Du sang sur l’autel, histoire secrète de la société occulte la plus dangereuse du monde, de Craig Heimbichner

Blood on the AltarTraduction française de « Blood on the Altar » (2005). Sommaire & extraits

Craig Heimbichner possède une maîtrise de sciences de l’éducation. Il a été principal d’un lycée, et il écrit aujourd’hui en tant qu’auteur, conférencier et chercheur indépendant.

DU SANG SUR LAUTELQu’y a-t-il au-delà de la franc-maçonnerie ? Telle est la question sur laquelle les investigateurs se penchent depuis des décennies, et Craig Heimbichner y apporte des réponses passionnantes avec ses profonds coups de sonde dans les arcanes de l’Ordo Templi Orientis (Ordre du Temple de l’Est) ou O.T.O., la plus haute société secrète vers laquelle l’élite des francs-maçons migre tôt ou tard dans le cadre d’un processus de succession occulte.
Heimbichner braque le projecteur non seulement sur une société secrète puissante et largement méconnue jusqu’alors, mais avant tout sur le processus de commandement qui la guide. Du Sang sur l’Autel dévoile le mécanisme thélémique interne qui se cache derrière la façade d’une telle organisation ; cet ouvrage est donc recommandé à quiconque étudie sérieusement la manière exacte dont les élites clandestines accèdent et se maintiennent au pouvoir.

TABLE DES MATIÈRES

(en vert, lecture proposée plus bas)

Préface
L’essence de la franc-maçonnerie
Les initiés
Entrée dans l’O.T.O

I. Un aperçu du culte de la Bête

Faits de base relatifs à l’O.T.O

II La fraternité du sang opérant sous le signe de Baphomet

Un philosophe du meurtre rituel
La « famille » Manson
Une armée « heavy metal »
Le jeu de tarot
Une haine fanatique envers les vrais chrétiens
Satanisme

III La Bête 666
Une conspiration de droite
Le ciblage des catholiques traditionalistes
Un royalisme blasphématoire : Le Prieuré de Sion et le DaVinci Code
L’arnaque libertaire : « Fais ce que voudras »

IV Sorciers « wiccans » et maçons magiciens
Harry Potter et Hollywood
Les secrets les mieux gardés de la franc-maçonnerie
« Loge bleue » et maçonnerie de rite écossais
Un point capital : la « Révélation de la Méthode » par Pike
Le luciférianisme décodé
La double pensée thélémite

V Le Palladium
Washington, Jefferson et Franklin
Diana Vaughan, prêtresse de Lucifer, et le Palladium

VI Arcanum Arcanorum
Les racines tantriques de la Kabbale
Arcanum Arcanorum

VII La filière judaïque
Le côté obscur de l’Eden
Le judaïsme, clé principale de l’occulte
Le B’nai B’rith, le Shin Bet et l’O.T.O.
Le maître rite de la Cryptocratie

VIII Le catholicisme dans le collimateur
Rome et l’O.T.O.
La fumée de Satan
Solve et Coagula
Les Baptistes du Baphomet

IX Politique et pédophilie
L’abus sexuel d’enfants dans le Talmud

X Flûtes de Pan pour un Éon mort-né

Un scientifique satanique nommé Jack Parsons
L’homunculus
Un Golem scientifique
Le trafic de « rodefs »
Les Magiciens d’Oz
Skull and Bones
Du sang sur l’autel

Glossaire
The Jewish Encyclopedia

 

PRÉFACE

« Quiconque passe outre ceci
le fait à ses risques et périls. »
(Livre de la Loi) [1]

Le rôle des sociétés secrètes dans les affaires du monde suscite aujourd’hui une attention croissante. Cela tient en partie au « hasard » constitué par la course à la présidence ayant eu lieu aux Etats-Unis en 2004 et au cours de laquelle les deux candidats, le républicain George W. Bush et le démocrate John F. Kerry, ont publiquement reconnu leur appartenance à la même société secrète, connue sous le nom de Skull and Bones [2]. Cet ordre nécromancien a acquis une prééminence provisoire en 2004 dans le cadre de l’orchestration de la maîtrise occulte des masses qui était alors en cours. Ainsi que les journalistes David Wise et Thomas B. Ross l’ont écrit dans Invisible Government, leur étude magistrale sur les services de renseignement américains :

« Il existe à l’heure actuelle deux gouvernements aux Etats-Unis. L’un est visible, l’autre est invisible. Le premier est le gouvernement dont les journaux entretiennent les citoyens et dont les manuels de civisme parlent aux écoliers. Le second est le mécanisme caché et imbriqué […] Le Gouvernement invisible n’est pas un organisme officiel. C’est une galaxie informe d’individus et d’agences… » [3]

  1. Toutes les citations accompagnant les titres de chapitre sont extraites du Livre de la Loi (Book of the Law) d’Aleister Crowley, qui est le document canonique de l’O.T.O. (York Beach, Maine : Weiser Books, 1976 reprint of the 1938 edition).
  2. NdT : Crâne et ossements.
  3. David Wise and Thomas B. Ross, The Invisible Government (New York : Random House, 1964).

La maîtrise des masses présente certes un niveau exotérique, dont l’illusion est enseignée dans les cours d’éducation civique et dont la comédie se joue pour nous dans les médias sous la forme d’élections, de campagnes, d’adoption de lois. Mais le gouvernement de loin le plus important s’exerce au niveau ésotérique, lequel – à son summum – comporte la manipulation vigilante de la conscience des masses par le biais d’un réseau d’intermédiaires du pouvoir psychologique : c’est le « gouvernement invisible de Wise et Ross », que Walter Bowart – dans son livre de 1978 devenu un classique et intitulé Operation Mind Control [1] – devait désigner plus tard sous le nom de « Cryptocratie ». La Cryptocratie n’est pas un mythe ; elle cherche à transformer l’humanité par un processus alchimique de conscience collective, ou « Group Mind », qui comporte le passage de différents tests et les réponses correspondantes, en passant par des filières liées aux sociétés secrètes. Il en résulte un contrôle psychologique et culturel, mais surtout une transformation. Pour l’essentiel, la Cryptocratie plonge l’esprit des masses dans un chaudron, comme le faisaient les alchimistes de la Renaissance, et à l’occasion, elle goûte, ajoute des ingrédients, puis brasse le tout.

  1. NdT (note du traducteur) : opération « Contrôle des esprits ».

Néanmoins, tandis que l’ordre des Skull and Bones emmène en bateau sa cargaison de « Goyim » chamailleurs et abêtis, une autre société secrète s’emploie à formater ces derniers de la même manière qu’elle a formaté la génération des années soixante – ainsi que l’élite intellectuelle, et ce dès les premières années du vingtième siècle –, c’est-à-dire en les plongeant dans ce chaudron d’alchimiste connu sous le nom d’« enseignement ». L’enseignement moderne a un côté officiel, visible dans les établissements publics, et un côté officieux extrêmement important ; ce dernier englobe l’« école » capitale et amiboïde appelée « culture pop », dont les pupitres sont des canapés placés face à des écrans plasma et dont les maîtres de conférence sont des DVD ou – à une certaine époque, du moins – des romans de science-fiction. La société occulte à laquelle je fais allusion a considérablement influencé la science-fiction et Hollywood, aidant ainsi à semer des graines de transformation dans la psyché des masses.

