôt avec une déduction illogique, tantôt avec un grossier sarcasme passé en contrebande comme les cotons de la Grande-Bretagne. Le Catholicisme a la vie plus dure que cela. Il a vu de plus implacables, de plus terribles adversaires, et il s’est souvent donné le malin plaisir de jeter de l’eau bénite sur la tombe des plus enragés. Laissons donc nos frères de ces contrées se livrer aux intempérances stériles de leur zèle anticatholique; permettons-leur même de se moquer de nos madones et de notre dévotion apparente. Avec ce passeport, nous pouvons conspirer tout à notre aise et arriver peu à peu au terme proposé.» – Jacques Augustin Marie Crétineau-Joly [5]

« On nous dit  qu’un peuple de vrais Chrétiens formerait la plus parfaite société que l’on puisse imaginer. Je ne vois a cette supposition qu’une grande difficulté; c’est qu’une société de vrais Chrétiens ne serait plus une société d’hommes

[…]

Mais je me trompe en disant une République chrétienne; chacun de ces deux mots exclut l’autre. Le Christianisme ne prêche que servitude et dépendance. Son esprit est trop favorable à la tyrannie pour qu’elle n’en profite pas toujours. Les vrais Chrétiens sont faits pour être esclaves; ils le savent et ne s’en émeuvent guère; cette courte vie a trop peu  de prix à leurs yeux.

[…]

Les dogmes de la religion civile doivent être simples, en petit nombre, énoncés avec précision sans explications ni commentaires ». – De la religion civile – Jean-Jacques Rousseau.

Sous la Révolution Française, près de 1200 villes ou villages subissent des changements de nom car il fallait déchristianiser à tout prix ! [6]

Les cloches des églises sont fondues pour en faire des canons. Les révolutionnaires remplacent le calendrier chrétien par le calendrier révolutionnaire.

La révolution bourgeoise de 1789

C’est dans la philosophie des Lumières empreinte d’illuminisme du XVIIIème siècle que naquît la Bible des apôtres de la nouvelle pensée : les droits de l’Homme et du citoyen inspirés du franc-maçon Mirabeau et du partisan d’une monarchie parlementaire Jean-Joseph Mounier.

 

La progression de l’idéologie républicaine fut traversée par de multiples combats qui jalonnèrent l’histoire de France postrévolutionnaire, de la première commune de 1789 en passant par le Premier Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, le Second Empire jusqu’à la Commune de 1871.

La République s’est donc livrée à un véritable mémoricide en Vendée dès 1793, visant délibérément à effacer les traces de la mémoire du peuple et de sa culture. Le massacre des catholiques ne s’est malheureusement pas limité à la Vendée. La chasse aux contre-révolutionnaires a été lancée dans toute la France. La révolution française est une révolution de bourgeois capitalistes avides de pouvoir et d’argent sous couvert de la Raison. Voila sur quoi est assise la légitimité de la République : des massacres par les monstres qu’elle a engendrés, la Terreur et la sauvagerie anticléricale contre tout ce qui s’opposait à elle – environ 8000 prêtres ont été tués et une centaine de religieuses ont été guillotinées. Le peuple doit savoir que l’héritage idéologique de la République c’est aussi cela et les intégristes de la laïcité qui nous bassinent avec la liberté de conscience doivent s’en rappeler.

Même si certains des personnages-clefs de la révolution étaient des francs-maçons et peu importe si une certaine franc-maçonnerie a joué un rôle dans la révolution française ou pas, la grande gagnante de l’histoire a donc été la République et ses loges maçonniques d’obédience athéistes/agnostiques, car l’idéologie dominante d’aujourd’hui, tant en France qu’au Québec, est celle des loges maçonniques d’obédience athée/agnostique. Difficile de croire qu’elles n’ont pas joué de rôle mais comme nous le disions, peu importe…

La particularité du Québec

La particularité du Québec, c’est la particularité de la France. Tout comme la France, le Québec avait pour religion d’État le catholicisme. La philosophie maçonnique s’est donc adaptée : l’obédience maçonnique dominante est athée avec un rite français prédominant pour une raison simple : face au Capital, les différentes visions religieuses n’ont pas la même résistance. Ainsi le protestantisme anglo-saxon ne pose aucun problème de compatibilité [7] avec le Capital, même chose pour le judaïsme. Les seules visions religieuses monothéistes qui semblent poser problème face au Capital sont le catholicisme (jusqu’en 1991[8]) et l’islam. C’est donc la franc-maçonnerie de rite français qui servira à ranger le catholicisme d’État, frein à la marchandise, dans les oubliettes afin de  laisser place au libéralisme libertaire. C’est d’ailleurs Richard Le Hir qui soulignait, lors de la conférence que nous avions organisée avec lui en 2014, que sous le règne de Duplessis le Québec n’avait aucune dette. L’Etat commença à s’endetter sous la Révolution Tranquille. Un article venant du franc-maçon Jacques G. Ruelland indique d’ailleurs que :

Sauf la lettre de Montgolfier, aucun document ne montre au XVIIIe siècle une opposition cléricale à l’égard de la maçonnerie à Montréal. Mais tout change au siècle suivant. Le clergé catholique s’oppose alors de toutes ses forces à l’Ordre, le dénonçant avec dureté et blâmant sévèrement les Canadiens-français qui en font partie. Par ailleurs, les clergés des confessions protestantes appuyaient ouvertement la maçonnerie : durant tout le siècle, aucun blâme ne vint des clergés protestants ; de plus, leurs membres sont présents dans les loges.

