La lettre d’Albert Pike à Mazzini

pikeLa lettre du général Albert Pike à Giuseppe Mazzini du 15 août 1871 fut révélée par le Commodore William Guy Carr (1895-1959), officier de marine canadien, dans son livre Pawns in the Game (Des Pions sur l’Échiquier).

On connait déjà le contenu de cette lettre, dont le mention des trois guerres mondiales avant leur éclatement est l’information centrale (si ce n’est pas le cas, les deux premières vidéos et le texte retranscrit sont plus bas) ; mais des ouvrages sur les personnages concernés dans cette correspondance nous en apprennent plus sur l’environnement et l’ambiance dans lesquels fut rédigé ce document. En raison d’une controverse existante et de doutes personnels, on ne pourra dire avec certitude si cette lettre est vraie.

  • Contenu de la lettre
  • Plus sur les intervenants, Pike et Mazzini
  • Controverse

Définition :

Palladisme = haute franc-maçonnerie luciférienne, au delà des « loges bleues » (les 3 premiers niveaux)



Contenu de la lettre :

Deux vidéos l’exposent, l’une en français par LLP et l’autre traduite en VOSTFR d’Infowars

LLP-pike

 

Albert Pike et le plan luciférien de gouvernement mondial

Extrait intégralement du [PDF] « Plan de Pike »

La lettre du général Albert Pike à Giuseppe Mazzini du 15.08.1871 fut révélée par le Commodore William Guy Carr (1895-1959) dans son livre « Pawns in the Game » («Des Pions sur l’Échiquier», Éd. Canadienne éditée en 1954 par la « National Federation of Christian Laymen »). Cet officier de marine canadien faisait partie de l’équipe formée par l’amiral britannique Sir Barry Domville, ancien chef de la « Naval Intelligence », retraité en 1936 et plus tard incarcéré par W. Churchill comme antibelliciste.
Albert Pike [1809-1891], 33e degré, grand commandeur du Rite écossais du Sud, fonda sa propre obédience luciférienne : le « New Reformed Palladian Rite » destiné à appuyer le Mouvement Révolutionnaire Mondial (Jean Lombard, « La face cachée de l’Histoire moderne » [PDF])
Albert Pike [1809-1891], 33e degré, grand commandeur du Rite écossais du Sud, fonda sa propre obédience luciférienne : le «
New Reformed Palladian Rite » destiné à appuyer le Mouvement Révolutionnaire Mondial (Jean Lombard, « La face cachée de l’Histoire moderne » [PDF])
Celle ci traite du schéma «Crise, Guerre, Révolution» des 3 grandes révolutions suivies des 3 guerres mondiales qui doivent marquer le XXe siècle.

L’objectif recherché derrière la mise en œuvre de Trois Guerres Mondiales

Jean Lombard, historien, écrivait en 1984 :  » Si l’on permet le déclenchement de la Troisième Guerre mondiale, la dévastation sera si considérable que les Internationalistes en arriveront à prétendre que seul un Gouvernement Mondial soutenu par une force de police internationale permettra de résoudre les différents problèmes nationaux et internationaux, rendant impossible de nouvelles guerres. Cet argument paraîtra logique à de nombreuses personnes…  » (La face cachée de l’histoire moderne, p. 553) Oui, tout le plan vise cet unique objectif : imposer un Nouvel Ordre Mondial avec sa Religion Universelle… le culte de Lucifer ! Le 14 juillet 1889, Albert Pike déclarait, par exemple, aux 23 Suprêmes Conseils du monde (les chefs de la Franc-Maçonnerie universelle) :  » la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer.  » (‘The Freemason » du 19/1/1935)
La Première Guerre Mondiale devait permettre aux Illuminati de renverser le pouvoir des Tsars en Russie et de transformer ce pays par la mainmise du Communisme athée. Les divergences « naturelles », attisées par les Agents des Illuminati entre les Empires Britannique et Allemand devaient servir à fomenter cette guerre. Le conflit terminé, le Communisme devait se constituer et être utilisé pour détruire les autres gouvernements et affaiblir les religions.
La Deuxième Guerre Mondiale devait être fomentée en jouant sur les divergences entre nationalistes et Sionistes Politiques. Cette guerre devait permettre la destruction du Nazisme et accroître la puissance du Sionisme Politique de façon à ce que l’Etat souverain d’israël put s’établir en Palestine. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la puissance du Communisme International devait arriver au niveau de celle de la Chrétienté tout entière. Arrivé à ce point, il devait être contenu et mis en réserve jusqu’à son utilisation pour le dernier cataclysme social.
Quelle personne informée pourrait nier que Roosevelt et Churchill ont réalisé cette politique ?
La Troisième Guerre mondiale doit être fomentée en utilisant les divergences que les agents des Illuminati attiseront entre les Sionistes Politiques et les dirigeants du monde musulman. La guerre doit être menée de telle manière que l’Islam (le monde Arabe y compris la religion de Mahomet) et le Sionisme Politique (y compris l’Etat d’Israël) se détruisent mutuellement. Dans le même temps, les autres nations une fois de plus divisées entre elles à ce propos, seront forcées de se combattre jusqu’à un état d’épuisement complet, physique, moral, spirituel et économique.
Quelle personne impartiale et raisonnable pourrait nier que les intrigues en cours au Proche, au Moyen Orient et à l’Extrême Orient ne préparent pas la réalisation de ce dessein infernal ?
Le 15 août 1871, Pike disait à Mazzini qu’après la Troisième Guerre Mondiale, ceux qui aspirent à dominer le monde sans conteste provoqueront le plus grand cataclysme social que le monde ait jamais connu. Nous citons ses propres termes empruntés à la lettre cataloguée au British Museum Library à Londres :
« Nous lâcherons les Nihilistes et les Athées et nous provoqueront un formidable cataclysme social qui, dans toute son horreur, montrera clairement aux nations les effets d’un athéisme absolu, origine de la sauvagerie et du plus sanglant chambardement. Puis tous les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité révolutionnaire mondiale, extermineront les démolisseurs de la civilisation, et les masses déçues par la chrétienté dont les esprit déistes seront à partir de ce moment sans boussole, à la recherche d’un idéal, sans savoir vers quoi tourner son adoration, recevront la vraie lumière grâce à la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, enfin révélée aux yeux de tous, manifestation qui suivra la destruction de la chrétienté et de l’athéisme, simultanément soumis et exterminés en même temps. »

« LE PLAN DES CHEFS SECRETS »

« Le Diable au XIXème siècle », par le Docteur BATAILLE

Tome 2, chapitre XXXV, pages 594 à 606

Dans les premiers jours du mois d’août 1871, c’est-à-dire moins d’un an après la constitution du Palladisme (rite suprême), le « docte pontife luciférien », Albert Pike reçut de Mazzini une importante lettre. Le chef d’action politique de la franc-maçonnerie universelle invitait le chef suprême et dogmatique de la secte à tracer un plan de campagne précis en vue de la destruction du catholicisme romain.

« L’unité de l’Italie, disait-il, n’a jamais été considérée par nous comme un but, mais comme un moyen. »

Albert Pike réunit ses dix conseillers des heures solennelles, les membres du Sérénissime Grand Collège des Maçons Émérites, et soumit à leur examen la question posée par le très illustre frère Giuseppe Mazzini.

De cette réunion des onze plus hautes lumières de la secte infernale, de ce conciliabule diabolique qui dura sept jours (du 9 au 15 août), sortit, mûrement délibéré, et inspiré sans aucun doute par Satan en personne, le document suivant (traduit du texte original qui est en latin):

« Le Sérénissime Grand Collège des Maçons Émérites, réuni sous la présidence du Très illustre, Très Puissant et Très Divinement Éclairé Frère LIMMUD-ENSOPH , Grand-Maître Conservateur du Palladium Sacré, Souverain Pontife de la Franc-maçonnerie Universelle, a reçu avec respect la Noble et Digne Voûte émanant du très illustre, Très Puissant et Très Éclairé Frère EMOUNAH-SHEMED, chef d’Action Politique et Grand Dictateur Président du Souverain Directoire Exécutif, datée du premier jour de la Lune Ab, dix-huitième jour du cinquième mois de l’an de la Vraie Lumière 000871, et, sous l’œil du Tout-Puissant Divin Maître EXCELSUS EXCELSIOR, l’a prise en considération, a examiné les questions d’intérêt suprême qui y sont exposées, puis, après délibération, a fixé les conditions légitimes qui de ce jour auront force de loi. »

(Suit une formule diabolique d’introduction au discours, que votre dactylographe a censuré par prudence)

« La destruction du mauvais catholicisme, ne pouvant être opérée d’un seul coup, et l’édification du bon catholicisme, demandant également de long travaux, sont deux oeuvres parallèles, auxquelles il faut s’employer en même temps, de telle sorte que, lorsque le temple d’Adonai, miné de toutes parts, sera prêt à s’effondrer à jamais dans sa ruine totale, la même impulsion qui l’anéantira découvre, aux yeux de l’humanité dûment préparée, le temple, jusque-là caché, de notre Divin Maître.