Au surplus, l’ordre en question a su entretenir son statut et son audience, et il a même introduit ses rituels dépravés jusque dans les milieux de l’armée et du renseignement, tout en entretenant d’importantes connexions au cœur du programme spatial. Ce culte protéiforme, mais puissant a compté parmi ses chefs l’agent de renseignement britannique Aleister Crowley (1875-1947), qui se faisait appeler « la Grande Bête 666 ». C’est Crowley, surnommé « L’homme le plus maléfique du monde » par le journal anglais John Bull, qui a conféré à cette société secrète sa forme et sa direction modernes extrêmement efficaces, allant jusqu’à la remodeler à sa propre image bestiale. Depuis lors, elle s’est adaptée et développée en faisant sienne une formule détendue et décentralisée, mais en conservant l’empreinte indélébile de la Bête.

L’organisation dont je traite ici porte bien des noms : en latin, Ordo Templi Orientis ; en allemand, Orientalischer TemplerOrden ; en anglais, Order of Oriental Templars ; en français, « Ordre du Temple de l’Est » ou « Ordre des Templiers Orientaux ». Mais son appellation la plus universellement reconnue est un simple sigle : « O.T.O. ».

L’O.T.O. a aujourd’hui des loges et des « zones de pouvoir » dans le monde entier, y compris Israël, la Russie et l’Amérique du Sud, et il prétend toujours être l’« école d’études avancées » (Graduate School) de l’ordre fraternel ancien et prototypique, du « club service » [1] qu’est la franc-maçonnerie.

  1. NdT : Exemples de « club services » : le Rotary Club et le Lion’s Club, entre autres pépinières de la franc-maçonnerie.

Nombre de francs-maçons sont en désaccord avec cette vision des choses, mais nous verrons que leurs protestations sont dues à l’ignorance ou procèdent d’une tentative de tromper les « Cowans » [1] (les gens de l’extérieur), et même les dupes des degrés inférieurs au sein de leurs propres loges. L’O.T.O. a toujours été un ordre « maçonnique marginal » ou « irrégulier »,
une structure spéciale entretenant des relations fraternelles avec les membres supérieurs de la franc-maçonnerie « régulière » de la Grande Loge – les sanctions officielles en moins –, ce qui permet à la Grande Loge d’émettre commodément des démentis et des désaveux publics lorsqu’il arrive que telle ou telle activité compromettante de ces loges « franc-tireuses » vienne à la connaissance du grand public. En 1981, lors du scandale de la loge « Propaganda Due » (ou loge P2), qui vit le gouvernement italien et la Banque du Vatican impliqués dans une affaire de chantage et de meurtre, la franc-maçonnerie se hâta de qualifier la loge P2 d’« irrégulière », alors que les 26,4 millions de dollars de cette entreprise criminelle étaient, eux, tout ce qu’il y a de plus régulier [2].

  1. NdT : En architecture, le mot anglais cowan désigne un ouvrier qui pose les pierres ou les briques, mais qui n’a pas droit au statut de maçon.
  2. Concernant l’histoire de la loge P2, cf. Stephen Knight, The Brotherhood : The Secret World of Freemasonry.

À titre d’exemple, on retiendra la déclaration suivante d’une source de l’O.T.O. qui révèle, in fine, ses relations avec la Grande Loge. Elle contient certes quelques ambiguïtés, mais elle met bien en lumière la relation souvent niée entre l’O.T.O. et la franc-maçonnerie « régulière » :

« Les francs-maçons se présentent comme issus des guildes maçonniques, c’est-à-dire des corporations de ceux qui bâtissaient en pierre au moyen âge, et ils affirment tirer leur véritable origine des chevaliers du Temple. Lorsqu’ils se sont révélés au public (à la création de la Grande Loge Unie d’Angleterre, en 1717), ils ont soutenu qu’étant au départ des maçons « opératifs » (c’est-à-dire de véritables architectes et bâtisseurs en maçonnerie de pierre), ils étaient devenus des maçons « spéculatifs » (étudiant la moralité philosophique présente dans les symboles de l’art des bâtisseurs), qui – aux fins d’explication et d’édification – élaborent des cérémonies complexes et des moralités dramatiques [1] contenant des doses subliminales de symbolisme kabbalistique. De la manière dont je vois les choses, les maçons, d’opératifs au départ, sont devenus spéculatifs ensuite, mais je tiens à ajouter que cette évolution s’est faite dans un sens rosicrucien plutôt que maçonnique. Les rituels de la franc-maçonnerie me semblent ressortir à une tentative d’infuser du symbolisme rosicrucien dans l’initiation maçonnique d’une manière qui n’apparaisse pas comme scandaleuse à quiconque pourrait trouver cela discutable. Les rituels de l’O.T.O. constituent un pas de plus dans le déchirement du voile masquant ce symbolisme supplémentaire […] reformulé comme une sorte de franc-maçonnerie du « nouvel Éon [2] ». Toutefois, l’O.T.O. prétend former non pas des « maçons », mais plutôt des « magiciens », ainsi que le laisse entendre la comparaison des titres que les deux systèmes donnent à leurs degrés respectifs. De même, l’« A.’A.’ » [3] est une reformulation du modèle rosicrucien (à la manière de la Golden Dawn, de l’AMORC, etc.), avec le nouvel éon pour accentuation… » [4]

  1. NdT : Selon Jean Babelon (1909), il s’agit d’une « pièce dramatique composée en vue de l’édification et où paraissent en scène des allégories personnifiées. » ; de son côté, Raymond Lebègue (1929) en donne la définition suivante : « Essentiellement une pièce allégorique, mais ce caractère manque à certaines moralités historiques ».
  2. Un éon est une très longue période de temps, de durée arbitraire ; synonyme : ère.
  3. NdT – Définition que donne de l’« A’.A’ » le site Internet du « Collège de Thélème » et du « Temple de Thélème » (http://thelema.org/index.html) : « L’Arcanum Arcanorum [arcane des arcanes] n’est autre que le Saint des Saints dans lequel l’Arche sacrée demeure inviolée. Tout ordre magique, école du mystère, religion ou autre institution légitime diffusant une parcelle de la Sagesse ou de la Lumière n’est ou n’a jamais été qu’un Véhicule externe de cette Fraternité interne de la Lumière. Tel est le sens le plus élevé et le plus pur de l’A.’A’».
  4. Information recueillie auprès de l’ancien Maître d’une loge maçonnique et d’une « oasis » de l’O.T.O..


L’essence de la franc-maçonnerie

On sortirait du cadre du présent ouvrage en entreprenant de retracer l’historique complet de la franc-maçonnerie ; on se bornera donc à signaler que l’essence de cette dernière remonte à l’antique culte sumérien de « Shaïtan » (Satan). Le culte en question a pris forme dans l’Égypte ancienne et à Babylone, mais l’ironie a voulu qu’il soit très efficacement préservé de la disparition par les enseignement oraux de ses héritiers rabbiniques, sous la forme des « traditions des anciens » ou « sages ».