Le Québec, bien qu’indépendant de la France, a donc hérité de tout l’anticléricalisme maçonnique français par l’intermédiaire entre autres des différentes loges maçonniques émanant idéologiquement du Grand Orient de France.

Un communiqué maçonnique confidentiel du GODF de novembre 2012 mentionne :

« Il y a au Canada une forte activité maçonnique. Celle-ci se manifeste au travers d’un grand nombre d’Obédiences plus ou moins importantes et représentatives, sur lesquelles nous n’avons qu’une faible visibilité. Il est manifeste que la maçonnerie adogmatique rencontre de réelles résistances dans un pays anglo-saxon, particulièrement au Québec où persistent de vielles dissensions historiques. Nous avons à cet égard pu constater les importants moyens dont dispose la GLUQ Grande Loge Unie du Québec, et dont l’influence n’est sans doute pas négligeable.

[…]

Dans cette partie du monde, comme dans d’autres du reste, il parait absolument indispensable de maintenir nos liens avec les obédiences qui nous ressemblent, mais aussi de renforcer notre présence en aidant nos FF sur place qui ont, il est vrai une mission difficile dans un environnement particulièrement complexe. »

Petit rappel sur ce qu’est le Grand Orient de France

Daniel Keller, Grand Maître du Grand Orient de France disait dans un communiqué maçonnique confidentiel:

« La Philosophie des Lumières qui, au XVIIIe siècle a largement inspiré et préparé la Révolution Française, est également, par ses principes et ses orientations, à l’origine du Grand Orient de France, l’Obédience Maçonnique la plus importante de notre pays. Ce sont en effet plus de 52 500 Frères et Soeurs, répartis en 1 234 Ateliers qui animent notre Ordre. »

Article II du GODF

La Franc-Maçonnerie a pour devoir d’étendre à tous les membres de l’Humanité les liens fraternels qui unissent les Francs-Maçons sur toute la surface du globe. Elle recommande à ses adeptes la propagande par l’exemple, la parole et les écrits, sous réserve de l’observation du secret maçonnique.

Le Grand Orient et l’illuminisme

C’est Knigge, émissaire un peu méphistophélique des Illuminés qui a pu l’amener à cette conception ; tous deux, de concert, ont sauvegardé, après la suppression brutale de l’ordre par le régime bavarois, l’esprit illuministe dans la franc-maçonnerie allemande.

Knigge avait réussi à « illuminiser » les dignitaires de la Loge L’Union de Francfort en relations intimes avec le monde culturel français ; cette loge proposa, comme cela s’était passé en France précédemment, F« Union éclectique » des loges allemandes et réussit à la réaliser en insérant dans cette « Union » l’essentiel des idées illuministes. Ainsi, la décomposition de l’ordre des Illuminés

n’entraîna pas la faillite de leurs idées ; elle les libéra au contraire du poids lourd de la « machine » weishauptienne. Bode devint alors le chef reconnu non plus de l’ordre des Illuminés mais d’une franc-maçonnerie unifiée et inspirée partiellement des idées illuministes,

portion la plus progressiste et la plus avancée de la franc-maçonnerie. C’est en tant que chef de cette nouvelle franc-maçonnerie que

Bode reçut, en 1785, une invitation à venir à Paris participer au Convent maçonnique qu’avaient convoqué les adhérents de la

douzième classe de la Loge « Les Amis réunis », les Philalèthes. La Loge « Les Amis réunis » fondée en 1771 avait adopté deux ans plus tard le système des Philalèthes. Ses fondateurs tels Savalette de Lange et Court de Gébelin étaient parmi ceux qui formèrent en 1774 le Grand Orient.

[…]

Le Convent de 1785 où l’on avait invité les maçons de toute provenance avait ce but essentiel. La nécessité d’une réforme générale de la franc-maçonnerie française était devenue de plus en plus évidente.

[…]

Bode ne semble pas avoir répondu à l’invitation de 1785, mais lorsqu’il fut question du second Convent, en 1787, — il était

également invité — , il s’informa sur les Philalèthes et répondit par écrit à l’invitation et au questionnaire. Il est vrai, comme on l’a vu,

que Knigge avait conseillé, en 1782, aux Illuminés de ne rien entreprendre en France pour le moment (pour des raisons que

justifie, sans doute, l’histoire du Convent de 1785). Bode écrivit le 11 avril 1787 à Jacques Mauvillon,Vénérable de la Loge de Cassel et ami de Mirabeau :

« Je crois vous avoir dit que des maçons français tiennent cet hiver à Paris un convent où je suis invité à donner, oralement ou par écrit, mon avis sur plusieurs propositions. J’ai, pour cause, choisi le dernier mode et cela a occasionné un essai d’environ quarante feuilles, où j’ai essayé de leur communiquer ma conviction sur l’origine et le but final de la f : .m .’ .et de les guérir de leur manie des sciences secrètes et extraordinaires … »

[…]

Bode apporta d’Allemagne l’idée d’une franc-maçonnerie « philosophique » détournée des voies stériles et décidée à s’intégrer dans le mouvement général des idées. Par cela, il fut, en effet, à lui seul, « tout un convent ». Il ne pouvait réussir, il est vrai, que si, comme l’écrit Grolmann, les frères « avaient été mûrs pour l’expérience ». Il ne fit que battre un fer déjà chaud. [9]

Le Rapport d’activité 6010 – 6011(confidentiel) du 27 septembre 2014 du Grand Orient de France indique :

Ce n’est que dans le cadre de sociétés capables de proposer une organisation fondée sur la séparation des pouvoirs religieux et de l’Etat que les peuples seront en mesure de retrouver le chemin de la concorde.