Lucifer Dieu-Roi verra alors le monde entier se consacrer à lui et l’adorer; sa religion sera dès lors vraiment catholique.

Le titre de catholique n’appartient pas, en effet, ne saurait appartenir à la superstition romaine. Il est certain, par révélation, que son nombre d’apogée n’atteindra jamais le quart de la population du globe; cela est écrit dans le livre des cieux. D’autre part, la religion d’Adonai a eu son maximum de domination, et il est visible qu’elle est en décroissance.

Il nous est nécessaire d’envisager la situation religieuse de l’humanité, si nous voulons agir sûrement dans l’œuvre double de destruction du temple d’Adonai et l’édification du temple de Lucifer. Ce coup d’œil préliminaire nous donnera courage et bon espoir dans la réalisation des promesses divines; car il nous montrera que l’avenir est à nous, et que le titre de catholiques est réservé à nous seuls.

Un milliard quatre cent millions d’habitants, telle est la population du globe terrestre. Sur ce nombre, le catholicisme romain compte seulement deux cent dix millions d’adeptes.

Toutefois, nous devons classer les adeptes des religions par groupes.

Le groupe chrétien est à subdiviser ainsi : catholiques romains, deux cent dix millions; protestants, cent vingt millions; orthodoxes, que le pape de la superstition appelle schismatiques quatre-vingt millions.

Il faut placer les mahométans, deux cents millions.

Observons que la vérité est connue des prêtres du védisme (groupe indien), et que les mahométans, sans avoir encore la vérité, ont grand nombre de leurs prêtres inspirés par elle.

Deux cent trente-trois millions d’idolâtres, fétichistes ou adorateurs de diverses idoles, sont appelés à disparaître avec la civilisation, non comme individus, mais comme religionnaires. Les missionnaires du catholicisme romain les veulent conquérir; or, le catholicisme romain aura lui-même disparu avant que cette conquête ait été accomplie fractionnellement d’une façon sérieuse.

La religion israélite compte sept millions d’adeptes; ce petit groupe n’a pas de tendance à se laisser entamer par le catholicisme romain; il nous est promis par la révélation.

Enfin les statisticiens estiment à vingt-huit millions les libres-penseurs déistes répandus sur la surface du globe, et les athées à deux millions. Les uns et les autres sont surtout des déserteurs du groupe chrétien.

Or, il ne convient pas de considérer tout l’ensemble du groupe chrétien comme éloigné de la vrai lumière au même degré. Le protestantisme, dans ses multiples fractions, sauf une minorité infime, est composé d’adeptes qui raisonnent, cherchent constamment la vérité, et, par conséquent, la trouveront; c’est d’eux que nous viennent les plus fidèles du Dieu-Bon. Tout au contraire, les orthodoxes ou schismatiques sont la proie promise au Dieu-Mauvais, ainsi qu’il est écrit dans le livre des cieux. Mais, quand les orthodoxes se seront réunis au catholicisme romain, celui-ci ne comptera pas trois cent millions d’adeptes.

La conversion des protestants au Temple de la Vraie-Lumière sera graduelle, dit la révélation; celle des mahométans sera déterminée entière et inopinée par un grand événement qui se produira sous le sixième souverain pontificat du bon catholicisme. De cela, il résulte que trois cent vingt millions d’âmes seront éclairées, loin être vouées, un jour quelconque, aux ténèbres de la superstition maudite.

Selon la révélation, le catholicisme romain ira donc toujours en décroissant, soit par les conquêtes d’âmes que nous ferons sur lui, soit par les désertions qui augmenterons le nombre de libres-penseurs déistes, et nous savons que ceux-ci sont en état de transition et nous sont finalement promis.

D’autre part, nous n’avons pas à nous préoccuper de état de transition du groupe indien; car ses prêtres sont d’ores et déjà dans la vraie lumière.

C’est pourquoi, à l’heure marquée dans le livre des cieux, c’est à dire quand le catholicisme romain aura atteint son dernier maximum d’adeptes par la réunion des orthodoxes ou schismatiques, il trouvera en face de lui plus d’un milliard de catholiques lucifériens.

La question se résume, en conséquence, à ceci: il faut que nous soyons prêts, lorsque nous nous trouverons être un milliard et plus, faisant enfin flotter haut nos étendards, à produire l’explosion qui fera sauter le Temple d’Adonai; alors, en d’autres termes, la superstition devra être tellement impuissante et ruinée, que ses adeptes viendront d’eux-mêmes se fondre dans nos rangs, – et les miracles éclatants qui ouvriront leurs yeux nous sont promis, – et que, s’il reste à ce moment encore quelques prêtres obstinés à vouloir prêcher le Dieu-Mauvais, leur extermination s’exécutera sans aucune difficulté.

Comment donc tout doit-il être dirigé pour que nous parvenions graduellement et paisiblement à cette échéance inéluctable?

La tactique est variable, selon que nous manœuvrons en pays où domine l’élément catholique romain ou bien en pays où domine l’élément protestant, pour parler ici du groupe chrétien.

L’œuvre principale est celle qui a pour but de transformer les catholiques romains en libres-penseurs déistes. Nous devons nous y appliquer de toutes nos forces; car ce sera la transition du plus grand nombre. L’expérience a démontré que peu nombreuses sont les âmes privilégiées qui s’arrachent d’un seul bon à l’abîme de l’obscurantisme pour prendre leur vol hardi dans l’éther des divines et vivifiantes lumières.

Pour cela, il faut conquérir les sièges du gouvernement de ces peuples; tout est là. Soit dans les républiques, soit dans les états monarchiques, nous devons faire promulguer des lois, annihilant partout l’influence des prêtres de la superstition et de leurs auxiliaires, les moines qui se mêlent au peuple et les nonnes qui entretiennent les âmes dans l’erreur, en se couvrant du manteau d’une trompeuse bienfaisance. Il faudra, d’une part, au moyen de la presse dont nous inspirons les écrivains, montrer combien est avilissante pour la dignité humaine l’aumône des mauvais catholiques, et cela en faisant ressortir que l’individu a droit au bien-être par des réformes sociales et non par des secours d’une routinière charité, et, d’autre part, au moyen des parlements législateurs ou n’importe comment, disperser les congrégations impopulaires, ruiner adroitement celles que des préjugés profanes à ménager encore, en un mot, faire disparaître tout ce qui est moine ou nonne.

Dans l’ordre intellectuel, spécialement, il faut obtenir des pouvoirs publics la neutralité de l’école, afin que le prêtre ni aucun de ses auxiliaires n’y pénètrent plus désormais; ensuite, on arrivera à détourner les parents de la pensée, qu’ils pourraient avoir dans les premiers temps de la neutralisation, de faire donner à leurs enfants l’enseignement catholique romain en dehors de l’école neutralisée. En effet, empêcher que les nouvelles générations aient l’intelligence oblitérée par le mensonge des mauvais dogmes est un point capital. Mais il faudra, en même temps, prendre des mesures sérieuses pour que l’enseignement officiel reste neutre et ne tombe pas dans l’athéisme; la neutralité nous suffit, c’est à dire l’étouffement de toute tendance à insinuer dans les jeunes cerveaux les faux dogmes adonaites. Il existe, en effet, en l’âme humaine un sentiment inné qui pousse l’individu vers un idéal divin, qui lui fait comprendre instinctivement l’existence d’un être suprême, surnaturel facteur, organisateur et moteur de l’univers. Ce sentiment, en le laissant librement s’épanouir, c’est à dire sans le diriger criminellement vers la superstition, religion du Dieu-Mauvais, flottera d’abord dans la demi-lumière d’un déisme vague, mais non contaminé par le souffle empesté du catholicisme romain; puis quand l’heure sera venue ou le Dieu-Bon se montrera, seul vraiment digne des adorations de l’humanité, c’est à lui qu’iront toutes les aspirations indécises des enfants devenus hommes; et ainsi, en éloignant d’Adonai l’enfance et l’adolescence, nous vouerons à Lucifer, par le seul fait du penchant de la nature, la maturité des nouvelles générations. Il est donc de nécessité absolue que l’instituteur nettement athée soit éliminé de l’école, s’il s’y introduisait après que nous en aurons chassé le prêtre adonaite, et que les livres d’instruction, mis entre les mains des enfants, tout en étant expurgés des dogmes menteurs du catholicisme romain, posent en principe, mais sans définition précise, l’existence d’un être suprême.