Il est noté, dans l’Ancien Testament, que les Israélites furent séduits à plusieurs reprises par les « mœurs de l’Égypte », l’exemple le plus frappant en étant l’adoration du Veau d’Or (Exode 32 :1-35). L’enseignement rabbinique oral inspiré par l’Égypte se heurta à l’opposition de Jésus-Christ, mais survécut à la destruction du second Temple en l’an 70 de notre ère. Des rabbins entreprirent ensuite de le consigner, et il se poursuivit dès lors sous deux noms : Talmud de Babylone et Kabbale. Dans le Talmud, la discipline tyrannique des prêtres païens de l’Égypte et de Babylone était voilée sous des renvois aux Écritures des Israélites ; de même, la Kabbale préservait un enseignement occulte sous les apparences occasionnelles de la piété, de l’orthodoxie et de commentaires des textes mosaïques du Pentateuque. Cette religion formalisée, faite d’oppression bureaucratique (le Talmud) et de gnose païenne (la Kabbale), devint connue après l’an 70 sous le nom de judaïsme, lequel n’a rien de commun avec la forme de religion exclusivement vétérotestamentaire qu’a pratiquée, durant plusieurs siècles après Jésus Christ, une petite minorité de Karaïtes judaïsants soumis aux violentes persécutions des rabbins ; ceux-ci pouvaient aller – en Castille, à partir du onzième siècle – jusqu’à leur faire couper la langue ou les faire fouetter à mort pour refus de reconnaître l’autorité rabbinique, appliquant ainsi une version judaïque de l’Inquisition (version vouée à l’oubli historique, comme on voudra bien le remarquer).

La gnose remodelée par les rabbins résista à l’hostilité des Apôtres et aux dénonciations des premiers Pères de l’Église en semant la perturbation au sein de la Chrétienté, où on la confondait souvent avec la foi en l’écriture seule (sola Scriptura) des anciens Israélites, au lieu de la voir pour ce qu’elle était en réalité : un champion poids lourd du paganisme, empli de superstition païenne comme de tradition non scripturale et purement humaine. Ainsi devait survivre, préservé dans le judaïsme comme dans une boîte de Petri, l’héritage égyptien d’Osiris, d’Isis et d’Horus, de Seth et de Shaïtan. En se transmettant de génération en génération, cette étrange infection n’a cessé d’explorer des filières nouvelles, essayant de se répandre sous toutes sortes de masques et de faux-semblants. Elle subit ainsi plusieurs mutations la faisant passer des manichéens et carpocratiens aux cathares et bogomiles. Une souche particulièrement virulente apparut lorsque les chevaliers du Temple se corrompirent et devinrent un ordre occulte. Cet ordre fut écrasé par le Trône et l’Autel et retourna sous terre.

Une solide tête de pont occulte s’établit en Angleterre sous Élisabeth 1ère. Cette offensive devait culminer avec le mouvement rosicrucien, l’exaltation très « Renaissance » de la magie et de l’alchimie par Heinrich Cornelius Agrippa (1486-1535) et Paracelse (1493-1541), puis la formation d’un système de loges accepté par le corps social et libre de recruter des hommes respectables. Le système de loges anglais, qui se présentait de façon exotérique comme une fraternité, un ordre fraternel copié sur la guilde catholique de la maçonnerie de pierre, utilisait les symboles de cette dernière pour donner des leçons d’apparence morale, mais adoptait en fait des symboles kabbalistiques du judaïsme et réservait son enseignement occulte aux hauts initiés. De la sorte, la nouvelle Loge maçonnique devint un puissant canal occulte entre les pays et se répandit à travers l’Europe ainsi qu’en Amérique. C’est ainsi que naquit la franc-maçonnerie.

Les initiés

Professant publiquement d’adorer une vague divinité appelée « Grand Architecte de l’Univers » (G.A.D.L.U.), la « Loge bleue » initie les francs-maçons au moyen d’un système rituel à trois degrés, alors que d’autres rites, tels celui d’York et le rite écossais, font passer à leurs maçons une série de degrés ascendants, dont certains laissent filtrer chaque fois un peu plus de lumière sur l’estime dans laquelle tout véritable initié doit tenir à la fois l’occultisme et Lucifer, le « Porteur de Lumière » des philosophes [1].

  1. Dans la cérémonie d’initiation au troisième degré, on désoriente le candidat,qui a les yeux bandés, en lui donnant un coup de maillet sur le front, d’où l’expression anglaise « They gave him the third degree » (ils lui ont fait subir le troisième degré) servant à désigner une pression psychologique, mais aussi des mauvais traitements physiques pouvant aller jusqu’à la torture.

Les maçons se reconnaissent entre eux par des phrases codées (Are you on the level ? » : Jouez-vous franc-jeu ?) ainsi que par des poignées de main et des gestes secrets. Dans la culture occidentale, ils sont représentatifs de ce système fondamental dit du « copinage », qui consiste à secourir les amis et à écraser les adversaires ; ils s’en acquittaient initialement par l’assassinat, mais ils le font plus souvent aujourd’hui par le torpillage de la carrière,l’ostracisme financier et social, la corruption judiciaire et les coups montés porteurs de scandale. Comme Al Capone et ses soupes populaires, les maçons se couvrent au moyen de nombreuses activités caritatives, généralement conduites par un « frère tourier » (c’est-à-dire un idiot utile). Les francs-maçons constituent le prototype des « clubs services » qui ont emboîté le pas à la maçonnerie, tel le Rotary Club. Ils ont largement infiltré le barreau, la magistrature, la police, le gouvernement fédéral, l’armée et le programme spatial. Des membres-clés de la Cour Suprême et du Congrès ont été cooptés à partir des hauts degré du rite écossais ; plusieurs Présidents des Etats-Unis ont été membres de la Loge, tandis que d’autres ont servi de paravents actifs à leur réseau de pouvoir.

Le franc-maçon moyen de type « alimentaire » est une pitoyable dupe, car il cède naïvement sa réputation à la loge en échange d’un bol de soupe revêtant la forme d’une carrière toute tracée. Cette ignorance peut même se rencontrer aux degrés supérieurs, dont il n’est pas automatiquement garanti que les titulaires fassent tous partie du cercle intérieur de ceux qui savent. Pourtant, nul individu ayant gardé un œil ouvert ne saurait progresser jusqu’à ces degrés supérieurs sans remarquer qu’il accède là à un niveau occulte ou ésotérique. Mais où ce niveau se trouve-t-il au juste ?

Entrée dans l’O.T.O.

Non seulement l’O.T.O. est synonyme d’occultisme, mais il est en relation directe avec les questions dont on dit aux maçons de degré élevé qu’elles sont réservées au cœur de l’initiation supérieure. Et au cœur même des secrets en question est l’assumation de la contradiction, de l’« élixir de vie » et du pouvoir du sang. Le lecteur pourra juger par lui-même de ce qui,dans cette gnose, est abominable ou simplement écœurant, et qui est assimilable aux sombres menées d’individus dépravés. Il s’exposera ainsi à tomber sur des choses qui glacent d’horreur l’innocence, et il le fera à ses risques et périls. Chacun devra déterminer si le présent ouvrage offre la clé d’une compréhension nécessaire ou, simplement, d’une fascination superflue. On ne devra pas le lire pour cette dernière raison, car il y a trop longtemps que la Cryptocratie exploite la fascination pour nous détourner de la réalité et des sujets de véritable crainte révérencielle que la Création de Dieu nous propose à chaque instant. Le fascination ne saurait être restaurée que pour s’unir au« sacrement du moment présent », ainsi que Jean-Pierre de Caussade a désigné les délices et la sainteté de l’activité permanente du Créateur. Les lecteurs facilement impressionnables devront choisir une autre lecture.