Le moment est venu de bâtir un nouvel ordre international fondé sur le droit, la liberté de conscience, l’égalité entre les hommes et les femmes.

Autour du Lobbying religieux à l’échelle Européenne, nous avons alerté le conseil de l’ordre sur l’appel gagné par l’Italie concernant la place des crucifix dans les salles de classe, sur la création d’un groupe d’Éthique Européen composé de 6 professeurs de théologie et récemment sur la création d’un « registre de transparence » assurant un traitement de faveur pour les Églises au sein du conseil de l’Europe. Pour ce dernier point, le G∴M∴ a adressé un courrier, en partenariat avec le Grand Orient de Belgique, au président du parlement Européen, lui demandant de recevoir les 2 obédiences et en rappelant que rien ne permettait de justifier un traitement particulier pour les Églises dans les relations qu’elles souhaitaient entretenir avec les parlementaires ou les instances Européenne.

[…]

Ce travail ne sera jamais achevé. En unissant nos forces et en permettant à la CNPL (Commission Nationale Permanente de la Laïcité) de poursuivre sa mission, nous contribuons à promouvoir la Laïcité et nous nous engageons, de manière responsable à transmettre un modèle d’organisation politique unique au monde.

Quels sont les outils mis à la disposition de ces apôtres du matérialisme ?

Tout est bon pour s’éloigner de la doctrine catholique, autrefois frein à la marchandise, afin de se rapprocher du libéralisme libertaire.

Ce que les Québécois prennent pour leur valeurs sont des concepts nés dans les loges maçonniques françaises, entraînant un déni d’identité autant en France qu’ici. Ces mots sont dans la bouche de tous les politiciens du système dominant.

Les réformes

La réforme de la famille passe par la destruction des mariages [10]. En effet, nos amis héritiers des Lumières réclament la désacralisation du mariage. J’écrivais ceci à ce propos :

Le mariage est ce qui permet en temps normal de fonder la famille dans le but d’avoir des enfants. Fonder une famille c’est pouvoir se passer le flambeau de génération en génération tout en s’assurant de transmettre des valeurs saines. En détruisant son côté sacré, on transforme le mariage en un acte banal. Par conséquent, peu importe si un mariage civil est suivi d’une cérémonie religieuse ou pas. Il faut pouvoir inoculer ce virus qu’est le laïcisme d’État afin de transformer l’Homme en un être perdu, sans racines mais bon consommateur (la laïcité est donc une perte de repère spirituel). Cela va évidemment bien au-delà du concept de la mondialisation qui consiste à faire entrer des immigrants d’autres confessions pour ensuite opter pour la neutralité religieuse sous prétexte de respect des autres croyances.

Par ailleurs, la désacralisation du mariage permet d’éloigner les hommes et les femmes de la tutelle de l’Église catholique.

Désacraliser le mariage c’est aussi le rendre accessible aux couples homosexuels. La liberté de se marier entre personnes du même sexe, c’est aussi la liberté de consommer : l’homosexualité est devenue une forme d’expression du culte de la marchandise. Quand les médias parlent d’évènements regroupant des homosexuels, tout de suite derrière il est question de gros sous. Combien vont-ils dépenser ?

La naissance d’un enfant est ce qu’il y a de plus beau et de plus sacré pourtant, l’arrivée d’un enfant est une barrière naturelle au Capital, d’où la généralisation et la banalisation de la contraception et de l’avortement. Sous la domination du culte de la marchandise, la femme doit pouvoir privilégier sa carrière émancipatrice au lieu de privilégier une grossesse. La Femme étant aussi asservie que l’Homme face au marché (égalité oblige), elle a le plus gros défaut. Elle peut enfanter, et si tel est son désir, elle devra s’éloigner du travail pour devenir mère. Combien de gens passant des entretiens en vue d’obtenir un travail se font poser des questions concernant leurs enfants ? Est-ce vous qui devez conduire vos enfants à l’école ? Est-ce vous qui allez les chercher ? Si vous faites du temps supplémentaire, est-ce que cela pose un problème pour vos enfants ? etc…

L’enseignement n’échappe pas aux reformes. Supprimer le cours d’éthique et de culture religieuse fait aussi parti de la mission des intégristes de la laïcité qui y voit un danger. Déjà en 1959 Maurice Duplessis déclarait à The Gazette quelques mois avant son décès qu’il voyait une conspiration dont le but était de supprimer les cours de religion à l’école.

La liberté

Elle consiste à libérer l’homme de tout ce qui peut constituer un frein à sa liberté au sens matériel et charnel. Ce terme d’ailleurs n’existait pas dans les communautés de l’Être. La liberté c’est la liberté de consommer menant à la chosification. C’est aussi la libération de l’homme des contraintes du joug traditionnel donc une forme d’émancipation face à la religion.

L’égalitarisme

Ce n’est pas seulement l’égalité des droits et des devoirs (concept matérialiste qui a pour but l’égalité face au fétichisme de la marchandise), c’est aussi l’égalité face aux lois du marché. Tout le monde doit travailler : chaque individu doit être égal face au mode de production. De la femme qui sacrifiera sa famille à l’handicapé qui devra aussi être rentable que n’importe qui, personne ne doit échapper au rouleau compresseur du Capital.