« Pendant que les nouvelles générations seront ainsi formées, il faudra combattre l’adonaisme dans les esprits, par toutes sortes de publications démontrant combien est à la fois monstrueuse et ridicule l’idée de la divinité, telle que les prêtres de la superstition la représentent. Dans cette lutte, on ne devra pas négliger le pamphlet, la satire, la moquerie, qui frappent les masses bien mieux que les dissertations savantes. N’oublions jamais ce que Voltaire a fait à notre cause, en couvrant de ridicule le catholicisme romain. Mais ce n’est pas pour le plaisir de plaisanter et de rire qu’il convient d’adopter cette excellente tactique : en discréditant les dogmes mensongers et le culte adonaite, nous discréditerons les ministres de cette religion détestable; nous arriverons peu à peu à faire déserter ses églises. En effet, nous ne devons pas compter uniquement sur le résultat des lois obtenues; car, lorsque nous serons parvenus à faire priver totalement le clergé catholique romain des subventions octroyées par les Etats, il obtiendra des compensations pécuniaires par les sommes qu’il soutirera directement aux fanatiques demeurant dans une crédulité incurable. Or, on ne diminuera le nombre de ces malheureux exploités, qu’en discréditant toutes institutions du catholicisme romain; il faut que les individus ayant le moindre bon sens en arrivent à se considérer eux-mêmes comme ridicules chaque fois qu’ils auraient la faiblesse de recourir aux sacrements de la superstition; de la sorte, par crainte des railleries, ils se déshabitueront d’entretenir les prêtres imposteurs. Il sera bon de donner alors toute latitude aux charlatans de la pire espèce, à la lie des faux devins, dont le vil métier est une escroquerie évidente; la presse inspirée par nous établira des comparaisons entre ceux-ci et les ministres d’Adonai, et les confondra dans la même moquerie et la même réprobation.

D’autre part, par tous les moyens législatifs ou autres, on restreindra le recrutement du sacerdoce catholique romain. On accomplira une œuvre salutaire en donnant aux jeunes prêtres la connaissance réelle de la vie sociale (..). Il sera nécessaire d’avoir des femmes sûres, qui se dévoueront à les initier aux bienfaits du Dieu-Bon. Les résultats à obtenir seront fructueux; car il se produira de deux choses l’une: ou le prêtre adonaite, une fois qu’il aura goûté aux joies suaves que la barbarie papale lui interdit, se retirera du clergé et sera alors la démonstration publique de ce que la nature condamne le célibat systématique et absolu; ou bien, il demeurera dans la caste sacerdotale, et alors il sera à nous secrètement, non comme allié, mais comme tout à fait nôtre, et il nous rendra les plus précieux services pour miner le temple d’Adonai.

De n’importe quelle façon et en toute circonstances, il faut le vide autour du prêtre catholique romain, et il faut encore que ce clergé, devenant de plus en plus méprisé, honni, conspué, soit diminué en nombre, sans s’arrêter à aucune considération pour obtenir ce résultat. D’une part, on multipliera les sociétés de plaisirs citadins ou champêtres, les cercles, les fêtes non religieuses, etc.; d’autre part, on préconisera hardiment et partout, comme on le ferait pour une doctrine, ce mot d’ordre anticatholique-romain: « Pas de prêtres à la naissance ! pas de prêtre au mariage ! pas de prêtre à la mort !  » et l’on favorisera la création de toute association de solidaires établie avec ce programme. Enfin, on signalera, à grand bruit, comme un scandale, tout fait dont un prêtre adonaite sera l’auteur et qui sera de nature à discréditer la corporation sacerdotale; que s’il s’agit cependant d’un fait non mauvais par lui-même, mais seulement en contradiction avec la cruelle loi de chasteté prétentieusement revendiquée par le papisme, voulant faire croire que son clergé est au dessus de la nature, dans ce cas, il conviendra de n’ébruiter la chose que si l’auteur de l’infraction aux règlements ecclésiastiques n’est pas jugé capable de devenir notre agent secret.

Voilà la marche à suivre, pour l’ensemble de tous les pays du groupe chrétien.

En particulier, nous devons arrêter un moment nos regards sur l’Italie. Là, la franc-maçonnerie, tout en suivant à la lettre la ligne de conduite que nous venons de tracer, aura le devoir, en outre, de travailler, avec la plus grande activité et sans jamais se lasser, à l’abrogation de la loi qui vient être votée il y a trois mois et sur laquelle le Chef d’Action Politique a appelé notre attention . On commencera par attaquer à outrance le système des deux souverainetés dans un même pays, dans la même capitale; on fera ressortir l’inconvénient résultant d’un double corps diplomatique, dont la moitié sera accréditée auprès d’un italien tiaré en état de conspiration permanente contre sa propre patrie. Cette campagne de la maçonnerie italienne devra être secondée par la maçonnerie des pays ayant un ambassadeur auprès du pontife de la superstition romaine; on déposera des motions pour la suppression de ces ambassades; on insistera sur ce point, que le fait de l’existence des ambassades auprès dudit pontife dépend uniquement de la magnanimité de l’Italie qui a bien voulu reconnaître à un chef de la secte, désormais sans territoire, le caractère et les prérogatives du souverain. Ensuite, on attaquera l’inviolabilité si imprudemment octroyée aux congrégations ecclésiastiques formant la haute administration spirituelle du siège suprême de la superstition romaine. On suscitera des conflits entre l’autorité politique nationale et n’importe quels chefs relevant de l’autorité pontificale. On ne négligera aucune occasion d’exciter le peuple contre la personne même de l’occupant de ce siège maudit, afin que, s’il venait à sortir de son Vatican, il y ait des troubles. Il faudra habituer l’opinion publique italienne à considérer comme un embarras dangereux la présence du pape dans le pays.

Lorsque l’opinion publique sera mûre pour accepter l’expulsion du pape votée par un parlement à majorité maçonnique, il conviendra qu’un des nôtres dépose un projet de loi dans le sens que voici:

« Art. 1 – L’Italie ne reconnaît aucune religion d’Etat.
« Art. 2 – L’Eglise chrétienne, précédemment dite catholique, pour continuer à avoir le droit au libre exercice de son culte, devra être exclusivement italienne en Italie.
« Art. 3 – Ses évêques sont autorisés à se réunir en conseil général national et à nommer l’un d’entre eux Patriarche pour la Péninsule, la Sardaigne et la Sicile.
« Art. 4 – Le pape actuel est éligible à cette dignité, à la condition qu’il renoncera à toute direction supérieure chrétienne autre que celle de l’Eglise d’Italie.
« Art. 5 – Le Patriarche chrétien d’Italie n’ayant aucunement le caractère de souverain, nul ambassadeur étranger ne peut être accrédité auprès de lui.
« Art. 6 – Le Sacré-Collège des cardinaux cesse d’exister, ainsi que les Congrégations dites du Saint-Office, du Concile, de la Propagande, des Rites, de l’Index, des Indulgences, et, en un mot, tout comité supérieur ecclésiastique fonctionnant en vue d’une administration universelle soit spirituelle soit financière.
« Art. 7 – Les titres de Cardinal et d’Archevêques sont abolis; tous les Évêques sont sur le même pied vis-à-vis du pouvoir civil, à l’exception du Patriarche, qui est le premier évêque italien et qui, dans les cérémonies officielles de l’Etat, prendra place entre les présidents de Cours de Cassation et le président de la Cour des Comptes.
« Art. 8 – Chaque évêque administre son diocèse sous le contrôle de l’Etat; les Évêques n’ont à se référer au Patriarche qu’en ce qui concerne les questions d’ordre purement spirituel ou liturgique.
« Art. 9 – Tout acte du Patriarche, qui sera commis en violation de la présente loi, entraînera sa destitution immédiate et son bannissement.
« Art. 10 – Tout évêque, qui sera reconnu complice du Patriarche violateur de la loi, encourra la peine de l’emprisonnement en forteresse, cinq ans à dix ans, et sera, en outre, dégradé en présence du peuple assemblé sur la place publique ou parvis de la cathédrale de son diocèse.
« Art. 11 – Une Commission Centrale des Cultes, composée d’autant de membres laïques qu’il existe de diocèse, et dont les membres seront nommés par le Parlement, centralisera tous les rapports des autorités civiles sur les actes d’administrations ou autres relatifs aux diocèses et formera un conseil supérieur permanent chargé de trancher tous les différents entre les Évêques et leurs subordonnés ecclésiastiques, à l’exception des questions d’ordre purement spirituel ou liturgique restant soumises à la seule juridiction suprême du Patriarche.
« Art. 12 – Les Curés seront élus par les fidèles, votant au scrutin secret, et demeurant attachés inamoviblement à leur paroisse; les Curés actuels, déclarés éligibles par la présente loi, mais non imposée aux fidèles, seront soumis, dans six mois à dater de ce jour, à la confirmation de leur fonction et titre par le libre suffrage de leurs paroissiens.
« Art. 13 – Les Évêques seront nommés par le patriarche sur la présentation du gouvernement choisissant trois candidats; néanmoins, les Évêques actuels, qui accepteront le présent règlement de la question religieuse, resteront en fonctions; tout évêque non-acceptant redeviendra simple prêtre, sera pourvu d’un vicariat de paroisse rurale par son successeur à la direction du diocèse, et restera à jamais inéligible à une Cure.