La gnose relative au culte de la Grande Bête Aleister Crowley, véritable grand-père du satanisme moderne, est faite de secrets kabbalistiques dégénérés. Il se peut même que ces secrets aient formé le socle du culte dirigé par Charles Manson [1], lequel aurait été affilié à une « Loge solaire » renégate faisant auparavant partie de l’O.T.O.. Ces secrets ont également constitué la base de notre programme spatial, tel que l’a lancé John Whiteside Parsons, chef de l’O.T.O., fondateur de l’Aerojet Corporation et cofondateur du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, Californie.

C’est cette gnose qui a formaté Hollywood et la politique américaine et qui a « relooké » à la fois l’Église catholique et jusqu’à la culture moderne, en déclenchant la vogue de la« Wicca » [2] et le mouvement homosexuel moderne, pour finir parfaire entrer le monde contemporain dans ce que les initiés appellent l’ère de l’ « enfant Horus », provoquant ainsi la mutation de notre culture et la transformation de ses vestiges de christianisme en des strates de plus en plus profondes de« crowleyanité ».

  1. NdT : Gourou luciférien, chef de la « famille Manson », qui assassina en1969, dans des conditions particulièrement atroces, l’actrice américaine SharonTate, épouse du réalisateur Roman Polanski. Voir ci-après.
  2. NdT – À en croire Wikipédia, « la Wicca est parfois considérée comme une religion, parfois davantage comme une philosophie. Elle inclut des éléments que l’on peut trouver dans nombre de croyances telles que le chamanisme, le druidisme et les mythologies gréco-romaine, slave, celtique et nordique. Ses adeptes, les wiccans, prônent le culte de la nature, qu’ils dénomment “l’Ancienne Religion”. » On l’aura compris : sous cette description destinée à endormir le néophyte, il y a la sorcellerie pérenne. La Wicca est censée être de la « sorcellerie blanche », mais il n’y a qu’une magie, et sa seule « couleur » est le noir.

2004 marquait le centenaire de ce Nouvel Éon, et pour célébrer l’événement, l’O.T.O. a publié une édition de son principal « livre saint », dont nous parlerons ci-après. La Bête se porte comme un charme en ce vingt et unième siècle, et elle assure l’« élevage » des goyim (comme disait Charles Fort), au point où l’affrontement entre Chou Vert (Bush) et Vert Chou (Kerry) ne saurait susciter une seconde de préoccupation aux patates de canapé (couch potatoes) qui gobent des émissions de sport et des films pornos à longueur de journée. Mais l’O.T.O.n’est pas fini, comme nous allons le démontrer, forts de connaître à présent son origine, ses desseins, ses buts et, en particulier, ses maîtres.

I.
UN APERÇU DU CULTE DE LA BÊTE

*« … Il y a là des mystères qu’aucune Bête ne percera jamais. »

Le Culte de la Bête n’a rien d’anodin. Il correspond à une puissante organisation mondiale âgée d’un siècle environ et dotée de multiples branches. Cet ordre occulte, né des cendres des Illuminati de Bavière, a condensé en lui-même tous les degrés de la franc-maçonnerie, jusques et y compris le 97ème degré, dont personne ou presque n’a jamais entendu parler. Il est le produit de distillation, l’essence même de la plus occulte de toutes les sociétés secrètes.

« Ordre des Templiers Orientaux », « O.T.O. » : voilà un nom bien particulier pour un culte de la Bête… Mais c’est intentionnel, car ces trois lettres laissent deviner le secret central du degré avancé, qui est emprunté au Zohar [1].

Obscur, mais encerclant le globe ; obscur, mais peuplé des hommes et des femmes les plus cultivés du monde ; obscur, mais œuvrant secrètement à la transformation alchimique de l’humanité : comment se fait-il donc que la masse des gens n’aient jamais entendu parler de l’O.T.O. ? Car ce dernier ne se cache pas complètement. Il est vrai, cependant, qu’il ne se fait pas non plus beaucoup de publicité [2] : ses loges n’ont rien à voir avec des édifices imposants tels qu’un temple de rite écossais, qui fourmille de symboles païens, et l’on peut passer devant l’une d’elles sans rien remarquer. Mais l’ordre sait se rendre accessible à ceux qui le cherchent.

  1. Le Zohar, ou « Livre de la Splendeur », qui est le texte primordial des kabbalistes, figure au programme des études de judaïsme avancées.
  2. À l’âge de l’Internet, on ne compte plus les sites parlant de l’« O.T.O. ». Mais ils relèvent surtout d’une pratique purement émotionnelle des relations publiques, et certains sont même gérés par des non-initiés. À quelques notables exceptions près, les sites Internet affichant le sigle « O.T.O. » et la maxime « Fais ce que voudras est le tout de la loi » ne sont que du tout-venant à la petite semaine, et ils servent souvent à embrouiller plus qu’à informer.

Bien que n’ayant pas la maîtrise du monde entier, l’O.T.O. n’en a pas moins « modelé » certains des événements historiques les plus monumentaux du vingtième siècle. Il travaille en silence,comme un cancer invasif, comme un gaz inodore et incolore. À l’instar du Bouc de Mendès1 se glissant dans une chambre à la lumière de la lune, l’O.T.O. s’est insinué dans de nombreux endroits surprenants, et aussi bien littéralement que figurativement, il s’est mis au lit comme un politicien corrompu.

Le culte de l’O.T.O. représente l’essence même, l’ultime cercle intérieur de la franc-maçonnerie ésotérique (bien qu’il faille s’attendre à ce que chaque loge maçonnique ou presque le nie). Or, non seulement les preuves historiques du bien-fondé de cette affirmation sont trop convaincantes pour être ignorées, mais les membres du cercle en question sont au courant du chevauchement des appartenances entre la maçonnerie et l’O.T.O., et ils gardent le secret là-dessus.

Un premier contact avec l’O.T.O. peut se nouer à l’occasion de la lecture d’un poème érotique, durant laquelle vos réactions sont observées et jaugées pour voir si l’on peut partager davantage d’informations avec vous. Vous pouvez aussi surprendre, dans un coffee shop [2], un membre en train d’en saluer un autre par la formule thélémique « Fais ce que voudras est le tout de la loi ».

  1. NdT (d’après Wikipédia) : Le Bouc de Mendès est un des noms donnés à la représentation du Baphomet par Eliphas Levi au dix-neuvième siècle. C’est un symbole bien connu en occultisme et dans certaines pratiques satanistes.
  2. NdT (d’après Wikipédia) : Un coffee shop est un établissement similaire à un café, dans lequel on peut acheter et consommer du cannabis sous certaines conditions strictes. En Europe, ce type d’établissement ne se rencontre pour le moment qu’aux Pays-Bas, un des seuls pays où la vente et la consommation de cannabis sont tolérées (sans êtres légalisées), ce qui le rend très attirant aux yeux des consommateurs de cannabis des pays voisins comme la Belgique, l’Allemagne ou la France, qui viennent y pratiquer ce qu’on appelle le tourisme cannabique.