Le Grand Orient de France dit :

Nous sommes tous différents. Mais la République reconnaît l’égale dignité de tous les citoyens et s’organise pour qu’ils jouissent des mêmes droits, quelles que soient leurs différences. C’est pourquoi elle doit offrir à chacun l’égalité des chances, c’est à dire la possibilité de développer ses talents malgré les handicaps individuels ou sociaux. [11]

L’égalité des chances serait au fond la Liberté du travail. Marx dans « Le Capital » écrivait :

« Le pharisien capitaliste dénonce lui-même la bestialité qu’il a crée, qu’il éternise et exploite et qu’il a baptisée du nom de Liberté du travail. »

L’égalitarisme a été l’outil nécessaire pour arracher la femme comme pilier de la famille pour la jeter dans les bras du Capital. [12]

La laïcité

« La laïcité était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit du F :.M :. se mouvait au-dessus des eaux. Le F :.M :. dit : que la laïcité soit, et la laïcité fut ! » Communiqué confidentiel du Grand Orient de France

La F∴ M∴ a largement contribué à l’institution, au maintien et à la défense de la laïcité. Nous devons continuer à porter ce flambeau car bien des « Bastilles » sont encore à prendre et à détruire. – Document confidentiel de 2012 du Grand Orient de France.

« Je promets de défendre l’idéal et les institutions laïques, expressions des principes de raison, de tolérance et de fraternité » – Serment de l’Apprenti franc-maçon dans le rite français pratiqué Grand Orient de France.

« La République est perdue si l’État ne se débarrasse pas de l’Église » – Jules Ferry

La laïcité, issue de l’esprit des Lumières et de cet héritage révolutionnaire, a pris son essor en France en 1877, avant même la loi de 1905 et figure aujourd’hui explicitement dans la Déclaration de Principe lue à chaque tenue de loge et de chapitre maçonnique au rite français.  D’ailleurs le Grand Orient de France demande qu’une Journée nationale de la Laïcité soit instituée en France, le 9 décembre. Ainsi on fêtera la laïcité comme on fêtera Noël.

La France a été la première nation catholique à avoir, sous la Révolution française, tenté l’expérience de la laïcité, sans que le concept soit encore défini, avec l’état civil, le mariage civil, la suppression du budget des cultes et la loi du 5 fructidor an III selon laquelle la République n’en salarie aucun.

Les loges maçonniques du Grand Orient de France se mobilisent aux élections de 1902 pour obtenir la séparation des Églises et de l’État. La loi, préparée par un ministère dirigé par le franc-maçon Émile Combes, aboutit après sa chute et est promulguée le 9 décembre 1905 après le vote favorable du Sénat.

Un communiqué confidentiel du Grand Orient de France mentionne (La Défense Laïque N.3250) :

L’ordre du jour appelle la lecture d’une première Pl:. sur le mot du semestre « Combes » par notre F:. Vincent STE:.. Emile Combes, né en 1835 et Président du Conseil en 1902, est l’un des artisans de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. Son action politique contre l’Église et le Vatican et en faveur d’une laïcisation énergique dans l’application de la loi de 1901, s’explique par son parcours personnel. Celui-ci le mène initialement au séminaire, mais est marqué d’un rejet par l’Église de ses aspirations à devenir prêtre. Religieux au départ, Combes devient anticlérical avec une forte volonté, une fois au pouvoir, de purger l’administration des catholiques. Pour cela, il va jusqu’à ficher les opinions des fonctionnaires, notamment de l’armée, pour écarter des postes à responsabilité ceux jugés insuffisamment républicains ou trop catholiques. La découverte de ce fichage provoque un scandale contraignant Combes à démissionner de la Présidence du Conseil avant le vote de la loi de 1905, sera finalement adoptée sous l’impulsion d’Aristide Briand.

Dans un autre communiqué confidentiel datant du 29 mars 2016, Daniel Keller, Grand Maitre du GODF ajoute :

La séparation voulue par Émile Combes devint ainsi le prolongement naturel de l’idéal révolutionnaire, la matérialisation de cette souveraineté nationale que rien ni personne ne devait contraindre, un prolongement qui trouva à s’incarner dans cet État républicain et laïque dont il était le promoteur.

La laïcité qui se veut adogmatique est une particularité dans l’idéologie maçonnico-libérale. Elle représente un dogme à elle toute seule, une religion à part entière avec ses adeptes. Une communication confidentielle du Grand-Orient de France écrite le 31 octobre 2014 mentionne :

Donc droits de l’homme et morale laïque ne sont qu’une éthique chrétienne nettoyée de Dieu et sans clergé. Enfin sans clergé, il faut le dire vite, je me demande parfois si le clergé de cette morale ce n’est pas nous ?????….(Je me permets encore une petite parenthèse, en vous rappelant que pour l’église, le laïc est le profane, un comble pour nous F :.F :.M :.M :. laïques, les clercs de la F :.M :.).

Dans notre monde aujourd’hui, on n’a plus besoin de connaître ou de « croire » au message christique pour être entièrement de ce monde. Le lien qui nous unit c’est la raison et le droit laïc.

Dans les sociétés catholiques, les autres religions devaient s’effacer et rester dans la sphère privée pour laisser place à la religion d’État. Rien n’a donc changé : la laïcité, religion de la République (sous-religion de l’occidentalisme au service du Capital), a pris la place du catholicisme et confiné les autres religions dans la sphère privée.

