L’affaire Bernard Mérolli, dignitaire franc-maçon et les policiers maçons corrompus

NICE MATIN, 25 septembre 2005

Dans une affaire d’utilisation frauduleuse de fichier de police, la peine de Bernard Mérolli est sérieusement alourdie en appel. Elle passe à douze mois de détention, dont huit avec sursis

Bernard Mérolli, démissionnaire de la GLNF et créateur de la Grande Loge Traditionnelle et Moderne de France (GLTMF)
Bernard Mérolli, démissionnaire de la GLNF et créateur de la Grande Loge Traditionnelle et Moderne de France (GLTMF)

Prison ferme pour l’ex-patron régional de la GLNF

Dans une affaire d’utilisation frauduleuse de fichier de police, la peine de Bernard Mérolli est sérieusement alourdie en appel. Elle passe à douze mois de détention, dont huit avec sursis.
Trois ex-dignitaires de la Grande loge nationale française (l’obédience réputée la plus puissante sur la Côte d’Azur) doivent regretter d’avoir interjeté appel d’un jugement correctionnel du tribunal de Nice. Condamnés en première instance à de courtes peines de prison avec sursis pour l’utilisation frauduleuse d’un fichier de police, ils avaient mis en doute l’impartialité de la juridiction niçoise. En évoquant plus ou moins directement l’influence du procureur Eric de Montgolfier, pourfendeur de certains réseaux maçons. (Sur ce sujet, lire « Le procureur raconte sa croisade contre la corruption franc-maçonne, ainsi que les pressions du ministre « )

Alain Bartoli
Alain Bartoli

Les trois frères, qui ne font plus partie de la GLNF, espéraient « plus de sérénité » de la Cour d’Aix. Mais celle-ci a déçu leurs attentes en alourdissant les sanctions et en les assortissant d’une privation pendant trois ans des droits civils et civiques.
Le policier Alain Bartoli, qui avait admis 597 consultations illicites du fichier Stic, écope de 10 mois avec sursis (au lieu de six). Son supérieur maçonnique, l’ex commandant de police Alain Taddéï, passe de huit à douze mois avec sursis. Ce retraité niait s’être servi des informations récoltées par son collègue pour informer les loges sur les candidats à l’initiation et les frères à problèmes. L’ex-patron régional de la GLNF, Bernard Mérolli, se voit infliger douze mois de prison, dont quatre ferme (au lieu de 10 mois avec sursis). A l’époque des faits, de 1998 à 2000, ce banquier de formation occupait le haut grade de Grand maître provincial. En clair, il dirigeait les 2000 « fils de la lumière » de la Province Alpes-Méditerranée, comprenant les cinq départements de la Corse, des A.M., des A.H.-P. et des Hautes-Alpes.
Bernard Mérolli était absent à l’audience d’Aix, croyant à un renvoi du dossier que son nouvel avocat, Me Gaston Carrasco, n’a pu finalement obtenir. Il affirme avoir tout ignoré du Stic et du détournement de son objet.

Un pourvoi en cassation

« Surpris par l’arrêt extrêmement sévère » rendu mercredi, il va former un pourvoi en cassation. Son avocat ne doute pas du succès de cet ultime recours, qui dans l’immédiat, va suspendre la peine ferme à effectuer par son client. Lors du procès à Nice, Bernard Mérolli avait accusé de diverses turpitudes son successeur à la tête de la province Alpes-Méditerranée, l’avocat antibois, François Stifani. Interrogé, ce dernier n’a pas souhaité s’exprimer sur la condamnation de son ennemi. « Cela me peine un peu pour sa famille », a cependant glissé l’ex-grand maître provincial, récemment promu à Paris numéro deux de l’obédience.

(Source)


 

Nice : L’ex-patron régional de la GLNF (franc-maçonnerie) a quatre mois de prison à faire

Jeudi 17 août 2006, par : Nice-Matin

En dépit de ses protestations d’innocence, l’ex-Grand maître provincial de la Grande loge nationale française (GLNF) vient d’être définitivement condamné en justice pour l’utilisation frauduleuse d’un fichier de police. Après le rejet de son ultime recours devant la Cour de Cassation, Bernard Mérolli, 66 ans, se voit infliger douze mois de prison, dont quatre ferme. Jusqu’à la fin 2000, ce banquier de formation dirigea sur la Côte d’Azur et en Corse l’obédience réputée la plus puissante. A ce poste, il a bénéficié d’informations confidentielles relatives aux candidats à l’initiation maçonnique. Ces éléments lui ont été fournis par un frère, Alain Taddéï (sanctionné à hauteur de douze mois avec sursis). Ils auraient été collectés par un autre « fils de la lumière », le policier Alain Bartoli (10 mois avec sursis) sur le fichier STIC, recensant les identités des délinquants, des suspects et même des victimes.