Si l’on était autorisé à observer ce qui se passe dans une loge de l’O.T.O. au Japon, au Brésil, en Israël ou au Texas, on pourrait même y assister à des rituels accomplis par des individus initiés également à l’Ordre de la Bête (associé à l’O.T.O.) qu’on appelle Silver Star [étoile d’argent]. On y verrait alors un initié enrobe pratiquer le Grand Rituel de l’Hexagramme [1], auquel la plupart des maçons n’ont jamais assisté, malgré les claires allusions à la Kabbale qui figurent dans les écrits de leurs propres dirigeants, écrits que le maçon lambda n’étudie jamais [2].

  1. L’hexagramme, appelé improprement « étoile de David », n’a en fait rien à voir avec l’ancien Irsaël, le Roi David ou l’Ancien Testament.
  2. Communément orthographiée Qabalah au sein de l’O.T.O., l’accent étant mis sur la pratique de la « magick » et l’adoration de la Déesse. Le mots’orthographie cabale (du latin cabala) pour décrire un groupe de conspirateurs,et dans les milieux rabbiniques, on parle de la Kabbale pour désigner les enseignements rabbiniques classiques d’Isaac Luria et d’autres « sages »judaïques. Voir glossaire in fine pour plus amples informations.

Les francs-maçons brillants et dévoués à la cause finissent néanmoins par entrer dans l’O.T.O.. Il n’y a pour eux, en fait, aucun autre débouché, si ce n’est l’Ordre de l’Étoile d’Argent (Order of the Silver Star), qui présuppose en général une affiliation à l’O.T.O., ou encore – s’ils sont trop délicats – l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée (Hermetic Order of the Golden Dawn).

Faits de base relatifs à l’O.T.O.

1. Charles Manson aurait été affilié à un groupe de Californie du Sud appelé Solar Lodge (loge solaire), dont certains soutiennent qu’il est lié à l’O.T.O.. Mais ce dernier dément unetelle relation, et la Solar Lodge est généralement considérée comme une entité plus ou moins renégate. Elle développe des perspectives de fin du monde, préconise le séparatisme blanc et prône le sadomasochisme. Certains auteurs ont écrit, en outre, que ses adeptes se livraient au trafic de drogue, buvaient du sang et abusaient sexuellement d’enfants, allant même jusqu’à les tuer,en partie aux fins de leur programmation et de leur conditionnement psychologiques. L. Ron Hubbard, fondateur de la « Scientologie », a eu l’idée de son « truc » alors qu’il était membre d’une unité californienne de l’O.T.O..

2. L’O.T.O. est lié au Rite Palladien, saint des saints de la franc-maçonnerie.

3. L’O.T.O. comporte une aile exclusivement ecclésiastique, l’« Église Catholique Gnostique ». La liturgie centrale de l’O.T.O. est la « messe » gnostique composée par Aleister Crowley. Ce rite est célébré dans le monde entier, chaque dimanche à la nuit tombante, par une prêtresse trônant nue sur un autel (si l’on suit scrupuleusement les rubriques de Crowley). Ce n’est pas à proprement parler une « messe noire » ; on a donc appelé cela une « messe grise » [1].

4. Certains membres de l’O.T.O. ont été les promoteurs de l’« amour homme/garçon ». Le « sexologue »immensément influent Alfred Kinsey (1894-1956) – auteur de l’ouvrage Le comportement sexuel de l’homme, devenu la fondement de l’éducation sexuelle moderne et, partant, le facteur d’une grave érosion de la moralité traditionnelle américaine – était un pédéraste qui s’est servi de centaines d’enfants dans le cadre d’actes sexuels motivés par ses fameuses « recherches médicales » [2]. Kinsey citait Crowley comme une de ses grandes sources d’inspiration, et il séjournait à l’« abbaye de Thélème » de celui-ci. Il a été glorifié dans un film hollywoodien de 2004 réalisé dans les studios de la Fox, propriété du magnat de la presse Rupert Murdoch.

  1. La messe gnostique n’est pas la « messe noire » au sens satanique du terme,dans laquelle on inverse les rubriques de la messe catholique romaine. Elle déguise ses invocations à Satan sous des noms dont l’initié découvre ensuite qu’ils sont synonymes de Satan. En ce sens, certains l’ont appelée « messe grise » à cause de son caractère trompeur plutôt qu’ouvertement diabolique.
  2. Cf. Judith Reisman, Kinsey : Crimes & Consequences. Kinsey « a établi des rapports d’observation, par chronométrage, du temps d’arrivée de l’orgasmechez 1.888 garçons d’âge compris entre cinq mois et l’adolescence, ainsi que chez 147 pré-adolescentes ».

5. L’O.T.O. est parvenu à s’insinuer dans l’Église catholique romaine, son ennemie de toujours. Il la méprise parce qu’elle préserve les messages du Christ crucifié, dont il fait piétiner l’image dans le rite de son cinquième degré, celui du« Prince souverain de la Rose-Croix ». L’O.T.O. entretient un mélange alchimique et schizophrène de crainte révérencielle vis-à-vis du rituel catholique traditionnel et d’antagonisme à l’égard de Rome, tout en s’intéressant hautement à l’orientation de l’Église catholique et en cherchant à l’infléchir chaque fois que c’est possible.

6. Après la mort en 1903 du Pape Léon XIII, anti franc-maçon à toute épreuve, l’O.T.O. faillit obtenir un pape issu de ses rangs en la personne du cardinal Mariano Rampolla del Tindaro (1843-1913), Secrétaire d’État du Vatican et membre secret de l’Académie maçonnique, dont l’élection au Trône de Pierre fut stoppée par un veto émis in extremis. Ce veto fut suscité par un grand expert catholique de la conspiration occulte,Monseigneur Ernest Jouin, prélat français, qui convainquit l’Empereur d’Autriche François-Joseph (avec l’aide du cardinal Jan Puzyna, évêque de Cracovie) de l’appartenance du cardinal Rampolla à l’O.T.O. ; ce qu’apprenant, l’Empereur invoqua une loi ancienne pour que soit annulée l’élection de Rampolla.

7. L’O.T.O. a contribué à répandre parmi les jeunes l’enthousiasme pour la « Wicca » – qui est une « magie blanche »ou une « sorcellerie blanche » – en pompant une grande partie de l’énergie et de l’élan du mouvement New Age afin de préparer le terrain à l’acceptation du concept de « bon sorcier » tel qu’il est exprimé dans les romans à grand succès de Harry Potter.

8. Aleister Crowley, agent de renseignement britannique et chef de l’O.T.O., et son secrétaire judaïque Israel Regudy (alias Regardie) ont puissamment contribué à favoriser l’obsession de la Kabbale, qui a abouti à l’explosion contemporaine d’intérêt pour cette dernière parmi des célébrités comme les chanteuses Madonna et Britney Spears.