La laïcité anticléricale inconnue chez les Anglo-Saxons

Aucune voix religieuse ne doit s’opposer au Capital, ni le catholicisme, ni l’islam et ne comptez pas sur la laïcité pour dénoncer la barbarie du Capital. Personne ne mange dans la gamelle de celui qui le nourrit. Bien que présente, entre autres, aux États-Unis dans la Constitution de 1787 appelant à la séparation de l’Église et de l’État, la laïcité est d’ailleurs totalement absente de la scène politique anglo-saxonne car le protestantisme ne pose aucun problème au Capital [7]. Jocelyn Parent, militant des Lumières, explique :

Ainsi, le Canada ne vit pas une laïcité, ni de façon formelle, ni de façon factuelle. Bien qu’il n’ait cependant pas adopté une religion pour autant, ni n’a établi de concordat avec une Église, il accorde tout de même des privilèges à deux religions en particulier (le catholicisme et le protestantisme) par l’article 93. La présence de celui-ci dans la constitution et la mention de la suprématie de Dieu dans la charte des droits témoignent de cette absence de neutralité de l’État, lequel, s’il était laïque, abolirait cet article n’ayant plus sa raison d’être à propos de la confessionnalité des institutions d’enseignement publiques.

La laïcité, religion du l’occidentalisme

Un article dans le journal interne au Grand Orient de France, Énergies Laïques (Numéro 42 1er trimestre 2014) montre que la laïcité au Québec est un enjeu qui préoccupe les maçons du GODF :

« Québec: une Charte des valeurs pour la laïcité

Sera-t-elle votée un jour ? On peut l’espérer (ou en désespérer) car la Charte des valeurs québécoises est l’exemple même de ces textes que les défenseurs de la laïcité telle que nous l’entendons au Grand Orient de France, comme ceux de l’égalité et la parité, doivent avoir en permanence sous le coude. »

Essayez de discuter avec ses adeptes et vous vous frotterez à un mur. Émettre un doute sur leur dogme religieux est sacrilège. Très peu sont ouverts à la discussion. Efforcez-vous de leur expliquer que la laïcité est la religion de l’occidentalisme pour servir le Capital et on vous rétorquera comme on m’a dit « Avec une opinion pareille je comprends pourquoi vous n’avez que 2 amis Facebook »  et une autre personne dit à mon interlocuteur «  tu perds ton temps avec cette discussion-ci. Petit conseil d’ami, moi, je n’écrirais pas un mot de plus. Ha! Ha! » Pour eux, tous ceux qui s’opposent à l’occidentaliste sont des hérétiques. Ce qui est assez drôle au fond, c’est qu’on peut plus facilement discuter de foi avec un catholique ou avec un musulman qu’avec eux.

Certaines de leurs pages Facebook tiennent quasiment de discours religieux et s’apparentent parfois à des prières.

La laïcité est une religion de prosélytes. Elle a besoin de convertir pour que règne son dogme.

Les Droits de l’Homme

Outil par excellence du Capital pour s’ingérer dans les affaires politiques d’autrui. C’est au nom de cette bible, les Droits de l’Homme, que les démocraties libérales attaquent les « dictatures » qu’elles n’ont pas elles-mêmes mises en place, pour « sauver » ses peuples. La réalité est tout autre : intérêts économiques, enjeux financiers et politiques sont toujours les raisons qui pousseront les démocraties libérales à attaquer un pays.  C’est une colonisation sous la forme économique qui massacre pour le Capital toujours au nom des Droits de l’Homme. Le résultat est toujours le même : installation d’entreprises de crédits, prêts du FMI etc…. C’est au nom de la liberté que le monde des affaires s’introduit ensuite dans un pays car la liberté doit surtout être la liberté de consommer.

Toujours dans cette communication confidentielle du Grand-Orient de France rédigée le 31 octobre 2014 :

Mais il y a presque encore pire, les droits de l’homme sont sacralisés, et ce CREDO de la révolution est devenu républicain. Finalement n’existe-t’il pas une religion civile dans la République malgré sa laïcité ?… Méditons !!

 

Le multiculturalisme

C’est l’un des outils du Capital. Une société multiculturelle est une société dont l’identité de son peuple fondateur se dissout dans une multitude d’identités. Ce qui a pour but de légitimer une immigration organisée par le mondialisme et la suppression progressive de toute notion de lutte sociale, d’ailleurs inconnue pour certains immigrants. Il faut faire rentrer de la main d’œuvre, la moins chère possible. Dans une société multiculturelle, aucune culture ne prévaut sur une autre. Progressivement la culture locale devient un folklore. De même que la laïcité a pour but d’aplanir toutes les religions pour que chaque citoyen se range sous l’œil bienveillant de l’Être Suprême, le multiculturalisme aplanit chaque culture dans un but d’asservissement à la religion du Capital.

A noter quand même l’incohérence de ces apôtres qui prônent le multiculturalisme et la laïcité sans comprendre que parfois la religion est aussi culturelle chez certains peuples et dans certains cas, le multiculturalisme et la laïcité finissent par s’opposer.

Le vivre-ensemble

Il est la conséquence de l’imposition du multiculturalisme. On rappelle les principes du vivre-ensemble après chaque attentat en Occident. Il faut convaincre le “citoyen” que son prochain avec qui il n’a rien en commun d’un point de vue culturel et malgré les attentats, est son frère au travail et dans les galeries marchandes. Une guerre civile constituant la roue de secours de l’élite mondialiste dès lors que l’économie ne leur permet plus de réaliser de profit, le vivre-ensemble est donc une incitation à une forme d’harmonisation dans les sociétés plurielles et multiculturelles. Si l’économie est stable, pourquoi se taper dessus ?

Tous ces concepts passent par la bonne parole prêchée par les médias qui jouent le rôle des églises d’autrefois et par les succursales de la franc-maçonnerie dite progressiste. Les médias dirigent la pensée du peuple en fonction des dogmes de la République ou de l’idéologie républicaine. Ils jugeront qui est hérétique, qui ne l’est pas et se chargeront de l’apologie de l’hédonisme, de la liberté sexuelle, et des idées du libéral libertaire.