En même temps que ce projet de loi sera déposé à la Chambre des députés d’Italie, une copie, qui en aura été envoyée au préalable, dans tous les pays infectés de catholicisme romain, aux journaux rédigés par les nôtres, sera aussitôt publiée partout, avec de vifs éloges. Un concert d’articles célébrera la sagesse des libéraux italiens, en leur attribuant le mérite d’avoir trouvé une si bonne solution de la question religieuse. On s’appliquera à mettre en lumière l’absurdité de la situation existant jusqu’alors: combien il est mauvais pour l’Italie d’avoir un de ses citoyens conspirant contre la patrie, en tant que chef irréductible d’une religion se prétendant universelle et faisant profession de se placer au-dessus des autorités légitimes du pays; combien il est mauvais pour les autres nations d’avoir chacune un véritable Etat organisé dans l’Etat, avec tout un personnel de prêtres, en réalité fonctionnaires dépendant d’un souverain étranger. Les journaux inviteront les députés progressistes de leur pays à présenter promptement un projet de loi semblable, affranchissement du joug extérieur le clergé national de ce culte dit catholique, et le constituant en sacerdoce libre d’une religion dont les fidèles n’auront, avec ceux pratiquant le même culte en une autre contrée, rien de commun que la croyance. Une grande agitation sera ainsi créée dans les divers pays ou les adeptes du catholicisme romain sont en nombre, et, par les moyens légaux, au moyen d’une entente générale émanant de la franc-maçonnerie, on procédera à un morcellement de la religion malfaisante.
Ces évènements ne s’accompliront ni dans vingt ans ni dans trente ans. On les provoquera lorsque le catholicisme romain sera déjà tout à fait discrédité, lorsque les vieilles femmes et quelques fous incurables seront seuls à former sa clientèle de partisans, et lorsqu’une notable partie de son clergé nous sera secrètement acquise.

Quand se produiront les circonstances favorables, si tel ou tel pays ayant été mieux travaillé que d’autres, a déjà supprimé totalement le budget des cultes et réduit les prêtres de la superstition aux offrandes des fidèles, rendues de plus en plus restreintes par des obstacles légaux, dans ce cas, il sera utile, dans ce ou ces pays, de rétablir les subversions de l’Etat aux membres des divers clergés et même de se montrer généreux envers les prêtres de l’adonaisme qui accepteront la nouvelle situation. On proclamera bien haut que l’Etat, voulant protéger la religion dès l’instant qu’elle n’est plus un prétexte de complots avec étranger, doté magnifiquement le corps sacerdotal. Rien ne devra être négligé pour assurer le morcellement de la religion d’Adonai et lui enlever son caractère d’internationalité. C’est là, en effet, ce qui permettra, un peu plus tard, de l’extirper complètement et d’une façon définitive. On ne saurait donc trop agir en vue d’amener un jour ce résultat si important, sans se laisser décourager jamais par les difficultés de l’entreprise.Au surplus, nous devrions nourrir dans nos cœurs non seulement l’espoir, mais même la certitude, que l’accomplissement du morcellement de l’adonaisme n’est pas une chimère; car cela nous est promis par la révélation, au livre intitulé « De la Rédemption », dans l’APADNO. « Il est dit que le Pape de la superstition, siégeant à Rome à l’époque du morcellement, refusera d’acquiescer à la nouvelle situation de son Eglise, et qu’il lancera ses foudres, désormais impuissantes, contre les gouvernements participant à cette grande œuvre de salut social. Alors, il sera abandonné par une multitude de ses prêtres dans les divers pays, attendu que beaucoup auront été gagnés d’avance à nous; l’Italie l’expulsera, et la Papauté maudite sera errante et obligée de rentrer quelque temps dans les ténèbres; car les gouvernements porteront des peines sévères contre ceux qui lui maintiendraient leur adhésion et qui conspireraient ainsi avec elle.« Mais il est écrit aussi que le Pape-Errant, pasteur d’un troupeau dispersé, pilote de la barque désemparée de Céphas, et sixième successeur de l’homme d’orgueil sous qui s’est écroulé le pouvoir temporel du pontificat infâme, sera recueilli, après expulsions sur expulsions, par l’autocrate slave, qui affectera de lui rendre de grands honneurs. L’adonaisme tentera alors de se reconstituer comme avant l’expulsion de Rome; le Pape-Errant étant près de mourir en Russie, l’autocrate impérial se prosternera à ses pieds, et les nations pratiquant jusque-là l’orthodoxie, c’est à dire le religion schismatique d’Orient, se rallieront assez rapidement à l’ancien catholicisme romain, vomi d’Italie. Le Pape-errant, à son lit de mort, sera joyeux de voir ces nouveaux adeptes remplacer les occidentaux récemment séparés de son Eglise, et, au sein des nations qui auront opéré le morcellement de l’adonaisme, il aura encore des fidèles, ceux-ci se cachant pour se livrer aux pratiques de la superstition réprouvée; avant d’expirer, il aura maintenu l’épiscopat aux évêques du schisme d’Orient, et il aura institué, parmi eux, des cardinaux grecs et russes. Son successeur sera un slave; le siège de la Papauté adonaite sera établi dans la ville septentrionale de Pierre, sous la réserve de reconquérir Rome. Mais ce sera en vain que l’autocrate impérial, dans l’espoir d’étendre sa domination, se fera le croisé de l’adonaisme; ses efforts n’aboutiront point, et l’Eglise naguère romaine demeurera morcelée dans les nations de l’Occident européen. Ainsi, la Russie sera le dernier refuge et le dernier rempart de l’adonaisme se prétendant catholique.

« Chez les peuples occidentaux, dès que le nouveau régime religieux sera légalisé, il faudra supprimer radicalement ces propagandistes dangereux qui s’intitulent missionnaires et vont chez nos frères d’Asie, ainsi que chez les idolâtres d’Afrique et d’Océanie dont la conversion doit être notre œuvre, porter le mensonge de leurs prédications empoisonnées. Les gouvernements interdiront, sous les peines les plus sévères, ces émigrations détestables, qui sont de nature à créer d’incessants conflits avec les nations asiatiques, dont la foi, devenue alors parfaitement éclairée par les efforts des sages prêtres tibétains unis à notre maçonnerie auxiliaire des Indes et de la Chine, devra être respectée. Et, sans attendre l’époque éloignée de ces événements, tout maçon a, dès à présent, le devoir de combattre, par la plume et la parole, les missionnaires dits catholiques et de souffler dans le monde profane le mépris d’eux et une haine inextinguible. Ces missionnaires sont nos plus mortels ennemis. Quiconque, franc-maçon, ne les combattra pas, sera tenu pour traître; quiconque s’associera à leur action néfaste ou seulement l’appuiera par un éloge public sera frappé de mort.

« Enfin, il sera bon d’entretenir, dans les basses classes de toute nation, le ferment des idées révolutionnaires, même celles des socialistes les plus portés aux extrémités violentes. L’athéisme étant mauvais par lui-même et détournant de son vrai but toute œuvre de rénovation humanitaire antichrétienne, il nous faut le canaliser et le mêler aux doctrines sociales les plus exagérées, qui sont destinées à l’insuccès final, ne pouvant qu’occasionner un bouleversement momentané, immédiatement suivi d’une énergique réaction. Or d’une part, nous discréditerons au dernier degré la théorie superstitieuse de la divinité, de telle façon que les peuples encore imprégnés d’adonaisme s’en détacheront peu à peu et finiront par n’y plus croire aucunement, et les derniers prêtres de l’adonaisme morcelé, émietté, seront tout à fait acquis à nous dans les temps du nouveau régime religieux, lequel sera un état de transition, comme le déisme libre-penseur; d’autre part, nous nous garderons bien d’arracher de la multitude la croyance au surnaturel divin, mais nous nous bornerons à proclamer en toute occasion l’existence d’un être suprême, sans faire connaître publiquement encore nos saintes traditions et nos révélations mystiques. Ainsi le veut le Dieu-Bon.

« C’est pourquoi, lorsque l’empire autocratique de Russie sera devenu la citadelle de l’adonaisme papiste, nous déchaînerons les révolutionnaires nihilistes et athées, et nous provoquerons un formidable cataclysme social, qui montrera bien aux nations, et dans toute son horreur, l’effet de l’incroyance absolue, mère de la sauvagerie et du plus sanglant désordre. Alors, partout, les citoyens, obligés de se défendre contre la minorité folle des révoltés, extermineront ces destructeurs de la civilisation; et les innombrables désabusés de l’adonaisme, dont l’âme déiste sera jusqu’à ce moment restée sans boussole, ayant soif d’idéal, mais ne sachant à quel dieu décerner leurs hommages, recevront la Vraie Lumière, par la manifestation universelle de la pure doctrine luciférienne, rendue enfin publique, manifestation qui surgira du mouvement général de réaction, à la suite de l’écrasement de l’athéisme et de l’adonaisme, tous deux vers le même temps vaincus et exterminés.