9. Sa totale dépravation et sa poursuite d’un dessein occulte sont le signe d’une démence qui frappe les observateurs objectifs de l’O.T.O., mais celui-ci n’en gère pas moins cette démence de façon méthodique. Ainsi entretient-il des liens avec les sphères gouvernementales les plus élevées de l’Occident ; par exemple, le bras droit d’Aleister Crowley n’était autre que le Major-General John Frederick Charles Fuller (1878-1966), l’un des plus grands stratèges militaires de l’ère moderne. Aux Etats-Unis, John Whiteside Parsons, principal expert des fusées au Jet Propulsion Laboratory (situé à Pasadena, en Californie), a dirigé pendant plusieurs années la branche californienne de l’O.T.O.. Il a contribué à jeter les fondations du programme spatial et des vols lunaires en tant qu’« acte de magie rituelle ». Les rites de l’O.T.O. fondés sur le sexe et la mort sont accomplis partout aux Etats-Unis, y compris les folles cérémonies de magica sexualis organisées à l’observatoire du Mont Palomar et auxquelles participent – selon feu James Shelby Downard – des agents des services secrets et du FBI, qui s’y sont livrés à des rites sexuels avec l’ex-épouse de Downard, tous les participants étant immergés dans la lumière de l’étoile Sirius (de la constellation Canis Major), que diffusait le télescope de cinq mètres de diamètre. (Sirius était l’objet de vénération suprême de la religion officielle de l’Égypte ancienne.)

10. Fort de son énorme influence sur l’élite, l’O.T.O.a inauguré et bétonné la transformation des masses en agissant sur Hollywood, sur le monde international des affaires et au sein du gouvernement américain, de même qu’en répandant l’« énergie de Satan » dans toute la planète, selon les propres termes de« Frater Aussik 400 » (alias Kenneth Grant), chef extérieur de l’Ordo Templi Orientis.Aux yeux de l’O.T.O., le dieu Horus est sur nous ;autrement dit, la démence démoniaque de cet ordre constitue à présent la norme culturelle reconnue, et ce sont ses initiés qui nous dirigent désormais.

II
LA FRATERNITÉ DU SANG OPÉRANT SOUS LE SIGNE DE BAPHOMET [1]

« … que le sang coule en l’honneur de mon nom. »

  1. NdT (d’après Wikipédia) : Baphomet est le nom donné par certains occultistes du dix-neuvième siècle à l’idole mystérieuse que les chevaliers de l’ordre du Temple furent accusés de vénérer. Le plus souvent représentée avec la tête d’un bouc ou d’un homme barbu, l’idole était vénérée, mais également crainte pour sa laideur.

Ce qui oppose tout d’abord l’O.T.O. à notre culture tient à la fusion, en son sein, d’une affirmation apparente de la vie et d’une profonde fascination pour le sang. Dans ses documents officiels, l’O.T.O. exige de façon répétée – avec explications à la clé – des sacrifices sanglants. Ainsi, dans sa principale « écriture », The Book of the Law (Le Livre de la Loi), il stipule ceci : « Adorez moi avec le feu et le sang […] que le sang coule en l’honneur de mon nom […] Sacrifiez du bétail, petit et gros ; ensuite, un enfant[…] Tuez et torturez ; n’épargnez pas ; attaquez-les ! […] Le meilleur sang est celui de la lune, le sang menstruel ; puis, le sang frais d’un enfant […] puis, celui des ennemis […] Brûlez-le ;faites-en des gâteaux et mangez-les en mon nom […] En outre,manger cela fera naître en vous le désir et la puissance. »

Crowley-MagickL’œuvre majeure d’Aleister Crowley, donc de l’O.T.O., est le volumineux ouvrage intitulé Magick, que diffusent toutes les chaînes de librairies. Dans ce livre de la taille d’une Bible familiale, le chapitre intitulé « Of the Bloody Sacrifice, and of Matters Cognate » (Du sacrifice sanglant et des matières apparentées) proclame que « L’animal doit donc être tué à l’intérieur du Cercle– ou du Triangle, le cas échéant – afin que son énergie ne puisse s’échapper […] Pour obtenir une efficacité spirituelle maximale, il faut donc choisir la victime ayant en elle la force la plus grande et la plus pure. Un enfant mâle d’innocence parfaite et de vive intelligence est la victime la plus satisfaisante et la plus appropriée[…] Toutefois, la méthode de mise à mort est pratiquement invariable : l’animal doit être frappé au cœur ou avoir la gorge tranchée, avec un couteau dans les deux cas. Toute autre méthode de mise à mort est moins efficace ; même en cas de crucifixion, la mort est donnée par le poignard. »

Cette allusion aux sacrifices sanglants est loin d’être la seule que contiennent les écrits du chef de l’O.T.O.. Dans les instructions secrètes que reçoit tout candidat à l’initiation au huitième degré, l’intéressé se voit remettre un traité intitulé « Of the Rites of Blood » (Des rites du sang »), où il peut lire ceci :

On dit qu’il existe une secte de Juifs religieux appelés Hassidim, qui pratiquent le sacrifice humain. Parmi les Gentils, ils prélèvent de préférence un enfant, mais aussi un adulte, et le mettent solennellement à mort de telle sorte que pas une seule goutte de son sang ne se perde, de crainte que l’esprit de la victime n’échappe à l’Exorciste en se réfugiant dans cette goutte.Car une fois que l’esprit de la victime est scellé dans le sang répandu et recueilli, il prend place dans chaque atome de ce sang,de même qu’à la Messe, on dit que le Corps du Christ est intégralement contenu dans chaque miette de l’hostie consacrée et que Son Sang est intégralement contenu dans chaque goutte du vin consacré, avec la même efficacité partout et pour tous. »

Crowley a fait l’objet de graves condamnations pour avoir répété ce que l’on dénonce fréquemment aujourd’hui comme constituant une « diffamation du sang » à l’encontre des rabbins orthodoxes, mais il n’avait aucune volonté de diffamation ; il disposait, en fait, d’informations – émanant peut-être de Sir Richard Francis Burton [1] – selon lesquelles une secte judaïque se livrait bel et bien à des sacrifices humains.

  1. NdT (d’après Wikipédia) : Le capitaine Sir Richard Francis Burton (1821-1890) était un érudit britannique. Il fut tour à tour officier, escrimeur,explorateur, écrivain et poète, traducteur, linguiste, orientaliste, maître soufi, ethnologue, diplomate et expérimentateur passionné de la plupart des perversions humaines.

Dans son introduction au Sepher Sephiroth, dictionnaire kabbalistique ajouté par lui à son journal occulte The Equinox, Crowley écrit ceci : « Les Juifs d’Europe orientale pratiquent aujourd’hui encore des sacrifices humains, ainsi que feu Sir Richard Burton l’a exposé longuement dans son manuscrit. Et cette information, les Juifs riches d’Angleterre ont remué ciel et terre pour l’étouffer… »

Un philosophe du meurtre rituel

Il ne fait aucun doute que Crowley croyait en l’efficacité du sacrifice humain ; trop de passages de son œuvre le prouvent pour qu’on puisse le nier. Dans son ouvrage intitulé The Visionand the Voice (La vision et la voix) [1], on peut lire cette note en bas de page originale, qui relève du rite de bandage des yeux :

« Le “sacrifice sanglant” est généralement considéré comme ressortissant à la “magie noire”. Mais tout dépend de la formule employée par le magicien. Un meurtre est toujours répréhensible, même en cas de nécessité, n’était la Formule de l’Évolution. On doit assumer en son Être propre, solennellement,le karma tout entier de la créature mise à mort, érigeant ainsi cette dernière en une structure organique supérieure et l’aidant de la sorte à accomplir sa Véritable Aspiration à une Forme de Vie plus élevée. C’est là, bien entendu, une méthode de travail grossièrement matérielle, mais c’est la seule disponible en pareil cas. L’animal est de toute façon voué à la mort… »

  1. Aleister Crowley et al., The Vision and the Voice (York Beach, Maine, SamuelWeiser, 1998).

Dans le même ouvrage, on peut lire également ceci : « Le Rite suprême consisterait à procurer un orgasme à la victime à l’instant de sa mort. On atteindrait là au sommet de l’Art magique. Il serait préférable encore de sacrifier une jeune fille, consentante de préférence.