 

Les succursales de la franc-maçonnerie progressiste du Québec

Certaines d’entre elles ont noué des liens avec les maçons du Grand Orient du Québec ou avec la loge du GODF « Force et Courage », d’autres sont les idiotes utiles qui n’ont jamais creusé la question jusqu’au bout.

Qu’est-ce que la Fondation Humaniste du Québec, l’Association humaniste du Québec, le Mouvement Laïque québécois, les “brights”, les libres penseurs athées, la Coalition Laïcité Québec, le Comité sur la laïcité de Québec Solidaire, le Rassemblement pour la laïcité, Indépendantistes pour une laïcité inclusive, Laïcité citoyenne de la capitale nationale, Collectif Citoyen pour l’Égalité et la Laïcité, Association des Musulmans et Arabes pour la laïcité au Québec, Association Canadienne des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité, Collectif pour la promotion de la laïcité dans les institutions publiques, le Centre Humaniste, l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité  en tous en commun ?

Ils forment des groupes de pression pour s’assurer que les valeurs (républicaines) de la Révolution française et accessoirement de la Révolution tranquille soient bien appliquées au Québec. On peut aisément remarquer les mêmes têtes qui défilent devant le parlement québécois ou dans les médias pour exercer les mêmes pressions.

 

C’est ainsi que l’ont peut souvent voir les compagnons de la pleurnicherie républicaine occuper l’espace des débats publics. En voici quelques exemples :

Daniel Baril, a milité fortement pour la déchristianisation officielle du système scolaire du Québec et pour l’abrogation de l’article 93 de la constitution canadienne qui protégeait le droit des parents en matière de religion et leur permettait d’avoir un système scolaire catholique selon leurs convictions religieuses [13]. Il est journaliste, anthropologue, écrivain, ancien président et à présent vice-président du Mouvement laïque québécois dont le docteur Henry Morgentaler était membre et avait reçu le Prix Condorcet en 1994 pour sa détermination à faire respecter le droit à la liberté de conscience dans les cas de grossesse non désirée. Secrétaire de l’Association humaniste du Québec.

Il est également membre du mouvement des Brights. On retrouve ici plus bas Mr Baril dans un débat avec le Père Donald Tremblay sur la laïcité, débat d’ailleurs truqué puisque la journaliste fait intervenir de simples citoyens pour témoigner au téléphone alors qu’un militant acharné de la laïcité appelle pour donner son avis [14]. Il s’agit d’Alain Rioux qu’on peut voir ici pleurnicher à la commission Parlementaire pour faire son lobbying [15].

Mais qu’est-ce que le Mouvement Laïque québécois ?

Cette association qui a compté en son sein plusieurs franc-maçons comme Hubert Jean Valcke (aujourd’hui secrétaire du Cercle philosophique et laïque émancipation), Jean-Jacques Ruelland (1987-1988), Léon-J.-Z. Patenaude ou Robert Latulippe (membre de l’Orientis Templi Ordo), est un lobby qui pour but d’instaurer les idées progressistes chères au Grand Orient de France. D’ailleurs en 1997, le Mouvement laïque a décerné un prix à l’Institut Canadien de Montréal (là où la Loge des Cours-Unis organisa ses premières réunions [16])

La réalité est que depuis sa fondation le Mouvement laïque québécois s’est seulement attaqué aux symboles et au patrimoine religieux catholique des Québécois. Une religion à laquelle 85 % ou plus des Québécois s’identifient et sont intimement liés grâce à leur histoire. Leur but d’avoir déchristianisé l’État québécois est maintenant atteint, mais plutôt que de s’attaquer à l’émergence d’autres groupes religieux le MLQ s’acharne sur les symboles catholiques. Nous en venons à la conclusion que le Mouvement laïque québécois n’est pas un mouvement laïque, mais un mouvement « anticatholique », donc « anti-québécois » puisqu’il s’attaque qu’aux symboles de la majorité québécoise francophone. Parce que c’est clairement de ça qu’il s’agit, des symboles : l’État québécois est depuis longtemps nettoyé de toute influence catholique et du clergé. Prétendre le contraire est faire preuve de paranoïa et d’acharnement. […]Le Mouvement laïque québécois est un organisme à but non lucratif (OBNL) accrédité et financé par Loto-Québec en tant qu’organisme humanitaire [17].

On comprend que sous le bienveillant mécénat de Loto-Québec il faille détruire tout ce qui peut s’opposer aux Marchands de Temple, section loterie.

 

Djemila Benhabib : Actuelle présidente du Collectif Citoyen pour l’Égalité et la Laïcité avec Louise Mailloux en administratrice.

En 2010, un journal maçonnique Énergies Laïques, journal de la Commission Nationale Permanente de la Laïcité, dirigé par le GODF et distribué uniquement à l’interne, passe en revue le livre de madame Benhabib “Ma Vie à Contre-Coran” dans la rubrique “Lectures Choisies”.

En 2012 elle reçoit le prix international de la laïcité décerné par l’officine de la maçonnerie progressiste en France le Comité Laïcité République dont la présidence est alors assurée par l’ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Patrick Kessel. La même année, elle est candidate péquiste à Trois-Rivières.

Le 21 mars 2013, la Grande Loge Féminine de France l’invite à une rencontre débat avec Patrick Kessel.

Le 3 mars 2014, elle reçoit le prix humaniste remis par Édouard Boily, président de la Fondation humaniste du Québec et par Michel Virard, président de l’Association humaniste du Québec. Cette soirée voit également la participation de Daniel Baril, alors au conseil d’administration des deux organisations. Mme Benhabib avait d’ailleurs donné une conférence au Centre Humaniste le 14 mars 2013.