« L’enfantement de la religion de Lucifer Dieu-Bon, s’établissant à jamais sans rivale sur le globe terrestre, ne saurait être une opération instantanée, ni d’un an, ni d’un lustre, ni d’un siècle. L’œuvre durable est celle qui se crée par progression lente. Le XIXème siècle a vu la conception du vrai et bon catholicisme; le XXème siècle sera le siècle de la gestation, pour amener sûrement la parturition à son terme fixé dans le livre des cieux (29 septembre 1996 de l’ère chrétienne alors finie).

« Ecrit et donné en Solennelle Vote, et signé, aux pieds du Palladium Sacré, par le Souverain Pontife de la Franc-Maçonnerie Universelle et par les dix Anciens composant le Grand Collège des Maçons Emérites, au Suprême Orient de Charleston, en la Vallée chérie du Divin Maître, le 29e et dernier jour de la Lune Ab de l’an 000871 de la Vraie Lumière (15 août 1871, ère vulgaire). »

Tel est le plan secret, qui, formule et résume la tactique et les espérances de la secte.

N’y a-t-il pas lieu de prononcer, pour conclure, la mystérieuse réponse du mot sacré des chevaliers Kadosch?

« Pharasch-Chol. » Tout est expliqué.


Extrait du discours de PIKE du 4 juillet 1889,
destiné aux membres du 32e degré du “Rite écossais” :

“Nous vénérons un Dieu qui est, en fait, un Dieu qu’on prie sans superstition. Nous tous, initiés de haut grade, devons continuer à vivre notre religion dans la pureté de l’enseignement de Lucifer. Si Lucifer n’était pas Dieu, serait-il calomnié par Adonaï (le Christ) dont les actes témoignent de cruauté, de haine envers son prochain (…) et de rejet de la science ? Oui, Lucifer est Dieu et Adonaï est aussi, hélas, Dieu.

La loi éternelle dit qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, de beauté sans laideur, de blancheur sans noirceur, car l’absolu ne peut exister que dans deux Dieux. (…) C’est pour cela que l’enseignement du satanisme est de l’hérésie. La vraie religion philosophique, c’est la foi en Lucifer, le Dieu de la lumière mis au même rang qu’Adonaï. Mais Lucifer, Dieu de la lumière et du bien, se bat pour les hommes contre Adonaï, Dieu de l’obscurité et du mal”.

( Gary Allen : “Die Insider”, p. 222)

On peut lire, d’ailleurs, cette citation, en anglais et en français, dans le dossier de Pike qui se trouve à la bibliothèque du Rite écossais à Washington D.C.


Giuseppe Mazzini

wikilogo Giuseppe Mazzini, né le 22 juin 1805 à Gênes et mort le 10 mars 1872 à Pise, est un révolutionnaire et patriote italien, fervent républicain et combattant pour la réalisation de l’unité italienne. Il est considéré avec Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II et Camillo Cavour, comme l’un des « pères de la patrie ».

Mazzini a participé et soutenu tous les mouvements insurrectionnels en Italie qui se sont avérés pour leur grande majorité des échecs mais son action a eu pour effet d’ébranler les petits États de la péninsule et d’inquiéter les plus grands comme le Royaume de Sardaigne, puis le Royaume d’Italie à partir de 1861, la France et l’Empire d’Autriche dont Metternich, Premier ministre autrichien, dit de lui : « J’ai dû lutter avec le plus grand des soldats, Napoléon. Je suis arrivé à mettre d’accord entre eux les empereurs, les rois et les papes. Personne ne m’a donné plus de tracas qu’un brigand italien : maigre, pâle, en haillons, mais éloquent comme la tempête, brûlant comme un apôtre, rusé comme un voleur, désinvolte comme un comédien, infatigable comme un amant, qui a pour nom : Giuseppe Mazzini. »1.

Ses idées et son action politique ont largement contribué à la naissance de l’État unitaire italien alors que les condamnations des différents tribunaux de l’Italie l’ont forcé à l’exil et la clandestinité jusqu’à sa mort. Les théories mazziniennes sont d’une grande importance dans la définition du mouvement moderne européen par l’affirmation de la démocratie à travers la forme républicaine de l’État. En politique italienne, il constitue une référence permanente, ce qui lui a valu d’être récupéré par toutes les tendances politiques : le fascisme, la résistance et sa famille républicaine. (Source)


 Albert Pike, Discours prononcé en France en 1889

Adressé aux hauts degrés de la maçonnerie de « Rite Palladique », publié par la revue anglaise « The Freemason » dans son numéro du 19 janvier 1935 :

« Voilà ce que nous devons dire aux foules : “ Nous adorons un Dieu, mais c’est le Dieu qui s’adore sans superstition ”. A toi, Souverain Grand Instructeur Général, nous disons ceci, que tu peux répéter aux Frères des 32°, 31° et 30° : “ La Religion maçonnique devrait être maintenue, par nous tous initiés de hauts degrés, dans la pureté de la doctrine luciférienne. Si Lucifer n’était pas Dieu, Adonaï (le Dieu des chrétiens) dont les actions prouvent sa cruauté, sa perfidie, sa haine pour l’homme, sa barbarie et sa répulsion pour la science, l’aurait-il calomnié avec ses prêtres ? Oui, Lucifer est Dieu, et malheureusement Adonaï est aussi Dieu. Par la loi éternelle selon laquelle il n’y a pas de lumière sans ombre, de beauté sans laideur, de blanc sans noir, l’absolu peu seulement exister comme deux Divinités : l’obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de contraste, comme le piédestal est nécessaire à la statue et le frein à la locomotive… La doctrine du Satanisme est une hérésie ; et la véritable et pure religion philosophique est la foi en Lucifer, l’égal de Adonaï ; mais Lucifer, Dieu de lumière [avec l’une de ses orgueilleuses devises : Post tenebras lux] et Dieu du bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le dieu des ténèbres et démon ».

(Epiphanius « Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire », pp. 508-509)


Le livre Apadno

L’Evangile de la messe est extrait du livre Apadno écrit à Tenere verte par Lucifer et signé par lui. Ce manuscrit, donné à Albert Pike, est enfoui au Sanclum Regnum, dans l’autel triangulaire de Charleston, là où s’étale non plus l’idole de Lucifer, mais le Dieu lui-même, le Baphomet qu’aucune force humaine n’a pu arracher de son temple. Il ressemble au Bouc Androgyne des Templiers, mais le caducée a été remplacé par la rose sur la croix, au pied de laquelle se sacrifie le Pélican. »



ALBERT PIKE ET LES CHEVALIERS DU « KU KLUX KLAN »
Les Sociétés Secrètes et leur pouvoir au 20ème sièclePenchons-nous à présent sur ALBERT PIKE et sur le « Rite écossais des franc-maçons ».

Officiellement c’est en 1801 que se forma l’ordre franc-maçonnique du « RITE ECOSSAIS » aux Etats-Unis, a partir d’un groupe d’adeptes de Tory. Ces derniers avaient déjà auparavant des pratiques antichrétiennes et sataniques.

Depuis environ 1840, l’organisation des francs-maçons américains est sous le contrôle strict du « Rite écossais », qui dispense des degrés d’initiation jusqu’au 33ème grade et qui est divisé en deux juridictions, au Sud celle d’Arkansas et au Nord celle de Boston.

Au milieu du siècle dernier, le Rite écossais, instrument stratégique de la « COURONNE BRITANNIQUE » (expliquée au chapitre suivant), lança une longue offensive contre les Etats-Unis et les Etats voisins, en provoquant des meurtres et des actes de violence de nature raciste. L’occupation américaine du Mexique pendant la guerre mexicaine (1846-48), la rébellion des esclavagistes (1801-65), c.-à-d. la guerre civile américaine et la campagne du Ku Klux Klan contre la reconstruction des Etats du Sud (1807-79), en furent les événements les plus importants. (43A)

Les « CHEVALIERS DU CERCLE D’OR » fondés par George Bickley apparurent ici pour la première fois à Cincinnati sous la conduite de KILLIAN VAN RENSSELAERS. Le « Cercle d’or » devait ériger un nouvel empire d’esclaves en prenant Cuba pour centre. Leur but : en finir avec les espagnols catholiques qu’ils haïssaient pour les remplacer par les esclaves noirs qui devaient arriver d’Afrique. Ce fut le premier « accord de libre-échange de l’Amérique du Nord ». Le sceau des « CHEVALIERS DU CERCLE D’OR » était le même que celui des « CHEVALIERS DE MALTE », la « croix de Malte ». Les « Chevaliers du cercle d’or » finirent par disparaître.