Après l’avoir violée, on devrait non pas manger son corps, mais en faire neuf morceaux : tête, bras,jambes, tronc découpé en quatre parties. Il conviendrait d’inscrire sur la peau les noms des dieux appropriés, puis les bras devraient ensuite être écorchés et brûlés […] Ce Rite serait à accomplir non pas de manière ordinaire, mais en de rares occasions, et seulement au service de grands desseins ; Il ne devrait être révélé à personne. »

Lisons, en outre, ce passage extrait d’un autre texte officiel d’Aleister Crowley : « Une nouvelle fois, le maître prononcera les douces paroles de son choix, et avec un accompagnement musical et autre, il fera s’avancer la victime. De même, il sacrifiera un jeune enfant sur l’autel, et le sang couvrira l’autel d’un parfum digne des roses. »

L’O.T.O. nie qu’aucun de ces passages ait trait à un meurtre ou sacrifice humain. Et il ne ment pas tout à fait en laissant entendre que cela renvoie à la physiologie de la menstruation féminine. Les secrets de ses degrés supérieurs comportent, en effet, l’emploi d’une « Femme Écarlate » dont l’Elixir Rubeus est considéré comme l’émanation de Babalon (mot par lequel il désigne la « prostituée de Babylone » mentionnée dans la Bible) et constitue à ce titre une matière importante pour l’initié, qui consomme cette mixture en tant que « sacrement ».

L’un des rituels ordinaires de l’O.T.O. comporte la crucifixion d’un crapaud auparavant baptisé du nom de Jésus :« Vois, Jésus de Nazareth, comme tu as été pris à mon piège […]de même que je t’oblitère de la surface de cette terre, de même assurément passera l’éclipse […] Je […] te condamne donc, Jésus,Dieu-Esclave, à être tourné en dérision, couvert de crachats,fouetté, puis crucifié. » Ensuite, le crapaud est torturé et finalement poignardé.

Il va de soi que l’on ne saurait écarter comme purement figuratives toutes les allusions aux sacrifices sanglants qui se rencontrent dans la littérature de la « Crowleyanité ». On sait, par exemple, que Crowley a sacrifié un bouc alors que ce dernier copulait avec sa maîtresse Leah Hirsig ; Crowley lui trancha la gorge, et Hirsig eut le dos éclaboussé de sang. On approche de la vérité en se rendant compte qu’à la « messe » gnostique célébrée chaque samedi soir, la « communion » consiste en un mélange de miel, de blé et de sang, parfois menstruel, d’autres fois non. Où donc se procure-t-on ce sang ? On se sert d’« animaux », bien sûr,mais il existe d’autres possibilités. Comme il est écrit dans le« Livre de la loi » : « Le meilleur sang est celui de la lune, le sang menstruel ; puis, le sang frais d’un enfant […] Sacrifiez du bétail, petit et gros : ensuite, un enfant. »

Un examen minutieux s’imposerait pour déterminer si l’O.T.O. pratique ou non le sacrifice sanglant d’êtres humains au sens littéral, communément admis de l’expression. Cette pratique n’est certes ni officielle, ni officiellement tolérée. Seules s’y livrent peut-être des personnes instables qui prennent Crowley au mot et donnent libre cours aux impulsions qu’il a approuvées, agissant de la sorte contre les souhaits ouvertement déclarés des dirigeants de l’O.T.O., qui peuvent alors se permettre de formuler des démentis plausibles, car émis en toute bonne foi.

La « famille » Manson

Les bourreaux de "la famille Manson"
Les bourreaux de « la famille Manson »

Le massacre particulièrement sauvage dont l’actrice Sharon Tate et quatre autres personnes furent victimes le 9 août 1969 a horrifié cette année-là le monde entier. Les abominables détails de ces assassinats sont bien connus ; entre autres, l’enfant que l’actrice portait en son sein fut poignardé, et l’on pouvait lire, barbouillé sur le mur avec le sang des victimes, Helter Skelter, titre d’une chanson composée par les Beatles un an après qu’ils eurent ressuscité l’intérêt pour Crowley, alors décédé, en plaçant le portrait photographique de celui-ci sur la couverture de leur album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.

Sharon Tate était l’épouse de Roman Polanski, réalisateur du film « Rosemary’s Baby », dont le scénario porte sur la naissance d’un « enfant de lune » démoniaque. Or, dans une instruction secrète du neuvième degré de l’O.T.O., il est mentionné la création d’un « enfant de lune » (ou homoncule) parla possession démoniaque d’un fœtus lors d’une copulation ritualisée. Pendant les années quarante, Jack Parsons, chef de l’O.T.O. pour la Californie du Sud, dont la loge entretenait des liens étroits avec les milieux hollywoodiens, s’est donné beaucoup de peine pour créer un « enfant de lune ». On est fondé, en fait, à percevoir le « bébé de Rosemary » comme l’accomplissement cinématographique du rituel de création d’un homoncule.

Charles Manson
Charles Manson

Il a été écrit, sur les assassinats de la « famille » Manson, de nombreux livres accusant son gourou d’être un tenant du racisme blanc et d’avoir pris trop de drogue. On connaît moins bien, toutefois, ses relations avec la Loge solaire. Or, il se trouve que la loge ayant succédé à celle de Parsons (Agape), située à Pasadena, se trouvait, elle aussi, en Californie du Sud et comptait parmi ses adhérents un jeune homme du nom de Charles Manson. Le dirigeant de l’O.T.O. Grady McMurty (surnommé« Hymenaeus Alpha ») contacta le FBI après l’arrestation de Manson et fit une déposition dont il ressortait que la loge au sein de laquelle Manson avait été initié n’était pas reconnue par l’O.T.O., qu’il ne s’agissait que d’une loge bâtarde et franc-tireuse. Or, cette affirmation prête à controverse, car jusque dans l’un ou l’autre brin du véritable écheveau qu’est l’O.T.O., on pourrait fort bien traiter Mac Murty lui-même de bâtard et nier tout à la fois sa légitimité et son autorité. Ces multiples démentis croisés et le chaos qu’ils engendrent servent à déséquilibrer les investigateurs et à faciliter l’avance des processus cryptiques à la faveur de la désorientation qui s’ensuit. Sous cette houle de surface, la hiérarchie occulte demeure intacte et en parfait état de fonctionnement.

Le fait obscur que masquent ces déclarations « officielles »et ces refus non moins officiels de « reconnaissance » est la possibilité que par le biais de la Loge solaire, Manson ait pris connaissance du Livre de la Loi, ainsi que des bases très explicites qu’y trouve tout individu aspirant à commettre des meurtres rituels. Au deuxième chapitre de cet ouvrage, Manson a peut-être retenu ces mots : « « Adorez-moi avec le feu et le sang […] que le sang coule en l’honneur de mon nom […] Sacrifiez […] un enfant[…] Tuez et torturez ; n’épargnez pas ; attaquez-les !… »

De même que Crowley avait été élevé, enfant, dans la secte « chrétienne » fanatiquement fondamentaliste connue sous le nom de « Frères de Plymouth », Il se peut que Manson ait agi en fondamentaliste thélémite et assimilé la logique des exigences de la Volonté de Puissance telle que l’avait exposée Crowley.