En juillet 2014, elle écrit un article « Un trifluvien franc-maçon excommunié de l’Église catholique » pour défendre les positions de la maçonnerie.

Le 12 janvier 2016, elle est invitée à une « tenue blanche fermée » organisée par les Respectables Loges du Droit Humain « Valeurs Humanistes », « Francois Vincent Raspail L’Ami du peuple », et « Le Maillon » ainsi que par les loges du Grand Orient de France « Alpha 76 » « Pro Solis » « République ». Le thème de son intervention est «  Forces et faiblesses des démocraties face a l’islamisme ».

Le 5 avril 2016 elle est invitée à une nouvelle « tenue blanche fermée » au Grand Orient de France.

Le 3 septembre 2016 la page Facebook du Grand Orient du Québec partage un évènement de soutien à Mme Benhabib.

Le 23 octobre 2016, elle reçoit l’appui du Grand Orient du Québec par le communiqué suivant :

Le Grand Orient du Québec soutient la journaliste et écrivaine Djemila Benhabib, dans le procès en diffamation intenté contre elle par la direction islamiste d’une école musulmane de Montréal. La franc-maçonnerie adogmatique s’est distinguée dans l’histoire par son combat pour la liberté d’expression, ce qui inclut la liberté de critiquer les religions et, bien entendu, les dérives intégristes qui instrumentent la religion à des fins d’endoctrinement politique. Le Grand Orient du Québec cherche aussi à protéger le caractère laïque de nos institutions.

Le 19 et 20 novembre 2016, elle participe au Salon Maçonnique du livre à Paris.

Le 1er décembre 2016, elle donne une conférence sur la laïcité au Grand Orient de France à Paris.

Le 11 janvier 2017, l’Association française pour la Mixité, l’Égalité et la Laïcité reçoit un don de 5000 euros de la Fondation du Grand Orient de France en partie pour défendre Mme Benhabib dans son procès. C’est le retour d’ascenseur. [18]

Le Grand Orient de France s’exprime ainsi :

La Fondation du Grand Orient de France entend manifester son soutien aux combattants de la laïcité, une laïcité d’autant plus indispensable dans un contexte mondial de résurgence du fondamentalisme et des idéologies de haine et d’exclusion. Elle traduit ainsi l’engagement séculaire du Grand Orient de France au service de l’humanisme, de l’émancipation des hommes et des femmes, de la lutte contre les dogmatismes et de la promotion des principes universalistes.             

On peut donc légitimement se demander quels autres organismes ou personnes au Québec ont touché un petit chèque du GODF pour faire directement ou indirectement la promotion de la laïcité.

On peut aussi retenir les propos d’un autre partisan des Lumières, Jocelyn Parent qui suggère dans son ouvrage « Histoire de la Laïcité au Québec » ce qu’il resterait à changer pour être conforme avec la laïcité des Lumières. Voici quelques exemples :

La création d’un nouveau drapeau de l’État, sans signification ni symbole religieux ;

Que les institutions du Québec et les Québécois n’utilisent plus de signes, de symboles et d’autres représentations religieuses dans la symbolique de leur nation et ses manifestations (ex : le drapeau, la monnaie, les devises, hymnes, armoiries, etc.).

La séparation de la fête nationale de sa conception religieuse et sa laïcisation (Olivar Asselin [19])

L’accès à des cours d’éducation sexuelle ;

Et pourquoi pas le calendrier révolutionnaire français pour remplacer le calendrier chrétien pendant qu’on y est ?

Le but est donc de réécrire l’histoire et d’effacer le catholicisme comme référence spirituelle et religion d’État, de la mémoire collective des Québécois.

Au dessus c’est le soleil !

A l’étage supérieur, les loges maçonniques progressistes du Québec, clergé de la religion occidentaliste, ont occupé et occupent encore l’espace des débats de société :

Les Fils de la Liberté (menés par Louis-Joseph Papineau et impliqués dans la Rébellion des Patriotes de 1837), l’Émancipation du Grand Orient du Canada (qui avait comme membre Honoré Beaugrand et dont le nom était Montcalm Nouveau-Monde), Alpha et Oméga, George Washington Union, Maillon Laurentien maintenant appelé Force et Courage (qui est une loge du Grand Orient de France), et enfin le haut lieu de la maçonnerie progressiste, le Grand Orient du Québec et sa loge Les Amis Réunis (probablement crée en novembre 2012 lors du passage de représentants du Grand Orient de France). A noter que Yves Vaillancourt a été initié au Grand Orient de France en 1987 et a été, en 2012, un membre fondateur du Grand Orient du Québec, encore administrateur aujourd’hui. Il est également membre du Suprême Conseil Unifié du Canada, franc-maçonnerie du 33ème degré du rite écossais (crée le 16 octobre 1874 à Hamilton). L’autre administrateur du Grand Orient du Québec est Dominique Larson, également membre du Rotary Club.