Albert Pike fonda en 1867 à Nashville l’ »ORDRE DES CHEVALIERS DU KU KLUX KLAN », il fut le « grand dragon » et, par conséquent, le chef du Ku Klux Klan (en grec : kyklos = le cercle). Et voilà donc que réapparaissaient les « Chevaliers du cercle d’or ».

Le KKK utilise aussi la croix de Malte comme emblème, on trouve à sa tête d’éminents francs-maçons.

Quand on sait combien les buts poursuivis par le KKK sont racistes et méprisants pour l’homme, on se pose la question sur la nature véritable de ses fondateurs et de ses membres. On ne peut s’empêcher alors de se demander s’il s’agit de congénères humains.

Les objectifs qu’ils poursuivent avec violence consistent à soustraire aux citoyens noirs leur droit de vote, à leur supprimer le droit de posséder des armes, à désavantager les écoles pour enfants noirs et à rabaisser leur niveau de vie à celui d’esclaves.

L’année 1843 fut celle de la création de l’ordre indépendant « B’NAI B’RITH » dans la communauté juive. Cette loge secrète sioniste est comptée parmi celles des franc-maçons. « B’nai B’rith » signifie en fait « les fils de l’alliance ». Elle revendique la suprématie sur le judaïsme mondial.

Bien que la Plupart des loges de cet ordre aient été dans le nord des Elats-Unis, le « B’NAI B’RITH » se déclara ouvertement aux côtés des confédérés. Beaucoup de porte-parole de cet ordre dans le Nord soutenaient avec force l’esclavage et continuèrent, même après la guerre civile, à œuvrer avec les confédérés dont ils partageaient les buts. (44)

Remarque sur la situation actuelle : L’ « ANTI-DEFAMATION LEAGUE » (ADL), reliée à l’ordre « B’NAI B’RITH », commença récemment une campagne pour calomnier des politiciens noirs américains très en vue en les traitant d’antisémites. C’est une façon d’attiser les conflits de race et d’exercer une influence négative sur les Américains juifs bien intentionnés qui, jusque-là, soutenaient les Noirs. L’ADL affirme aussi être opposée au KKK mais défend avec force la statue d’Albert Pike (fondateur du KKK) qui se trouve être aujourd’hui encore, à Washington. L’ADL est ouvertement reliée au « Rite écossais ». (45)

J’aimerais vous faire part d’un extrait du discours de PIKE du 4 juillet 1889, destiné aux membres du 32ème degré du « Rite écossais » : « Nous vénérons un Dieu qui est, en fait, un Dieu qu’on prie sans superstition. Nous tous, initiés de haut grade, devons continuer à vivre notre religion dans la pureté de l’enseignement de Lucifer. Si Lucifer n’était pas Dieu, serait-il calomnié par Adonaï (le Christ) dont les actes témoignent de cruauté, de haine envers son prochain (…) et de rejet de la science ?

Oui, Lucifer est Dieu et Adonaï est aussi, hélas, Dieu.

La loi éternelle qit qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, de beauté sans laideur, de blancheur sans noirceur, car l’absolu ne peut exister que dans deux Dieux. (…) C’est pour cela que l’enseignement du satanisme est de l’hérésie. La vraie religion philosophique, c’est la foi en Lucifer, le Dieu de la lumière mis au même rang qu’Adonaï. Mais Lucifer, Dieu de la lumière et du bien, se bat pour les hommes contre Adonaï, Dieu de l’obscurité et du mal ». (45A)

On peut lire, d’ailleurs, cette citation, en anglais et en français, dans le dossier de Pike qui se trouve à la bibliothèque du Rite écossais à Washington D.C.

Pike était, selon ses propres dires, sataniste et agent de la « COURONNE BRITANNIQUE » donc de la « CITY ». Pike conféra, en 1867, tous les degrés du 4ième au 32ème du Rite écossais au président des Etats-Unis ANDREW JOHNSON. Trente-neuf jours après que le président THEODORE ROOSEVELT, également raciste anglophile et franc-maçon, eut accédé à sa charge, le monument d’Albert Pike fut installé à Washington, il s’y trouve encore. (46)

Remarque sur la situation actuelle : Nous constatons que dans un ordre hiérarchique personne n’a de libre arbitre sauf le « dirigeant » ou le « supérieur ». Pour accéder à un degré supérieur, la personne concernée doit exécuter les épreuves qui lui sont imposées par ce grade.

Un exemple :

Je montre au postulant d’un degré supérieur un livre blanc mais je lui dis qu’il est noir.

Ensuite, je lui demande quelle est sa couleur. S’il répond blanc il a échoué, s’il répond noir il est admis au grade supérieur et reçoit de nouvelles épreuves qu’il devra exécuter docilement en faisant abstraction de sa volonté propre.

Vous rendez-vous compte que toutes les hiérarchies du monde sont construites selon ce principe ? Que tous les systèmes scolaires, presque toutes les religions, y compris la religion chrétienne, islamique, hindoue, bouddhique, les mormons, les témoins de Jehovah, les scientologues, etc. sont calqués sur ce même principe ? Il n’est pas permis d’avoir sa propre opinion, son propre système de pensée, d’évoluer librement, il faut suivre les indications que l’on reçoit d’en haut.

Qu’il s’agisse, comme dans l’exemple de Pike cité ci-dessus, de la doctrine luciférienne pour le 33ème degré ou bien des dogmes de l’Eglise catholique ou islamique imposés à leurs croyants, cela revient au même.

LES CONTEMPORAINS QUI RENONCENT « EN TOUTE CONSCIENCE » À LEUR PROPRE VOLONTÉ ET À LEUR PROPRE RESPONSABILITÉ, QUI S’EN REMETTENT À UNE AUTRE PERSONNE, À UNE AUTRE ORGANISATION OU À UN CHEF NE SONT PAS DIGNES D’ÊTRE MIEUX TRAITÉS PUISQUE AUJOURD’HUI PERSONNE’ NE NOUS « CONTRAINT » RÉELLEMENT À ADHÉRER QUELQUE ORGANISATION RELIGIEUSE QUE CE SOIT.

Anatole France proclamait à ce sujet :

« UNE BÊTISE DITE PAR CINQ MILLIONS D’HOMMES RESTE ENVERS ET MALGRÉ TOUT UNE BÊTISE ! »

Remarque sur la situation actuelle : Concernant le président BILL CLINTON (ex-gouverneur d’Arkansas) : Le journal « Neue Solidarität » nous informe dans son article sur le Ku Klux Klan que « le prêtre W.0. VAUGHT était un franc-maçon du 32ème degré du Rite écossais (c.-à-d. « maître du secret royal ») ». Il fut le maître spirituel et le père adoptif de BILL CLINTON et coopéra avec lui. En tant que gouverneur d’Arkansas, un Etat où est fortement enracinée la tradition spirituelle d’Albert Pike, Clinton soutint la peine de mort et la fit appliquer plusieurs fois : Dans la pratique, cela signifie l’exécution de Noirs et de pauvres. Ainsi que le fils de Vaught le déclarait récemment, Clinton et Vaught ont la même conception religieuse qui permet de tuer des prisonniers et des fœtus (spécialement d’enfants noirs).

Clinton est aussi membre du « Council On Foreign Relations », de la « Commission trilatérale », des « Bilderberger » (dont le rôle est expliqué plus loin) et membre à vie de l’ordre des francs-maçons de « De Molay ». (47)

Jacques de Molay était le grand maître des templiers qui fut brûlé le 11 mars 1314 à Paris.