Quoi qu’il en soit de Manson, le meurtre rituel satanique est un fait. On peut l’appeler aussi viol rituel maçonnique et expérience de domination psychique, celle-ci étant conduite par la« communauté du renseignement », comme ce fut le cas de l’infâme projet MK-ULTRA, aux fins duquel la CIA essaya sur divers « patients » l’emploi des drogues et de la psychochirurgie (y compris la lobotomie), ainsi que les électrochocs et l’hypnose.

Voici quelques exemples de comportements sataniques : en Allemagne, le 6 juillet 2001, Daniel et Manuela Ruda poignardèrent Frank Hackert à 66 reprises, gravèrent un pentagramme sur son estomac, burent son sang dans une coupe placée sur un autel surmonté de crânes humains et copulèrent dans un cercueil en chêne rembourré de satin. La même année, à Leesburg (Virginie), Kyle Hulbert tua le biophysicien Robert Schwartz à coups d’épée et but ensuite son sang. À Brisbane (Australie), en 1999, deux adolescents se faisant appeler respectivement « l’Antéchrist » et l’« Ange de douleur » suivirent une touriste de cinquante-neuf ans dans le Parc national de Noosa (Australie), la poignardèrent à vingt-deux reprises et lui tranchèrent la gorge d’une oreille à l’autre. À Helsinki, en 1999 également, un homme et une très jeune femme, tous deux voués à l’occultisme, torturèrent et étouffèrent un « ami », violèrent son corps, en dévorèrent certaines parties et finirent par le scier en plusieurs morceaux.

À Buenos Aires, la même année, un homme de cinquante ans fut mutilé par ses deux filles, qui appartenaient à un ordre alchimique. Elles le poignardèrent à cent reprises, gravèrent des symboles sur son corps et dévorèrent une partie de son visage. À Varsovie en 1999, à Eustis (Floride) en 1996, à Athènes (Grèce)en 1995 et à Brisbane en 1989, des actes tout aussi horribles furent commis pour des motifs analogues par des hommes et des femmes férus d’occultisme. Manifestement, Crowley ne manque pas d’héritiers. Que les actes rapportés ci-dessus relèvent d’une complète démence, d’expériences gouvernementales de domination psychique ou de l’implantation occasionnelle d’un« virus » dans la conscience collective, dont il est dûment tenu compte aux fins de programmation occulte de la population, ils constituent à coup sûr une mise en œuvre de l’injonction contenue dans le Livre de la Loi : « Qu’il ne soit pas question de pitié : maudits soient ceux qui ont pitié ! Tuez et torturez ; n’épargnez pas… »

Mais le véritable héritage de Manson et Crowley est déjà là : c’est l’avortement, le sacrifice fait à Moloch, accompagné de son approbation talmudique [1].

  1. Selon le Talmud, un embryon de moins de quarante jours est considéré comme étant « simplement de l’eau ». Après les quarante premiers jours, l’enfant à naître peut être tué s’il a le statut rabbinique de rodef (poursuivant).

Saurons-nous détecter ce qu’est vraiment cet héritage ? Sinon, Crowley et ses imitateurs auront réussi à approfondir notre stupeur et à nous dicter des types « inacceptables » de démembrement de l’innocent, alors qu’il y en aurait – selon eux –d’« acceptables »… Comme Crowley le stipule au chapitre 2,verset 58 de son « livre saint » : « Les esclaves doivent servir ».

Une armée « heavy metal » [1]

  1. NdT : Le « hard rock » (rock dur) ou « heavy metal » (métal lourd) est une forme de musique « rock » particulièrement bruyante et violente, que certains groupes pratiquent dans un esprit ainsi qu’avec des paroles et, en concert, une mise en scène ouvertement sataniques. L’un de ces groupes porte même le nom significatif de « Marilyn Manson »…

L’O.T.O. présente un aspect microcosmique : son rituel,qui a pour pendant macrocosmique l’« enfant de lune », à savoir la culture américaine, caractérisée par un flirt de plus en plus poussé avec l’imagerie satanique, le sang, le sexe, la nudité et le sadisme.La jeune génération actuelle des Etats-Unis est si profondément immergée dans l’occulte que l’armée américaine a pris l’habitude d’incorporer dans son programme et ses actions de formation psychologique la « musique » de groupes de rock « heavy metal »tels que « AC/DC », au nom de code alchimique androgyne.

Ainsi, en avril 2004, le commandement américain a fait beugler par ses troupes la « chanson » d’AC/DC « Hell’s Bells »[les cloches de l’enfer] aux oreilles de la population musulmane de Falludja, en Irak. Les journalistes qui accompagnent les troupes de combat américaines sur le terrain ont remarqué l’omniprésence de cette « musique » parmi les jeunes soldats. Le satanisme y est dorénavant banalisé et accepté. C’est du reste dans cet esprit qu’à la prison d’Abu Ghraib, en Irak, des soldats américains forcèrent des hommes musulmans à se déshabiller entièrement et à simuler ensemble des actes sexuels dégénérés. Ces agissements sordides furent stigmatisés comme étant le fait exclusif de « quelques brebis galeuses », mais selon certains témoignages, ils résultaient souvent d’un ordre donné par les agents de renseignement américains présents dans la chaîne de commandement militaire.On notera que de tels actes – commis par des membres de l’armée américaine – évoquent plus que superficiellement les rituels occultes.

Le jeu de tarot

Lorsque la direction de l’O.T.O. entreprit de susciter la renaissance de ce dernier aux Etats-Unis, elle commercialisa de façon avisée le jeu de tarot d’Aleister Crowley, et cette version en couleurs vives du Livre de Toth devint son moyen favori de faire venir la jeunesse à l’O.T.O.. Le jeu en question, produit par la U.S. Game Company, continue à se vendre dans les grandes chaînes de librairies. Quel adolescent pourrait résister à la tentation d’au moins regarder ces cartes, ne serait-ce qu’en raison de leurs dessins érotiques, réalisés par une certaine « Lady » Frieda Harris sous la direction de « Sir » Aleister Crowley ?

Quel gamin n’aurait pas envie de posséder des pouvoirs ou de regarder dans l’avenir tout en devenant un héros de bande dessinée ? Sa curiosité étant entretenue avec les livres et les films tournant autour du personnage de Harry Potter, qui ont un gigantesque succès, il ne manquera pas de se sentir doublement motivé à prendre de l’avance dans sa préparation à l’« École Poudlard de Magie et de Sorcellerie » [1]. Or, quel meilleur moyen,pour y parvenir, qu’un jeu de tarot conçu par Alesteir Crowley soi-même, le plus célèbre vrai magicien des temps modernes ?

  1. NdT : École où est formé Harry Potter, héros des romans et des films portant son nom

[FIN DE L’EXTRAIT]


 

Du-sang-sur-lautelExtraits du livre

ISBN : 2-8162-0104-8
Nombre de pages : 240
Achat

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