Conclusion :

Il est donc indéniable que ces « valeurs » sont étrangères à l’histoire du Québec. Affirmer le contraire tiendrait du négationnisme. Le Nouvel Ordre Mondial ou le nouvel ordre international dixit le Grand Orient de France, travaille le peuple au corps afin de graver ces valeurs dans le fond de son âme. Beaucoup de nos compatriotes québécois sont déjà convaincus des bienfaits du progressisme. Les discours des tenants de la laïcité font peur tant ils s’inscrivent dans une perspective quasi religieuse et totalitaire. C’est ainsi qu’en tant que spectateurs de la société du spectacle, nous assistons avec stupeur à la déchéance de notre société. Beaucoup de Québécois(es) aiment dire qu’ils (elles) ne reviendraient pas en arrière, ou dans les ténèbres comme diraient nos amis humanistes, mais en même temps, le catholicisme qui a bâti ce pays fait aujourd’hui partie du patrimoine que les Québécoises et les Québécois ont encore à cœur. Les années à venir seront déterminantes : nous constaterons soit un sursaut du peuple québécois qui désirera faire une indépendance tout en gardant son patrimoine catholique, voire même en le réinsérant dans la politique (on pourrait alors très bien imaginer un parti politique catholique, garant des valeurs morales) ou soit l’absorption du peuple québécois, déjà fortement protestantisé dans l’âme, dans les valeurs de ce nouvel ordre international qui le détruira jusque dans ses racines. Notre avenir ne tient qu’à un fil. Soyons unis plus que jamais car c’est un combat à mort auquel nous sommes livrés. Ceux d’en face ont tout leur temps, ils se passent le flambeau de génération en génération pour que survive et progresse leur idéologie mondialiste. Allons-nous laisser ces bourgeois progressistes, soldats du Capital, prendre en main l’avenir de notre pays ? La balle est dans notre camp. C’est à nous de savoir si nous voulons devenir des citoyens du monde ou un peuple qui défend son patrimoine historique et ses valeurs catholiques face au Capital. Pour reprendre les termes de Guy Debord, allons-nous encore travailler au spectacle de la fin de notre monde ou allons-nous mettre fin à la société du spectacle ?


 

[1] Une journaliste de La Presse écrivait en 2010 :

Il y a une chose, toutefois, qui m’a fait sursauter. On affirme que «la laïcité fait partie de l’histoire du Québec». Ah oui? C’est bien la première nouvelle qu’on en ait! Certes, il y eut de brèves flambées, que cite le manifeste: Fleury Mesplet, imprimeur disciple de Voltaire, les Patriotes, l’Institut canadien, le Refus Global, le Mouvement laïque de langue française (MLF) des années 60… Mais ces épisodes fugaces ne constituent pas une tradition.

Le fait que le Québec se soit durablement dégagé de la gangue cléricale qui l’étouffait n’est pas synonyme d’une aspiration à la laïcité pure et dure telle que la définit le manifeste. La Révolution tranquille a soustrait l’État à l’emprise de l’Église, mais n’a jamais véhiculé l’idée d’une laïcité à la française. (Source : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201003/17/01-4261665-la-laicite-pure-et-dure.php)

[2] http://laurentremise.typepad.fr/artsgraphiques/2011/04/les-lumi%C3%A8res-sont-elles-des-mod%C3%A8les-pour-la-franc-ma%C3%A7onnerie.html

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra

[4] http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/02/1042455710.pdf

[5] http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/focus/item/1605-jacques-cr%C3%A9tineau-joly-la-formation-permanente-de-la-alta-vendita

[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_communes_fran%C3%A7aises_ayant_chang%C3%A9_de_nom_au_cours_de_la_R%C3%A9volution

[7] Max Weber – L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme

[8] https://blog.bforbank.com/finances-personnelles/2011/12/29/argent-religion/

[9] http://www.persee.fr/docAsPDF/ahrf_0003-4436_1983_num_253_1_1060.pdf

[10] http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/dossierslbdp/item/5887-d%C3%A9sacralisation-du-mariage-la-mission-humaniste-des-lumi%C3%A8res

[11] http://www.godf.org/uploads/assets/file/publication/actes-citoyen0309.pdf

[12] http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/dossierslbdp/item/8032-les-femmes-et-le-monde-du-travail

[13] https://groups.google.com/forum/#!topic/soc.culture.quebec/QyKF_WB_ROM

[14] http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/video/lbdpddr/item/1754-lint%C3%A9grisme-la%C3%AFque-la-voie-anticl%C3%A9ricale-du-qu%C3%A9bec

[15] https://www.youtube.com/watch?v=5gNkSRHeLZo

[16] http://www.glquebec.org/index.php/history/historique-de-la-glq

[17] https://quebeclaique.wordpress.com/2011/03/24/le-mouvement-laique-quebecois-partial-anticatholique-et-subventionne-avec-vos-sous

[18] http://www.hiram.be/blog/2017/01/11/fondation-godf-verse-5000-e-a-m-e-l/#TwV7ugHwDEue7YZQ.99

[19] Héritier du rougisme de son père, artisan de Charlevoix, Asselin réclame la séparation de l’Église et de l’État, et a coutume d’enjoindre les évêques de se mêler des choses spirituelles et non politiques. Il réclame la séparation du national et du religieux. On sait le scandale qu’il fit à propos de la Saint-Jean-Baptiste. Asselin voulait qu’on distingue clairement le 24 juin de la religion, en tant que fête nationale. Il critiquait le mélange des genres du défilé, qu’il considérait ridicule, tout comme le choix de l’agneau comme symbole national. Une fois élu président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (1913), il supprima et l’agneau et le défilé, non sans scandale ni susciter l’intervention de l’évêché dirigé par Mgr Bruchési. La présidence d’Asselin fut par conséquent de courte durée, comme ces suppressions, avant que celles-ci ne s’imposent à la faveur de la Révolution tranquille (Source : https://www.bulletinhistoirepolitique.org/le-bulletin/numeros-precedents/volume-17-numero-3/le-republicanisme-au-quebec-au-debut-du-xxe-siecle-les-cas-de-figure-de-wilfrid-gascon-olivar-asselin-et-eve-circe-cote/) »

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