Déclenchée en novembre 2000 par le procureur Montgolfier, l’affaire avait pris une résonance nationale. Par un jeu de dominos, elle avait précipité la chute du doyen de l’époque des juges d’instruction de Nice, Jean- Paul Renard, épinglé en flagrant délit de piratage de casiers judiciaires.

Des échappatoires à l’incarcération

Bernard Mérolli, qui a vainement évoqué la thèse du complot (!!!, Ndlr), devra-t-il séjourner quatre mois en maison d’arrêt ? « S’il le faut, je le ferai répond l’intéressé. Tant j’ai hâte d’en finir avec ce dossier ». Son avocat, toutefois, a bon espoir de lui éviter l’univers carcéral. S’agissant d’une peine inférieure à un an, explique M’ Denis Del Rio mon client, comme tout citoyen, aura la faculté de s’entretenir avec un juge de l’application des peines. Et d’obtenir, eu égard à son âge et à ses problèmes de santé, une mesure substitutive à la prison. Auquel cas, Bernard Mérolli pourrait bénéficier d’une semi-liberté (le jour à l’extérieur, la nuit en détention), d’une surveillance sous bracelet électronique, voir opter pour un travail d’intérêt général.


 

Prison avec sursis requise contre quatre francs-maçons

Vendredi 8 octobre 2004

NICE (Reuters) – Des peines allant de cinq à dix mois de prison avec sursis ont été requises à Nice contre quatre membres ou anciens membres de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Parmi les quatre prévenus francs-maçons, trois ex-policiers étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel pour « recel d’informations liées au secret professionnel ».

Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 26 novembre.

Ils comparaissaient pour être entrés dans un fichier de police en principe confidentiel, le Système de traitement des infractions constatées (Stic), qui recense les auteurs de délits ainsi que les victimes ou les témoins.

Il leur est reproché de s’être servis de leur fonction de pour entrer dans ce fichier et obtenir des informations destinées à renseigner le Grand Maître provincial, Bernard Merolli, sur des candidats à l’initiation maçonnique.

L’un des anciens policiers, Alain Bartoli, a reconnu du bout des lèvres qu’il était bien entré dans le Stic tout en soulignant qu’il avait agi « par simple curiosité ».

Cependant, l’analyse de ses entrées successives dans le Stic a permis d’établir qu’il avait fouillé dans des fichiers aussi divers que ceux d’Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Jacques Chirac, François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Anelka.

Alain Bartoli est même entré à trois reprises dans son propre dossier, dont deux fois à dix minutes d’intervalle.

« Je n’ai utilisé le fichier que dans le cadre de l’exercice de mes fonctions », a déclaré pour sa part Alain Taddeï, ex-commandant de police et Député Grand Porte Glaive à la GLNF. « Je suis ici pour rien », a-t-il dit, précisant que n’importe lequel de ses collègues pouvait entrer dans le Stic en utilisant le code lui appartenant mais connu de tous.

Roger Trinquet, le troisième policier poursuivi, aurait joué le rôle d’intermédiaire dans cette affaire, faisant passer les informations d’une personne à l’autre.

« PANIER DE CRABES »

Après l’audition de Bernard Merolli qui était jusqu’à l’année 2000 le représentant le plus important de la GLNF en « Provence Alpes Méditerranée » à la GLNF, le tribunal a noté qu’en fait de franc-maçonnerie et de travaux hautement philosophiques, les prévenus semblaient avoir passé plus de temps à régler leurs comptes personnels et s’espionner.

De « turpitudes qui laissent rêveur » en « luttes féroces pour la conquête du pouvoir », la GLNF dans les années 90 tenait plus du « panier de crabes et de l’obédience affairiste que d’un groupe philosophique », a ainsi estimé le procureur Gilles Accomando.

« Nous avons été les victimes des dégâts collatéraux provoqués par la guerre entre le procureur Eric de Montgolfier et le Juge Renard (lui aussi membre de la GLNF dans les années 90) », a dit pour sa défense Bernard Merolli. « Sans cette guerre, il ne se serait rien passé, personne n’aurait parlé de nous. Je suis accablé par ce débat d’une tristesse effroyable alors que le franc-maçonnerie c’est tout autre chose », a-t-il poursuivi.

« C’est le résultat des dérives d’une association qui s’est arrogé un pouvoir parallèle au bénéfice de quelques uns« , a pourtant conclu le procureur qui a réclamé cinq mois d’emprisonnement avec sursis contre Roger Trinquet, huit mois avec sursis contre Alain Bartoli et dix mois avec sursis contre Alain Taddeï et Bernard Mérolli.

(Source)

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