D’après les écris de l’ordre, « l’ordre De Molay » est sous la conduite de franc-maçons éminents et se compose de jeunes de 14 à 21 ans qui ont été élevés dans l’apprentissage des sept vertus suivantes : l’amour des parents, le respect, la politesse, l’esprit de camaraderie, la rectitude des pensées, des paroles et des actes, la fidélité et l’amour de la patrie. Il reste à savoir si cela correspond à la vérité. (48)

  • 43A) « Neue Solidarität », Grossartikel über den Ku Klux Klan, 1992
  • (44) Anton Chautkin et Jessica Primack in der EIRNA-Studie :
    « Strategie der Spannung » : Kapitel :
    « Amerikanische Neonazis und die deutsche Szene », p 61 – 90
    « Executive Intelligence Review »
    « Nachrichtenagentur GmbH (EIRNA), Postfach 2308, D-65013 Wiesbaden
  • (45) EIRNA-Studie : « Strategie der Spannung » : Kapitel :
    « Anti-Defamiation League : Mächtige US-Lobby au Abwegen », p. 47 – 60
    Lyndon La Rouche in « Neue Solidarität » du 10 mars 1993 :
    « Die Amerikaner haben ein Recht zu wissen, wer Pike war. »
  • (45A) Gary Allen : « Die Insider », p. 222
    VAP Verlag, Postfach 1180, D – 4994 Preussisch Oldendorf,
    ISBN 3-922367-00-3
  • (46) Gary Allen : « Die Insider », p. 222
  • (47) Discours prononcé par Lyndon LaRouche au Schiller-Institut :
    dans « Neue Solidarität » du 16 septembre 1992
    « Neue Solidarität » : « Clinton : Ein neuer Carter » (11 novembre 1992)
    « Neue Solidarität » : Sonderbericht über den Ku Klux Klan (Ausgabe 1992)
  • (48) Heyne-Taschenbuch, « Stichwort : Freimaurer », p. 70,
    ISBN 3-453-06044-X
    Baigent et Leigh : « Der Tempel und die Loge », p. 432 – 433,
    Bastei-Lüibbe, ISBN 3-404-64106-X

Ordo Ab Chao

Nous retrouvons le thème classique des Illuminati « Ordo ab Chao » qui signifie créer l’ordre (un ordre nouveau) à partir du chaos. Se servir des éléments pour faire progresser sa cause et mieux encore, les créer de toutes pièces pour manipuler l’avenir.Même si les aspects mystiques échappent à l’esprit du 21ème siècle, le principe est tout à fait cohérent. Les Illuminati se sont appuyés sur les travaux d’Hegel (1770-1831; contemporain d’Adam Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière). Selon le philosophe Hegel, les sociétés fonctionnent sur le principe de la « thèse », de l’ « antithèse  » et de la « synthèse ». Ce conflit d’idées résulte en un compromis qui fait que chaque partie adopte certains aspects de l’autre formant un espèce d’hybride appelé « synthèse ». Le but étant de gérer ce conflit permanent et sans vainqueur, car selon Hegel : « le conflit aboutit au changement et le conflit planifié abouti au changement planifié »Nous retrouvons donc cette philosophie dans le plan de Pike, avec toujours cette logique de thèse et antithèse. Mais le changement planifié voulu par la secte poursuit un autre but : celui de cheminer lentement vers un Nouvel Ordre Mondial régit par un gouvernement unique.

On peut également observer que la Société Des Nations (SDN) fut créée en réaction à la boucherie de la Première Guerre Mondiale. L’ONU, son grand frère, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Plus récemment, on parle de gouvernement mondial pour répondre aux crises financières mondialisées, aux pandémies et aux changements climatiques. Toutes ces menaces mondialistes, mondialisées, sans frontières, nécessitent l’instauration d’un gouvernement mondial ou d’une autorité mondiale…

Ordo Ab Chao, c’est en fin de compte la traduction latine du « pompier pyromane », allumer un feu pour ensuite prétendre être le seul à pouvoir l’éteindre. (Source)


Ils en parlent :

 René Guénon sur Albert Pike :

Disons à ce propos que le général Albert Pike, Grand-Maître du Rite Ecossais pour la juridiction méridionale des Etats-Unis (dont le siège était alors à Charleston), fréquenta aussi Mme Blavatsky vers cette époque ; mais ces relations semblent bien n’avoir eu aucune suite ; Il faut croire que Pike fut, en cette circonstance, plus clairvoyant que beaucoup d’autres, et qu’il reconnut vite à qui il avait affaire. Nous ajouterons, puisque l’occasion s’en présente, que la réputation d’Albert Pike comme écrivain maçonnique a été très surfaite : dans une bonne partie de son principal ouvrage, Morals and Dogma of Freemasonry, il n’a fait que démarquer, pour ne pas dire plagier, le Dogme et Rituel de la Haute Magie de l’occultiste français Eliphas Lévi.

René Guénon, Le Théosophisme, chapitre II – Les origine de la Société Théosophique
Eliphas_Levi
Eliphas Lévi

Les ouvrages d’Eliphas Lévi, quoique beaucoup moins profonds qu’ils ne veulent en avoir l’air, exercèrent une influence extrêmement étendue : ils inspirèrent les chefs des écoles les plus diverses, comme Mme Blavatsky, la fondatrice de la Société Théosophique, surtout à l’époque où elle publia Isis Dévoilée, comme l’écrivain maçonnique américain Albert Pike, comme les néo-rosicruciens anglais.

René Guénon, L’Erreur spirite, Partie 1, chapitre V – Spiritisme et occultisme

Albert Pike est donc manifestement plutôt médiocre, puisqu’il s’est basé principalement sur Eliphas Levi, qui n’avait aucune filiation traditionnelle, ayant juste rassemblé dans son œuvre le fruit de recherches et de réflexions personnelles : Eliphas Lévi – La Clef des Grands Mystères (Éditions Niclaus, Paris).

Nos lecteurs savent quelles réserves nous avons à faire sur les œuvres d’Eliphas Lévi ; il convient d’ailleurs de ne prendre ce qu’elles contiennent que pour l’expression de « vues personnelles », car l’auteur lui-même n’a jamais prétendu revendiquer aucune filiation traditionnelle ; il a même toujours déclaré ne rien devoir qu’à ses propres recherches, et les affirmations contraires ne sont en somme que des légendes dues à des admirateurs trop enthousiastes. Dans le présent livre, ce qu’il y a peut-être de plus intéressant en réalité, bien qu’à un point de vue assez contingent, ce sont les détails vraiment curieux qu’il donne sur certains « dessous » de l’époque à laquelle il fut écrit ; ne fût-ce qu’à cause de cela, il méritait certainement d’être réédité. Dans un autre ordre, il y a lieu aussi de signaler certains des documents qui y sont joints en appendice, notamment les figures hermétiques de Nicolas Flamel, dont on peut cependant se demander jusqu’à quel point elles n’ont pas été « arrangées », et la traduction de l’Asch Mezareph du Juif Abraham ; pour cette dernière, il est fort à  regretter que la provenance des fragments qui sont donnés séparément comme compléments des huit chapitres ne soit pas indiquée expressément, ce qui eût été une garantie de leur authenticité ; la reconstitution de l’ensemble du traité n’est d’ailleurs présentée que comme « hypothétique », mais il est bien difficile de savoir dans quelle mesure les copistes qui l’auraient « morcelé pour le rendre inintelligible » en sont responsables, et quelle y est au juste la part d’Eliphas Lévi lui-même.
René Guénon, Le Théosophisme, comptes rendus de livres, février 1940
  • Eliphas Levi: en un seul [PDF]: Dogme et rituel de la haute magie, Histoire de la magie, la Clef des grands mystères, le Sorcier de Meudon, Fables et symboles, la Science des esprits, le Grand Arcane, Livre des sages, Paradoxes de la haute science

Cependant, certains veulent gonfler l’importance de Pike en citant une certaine Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie (La Pochothèque, 2000, sous la direction d’Eric Saunier), p. 666 :

Souvent l’auteur (Pike) se fait compilateur ; quitte à remanier et à interpoler, il incorpore des fragments d’auteurs précédents, le plus souvent cité étant Eliphas Lévi. Pike annonce son procédé au seuil de son livre et seule l’ignorance ou la mauvaise foi a permis quelquefois de crier au plagiat.
Morals and Dogma de Pike est disponible notamment ici ou ici à l’achat en français
Pike dit seulement dans la préface :
In preparing this work, the Grand Commander has been about equally Author and Compiler; since he has extracted quite half its contents from the works of the best writers and most philosophic or eloquent thinkers. Perhaps it would have been better and more acceptable if he had extracted more and written less.
Mais même s’il avoue être allé chercher du contenu chez d’autres auteurs, il est difficile de qualifier de compilateur quelqu’un qui ne donne aucune indication pour distinguer ce qu’il a réellement écrit lui-même des divers passages qu’il a recopiés. Précisément, contrairement à ce que dit la note plus haut, il est faux qu’il cite Eliphas Lévi, où que ce soit dans son ouvrage.
Ceci confirme cette note de L’Esotérisme de Dante, chapitre IV – Dante et le Rosicrucianisme:
Ce passage d’Éliphas Lévi a été, comme beaucoup d’autres (tirés surtout du Dogme et Rituel de la Haute Magie), reproduit textuellement, sans indication de provenance, par Albert Pike dans ses Morals and Dogma of  Freemasonry, p. 822 ; du reste, le titre même de cet ouvrage est visiblement imité de celui d’Éliphas Lévi.
Autres évocations de Pike par René Guénon, dans les comptes rendus d’articles de revues des Etudes sur la Franc-Maçonnerie et le Compagnonnage :
Dans le Symbolisme, […] dans le numéro de mars, […] « Diogène Gondeau », dans un article sur Les Grades symboliques d’après Albert Pike, reproche à celui-ci d’en avoir méconnu l’ésotérisme ; peut-être n’est-ce pas entièrement à tort, mais lui-même le connaît-il mieux ?
Dans le Grand Lodge Bulletin d’Iowa (n° de décembre), un article consacré à Albert Pike montre en celui-ci, par des citations de ses œuvres, un esprit religieux aussi éloigné que possible du « Souverain Pontife luciférien », des légendes taxiliennes.

Autres citations :

Stendhal, qui était franc-maçon -on le sait, on l’oublie-, « fut le premier à traiter ouvertement du symbolisme des vingt-deux arcanes, thème développé au XIXe siècle par un autre auteur franc-maçon, Eliphas Lévi, dont l’oeuvre passée par l’Angleterre (…) inspira l’oeuvre d’un éminent franc-maçon américain, Albert Pike, auteur contemporain de Mark Twain », écrit Pierre Alain Bergher (extrait de ce PDF)
« Selon l’historien Maçonnique Albert Pike, le Gnosticisme était un rejeton de la Cabbale… A la page 626 de Dogme et Morales (Morals and Dogma) – l’oeuvre la plus hautement estimée de la Franc-maçonnerie -, Pike déclare: « La Cabbale est la clé des sciences occultes et les Gnostiques sont nés des Cabalistes. » (P.249 Le Nouvel Ordre Mondial par Gary Kah / The New World Order). (Source)
Vous pouvez comprendre le concept Cabaliste par les déclarations des occultistes: ”Les auteurs Chrétiens et Christ lui-même reconnaissent cette vérité: que toute écriture avait une signification intérieure et extérieure. » (Morals and Dogma / Morales et Dogme, Albert Pike, p.265). Le Mysticisme/Gnosticisme est la poursuite d’une signification ésotérique en arrière-plan des paroles littérales de Christ. (Source)

Controverse

Comme nombre de documents qui exposent la volonté de domination d’une minorité sur le reste du monde, cette lettre est présentée comme fausse, principalement sur deux arguments : l’original ne serait pas détenue par le musée anglais concerné, et certains termes employés sont anachroniques. Commençons par lire le wiki concerné :
(Extrait de « La lettre de Pike à Mazzini, William Carr et Léo Taxil » sur la fiche wikipédia d’Albert Pike) :

En 1958, le Canadien William Guy Carr publia un livre nommé Pawns in the game (Des pions sur l’échiquier) dans lequel il affirme qu’au British Museum de Londres est cataloguée une lettre de Pike à Giuseppe Mazzini, en date du 15 août 1871 et dans laquelle Pike aurait expliqué le but des trois guerres mondiales dans des termes étonnants pour un écrit de 1871. Cet ouvrage reste aujourd’hui encore sujet de controverse (…) la British Library dément avoir jamais détenu une telle lettre. Dans « Des pions sur l’échiquier », William G. Carr affirmait que la lettre se trouve cataloguée au British Museum, or ce qui est vraiment catalogué au British Museum c’est la publication de « Le diable au XIXe siècle », du Dr Bataille, qui contient la prétendue lettre.

Terry Melanson a montré que la source exacte de la prétendue lettre se trouve dans « Le diable au XIXe siècle » (Tome 2 chap.35 p. 594-606), du Docteur Bataille, pseudonyme du fameux mystificateur Léo Taxil.

En page 22 de « Satan : Prince de ce monde », Carr renvoie au Cardinal José María Caro Rodríguez du Chili « The Mysteries of Freemasonry Unveiled » p. 115-6. Le Cardinal lui-même renvoie à The Cause of World Unrest, p. 7721 (voir plutôt les pages 50 à 52). The Cause of World Unrest est une compilation d’articles parus dans le London Morning Post en juillet 1920. (Selon certains, ils ont peut-être été écrits par Ian Colvin, l’éditeur H. A. Gwynne et Nesta Webster). Tant le Cardinal Rodriguez que l’auteur de The Cause of World Unrest identifient « Le diable au XIXe siècle » comme étant la source de la lettre.

Terry Melanson a aussi le mérite d’avoir montré que cette prétendue lettre de Pike à Mazzini ne présente pas la moindre référence à « trois guerres mondiales », ni même le mot « illuminati », « communiste », « sioniste », « fasciste », « nazisme » ou « islam ». William Carr attribue à la lettre de Pike à Mazzini le passage suivant:

«  The Second World War must be fomented by taking advantage of the differences between the Fascists and the political Zionists. This war must be brought about so that Nazism is destroyed and that the political Zionism be strong enough to institute a sovereign state of Israel in Palestine. During the Second World War, International Communism must become strong enough in order to balance Christendom, which would be then restrained and held in check until the time when we would need it for the final social cataclysm. »

«  La deuxième guerre mondiale devra être fomentée en tirant parti des différences entre les fascistes et le sionisme politique. Cette guerre devra être conduite de telle sorte que le nazisme soit détruit et que le sionisme politique devienne suffisamment puissant pour créer un état souverain d’Israël en Palestine. Durant la seconde guerre mondiale, le communisme international devra devenir assez puissant pour contrebalancer le christianisme, qui sera alors maîtrisé et tenu en échec aussi longtemps que nous en aurons besoin avant le cataclysme social final. »

Une telle citation ne se trouve nulle part dans la lettre de Pike publiée dans Le diable au XIXe siècle. De plus, l’emploi des termes « Fascists » et « Nazism », qui n’existaient pas en 1871, démontre selon les historiens qu’il s’agit d’un faux. Cependant les tenants de la théorie du complot maintiennent que Pike devait les connaître, puisque ces mouvements, selon eux, auraient été inventés par les illuminati16.

Le seul extrait de la lettre de Pike (telle qu’on la retrouve dans « Le diable au XIXe siècle ») à être cité par Carr15, le Cardinal Rodriguez21 et l’auteur de The Cause of World Unrest25 est celui-ci :

« (…)nous déchaînerons les révolutionnaires nihilistes et athées, et nous provoquerons un formidable cataclysme social, qui montrera bien aux nations, et dans toute son horreur, l’effet de l’incroyance absolue, mère de la sauvagerie et du plus sanglant désordre. Alors, partout, les citoyens, obligés de se défendre contre la minorité folle des révoltés, extermineront ces destructeurs de la civilisation; et les innombrables désabusés de l’adonaïsme, dont l’âme déiste sera jusqu’à ce moment restée sans boussole, ayant soif d’idéal, mais ne sachant à quel dieu décerner leurs hommages, recevront la Vraie Lumière, par la manifestation universelle de la pure doctrine luciférienne, rendue enfin publique, manifestation qui surgira du mouvement général de réaction, à la suite de l’écrasement de l’athéisme et de l’adonaïsme [Christianisme], tous deux vers le même temps vaincus et exterminés. »

L’affaire de Léo Taxil :
Encore un prétendu « faux » bien documenté

A force d’études, on peut remarquer qu’il existe des ouvrages ou documents majeurs mettant en cause les plans de la révolution mondiale et de leurs opérateurs judéo-maçons, qui sont aujourd’hui qualifiés de « faux » (cf wikipédia par exemple). Je pense notamment aux fameux Protocoles des sages de sion, et au document que nous allons évoquer ici, provenant de Léo Taxil, ancien franc-maçon viré de l’ordre, qui aurait selon le dogme wikipédien, passé son temps à publier des faux écrits antimaçonniques. Est-il utile de rappeler que wikipédia est manipulé quotidiennement ? (Voir Les Dessous de Wikipédia). On peut dès lors douter.

Le_Diable_au_XIXe_siecleLe Diable au XIXe siècle Numéros 1 à 36
Revue mensuelle religieuse, politique, scientifique

Année : 1894-1896
Lien de téléchargement : Taxil Leo – Le Diable au XIXe siecle

Le Diable au XIXe siècle, écrit sous le pseudonyme collectif de Dr Bataille en collaboration avec Charles Hacks, apport littéraire de l’année 1895 au canular littéraire antimaçonnique français, sans doute le plus célèbre. Son auteur, Léo Taxil, souhaitait se venger des franc-maçons, qui l’avaient exclu en 1885 pour une affaire de plagiat.

Enfin, c’est ce qu’ils disent…

Un ouvrage (marginal) lui a été consacré (Le Mystère de Léo Taxil et la vraie Diana Vaughan) publié en 1930 aux éditions RISS, sous le pseudonyme de « Spectator », qui prétend que Taxil avait été manipulé par les Francs-maçons pour discréditer l’antimaçonnisme. En 2002, des auteurs « indépendants » renouent avec la thèse antimaçonnique en affirmant dans L’affaire Diana Vaughan – Léo Taxil au scanner (ouvrage paru aux éditions Les sources retrouvées [Télécharger PDF] ), que c’est l’« aveu » de Léo Taxil du 19 avril 1897 qui est faux et que le Palladisme tout comme Diana Vaughan auraient bien existé. André de La Franquerie a défendu l’hypothèse que Diana Vaughan avait bel et bien existé mais qu’elle aurait été enlevée au moment de révéler son existence. (Voir notes de bas de page sur Léo Taxil)


Autres ouvrages de Léo Taxil disponibles en PDF :

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