Le drame maçonnique – Le pouvoir occulte contre la France, de Paul Copin-Albancelli

Le drame maconnique

(1908)
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Qu’est ce que la Franc-Maçonnerie ? Pourquoi cette association présente-t-elle l’étrange phénomène de deux organisations, l’une qu’elle montre, l’autre qu’elle dissimule? Qu’a-t-elle fait dans notre pays depuis bientôt deux siècles? Qu’y fait-elle actuellement? Par quelles méthodes parvient-elle à accomplir les destructions qu’elle entreprend? Par qui un si extraordinaire instrument a-t-il pu être imaginé? Dans quel but?

Telles sont les questions que doit soulever une étude complète de la Franc-Maçonnerie, — celles qu’il faut élucider pour que la France puisse se sauver. Je suis aux prises avec elles depuis vingt quatre ans. Mais mon travail définitif, celui de ces dernières années, a été fait en collaboration avec la Ligue Française Antimaçonnique : pour elle, et aussi par elle. C’est pourquoi, A mes deux collaboratrices : La Ligue Française Antimaçonnique et sa branche féminine, la Ligue Jeanne-d’Arc, dans lesquelles se sont groupés tant d’êtres choisis et si purement dévoués, Je dédie le présent ouvrage.

Copin-Albancelli


Ancien franc-maçon, il lança au début du siècle dernier une vaste campagne de dénonciation de la franc-maçonnerie afin de dévoiler les buts secrets de la secte, car ceux-ci sont trop souvent ignorés du grand public, à travers des journaux et quelques livres dont celui-ci, enfin réédité. (…)

L’auteur a été franc-maçon de très nombreuses années pour savoir de quoi il parle et son témoignage est d’une très grande valeur pour ceux qui veulent savoir la vérité sur la réalité de la Franc-maçonnerie…

Une chose qui frappe en lisant ce livre, c’est qu’on le croirait écrit pour l’heure présente… On voit que la marche de la secte est aujourd’hui la même qu’il y a presque cent ans… même pire…(…)

Disraeli, qui fut un grand homme d’état britannique, disait que « le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l’imaginent ceux dont l’œil ne plonge pas derrière les coulisses. »

Extrait du 4ème de couverture de l’édition Barruel publiée en 2000. Les citations qui suivent (retranscrites sans les rares coquilles) proviennent de cette édition.


 

Commentaire personnel :

recompenseA mes yeux, et pour le moment le meilleur livre parlant de la Franc-maçonnerie en profondeur, de l’intérieur. Ancien FM au grade de Rose-Croix, l’auteur a méthodiquement procédé pour percer les mystères des grades supérieurs, en analysant et commentant ce qu’il connaissait déjà dans la FM.

Ici, pas de satanisme, de palladisme ou « apparitions du diable » en arrières-loges (il qualifie d’ailleurs, dans un très bref passage, Léo Taxil de « fumiste »). L’auteur concède cependant la réalité de la doctrine luciférienne existante, mais ne s’attarde pas dessus.

Un chapitrage riche (voir plus bas), un plaisir de lecture, chez un auteur antimaçonnique qui n’est pas prosélyte. Un ouvrage incontournable pour qui veut sérieusement étudier le pouvoir réel et la structure en mille-feuille de la secte et ses inspirateurs de l’ombre.


 

 

Citations

 

Les lecteurs qui voudront bien aller jusqu’au bout de ce volume auront la preuve que l’œuvre de la Franc-Maçonnerie n’est ni grande, ni noble, ni généreuse, ni bienfaisante. Cette œuvre, c’est tout simplement la destruction du Christianisme, et, avant tout, du Catholicisme et de la France. C’est l’anéantissement de tout un monde et son remplacement de ce que nous dirons.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.9

C’est elle qui a inventé la formule: la fin justifie les moyens; et les procédés dont elle use sont le mensonge, l’hypocrisie, la fourberie, la trahison.
C’est ce dont le lecteur trouvera ici la démonstration.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.9

Ceux qui voudront bien nous suivre constateront que les francs-maçons, auxquels on fait croire qu’ils sont « initiés », sont au contraire les premiers trompés par cette puissance mystérieuse qui se fait appeler « la Veuve », et qui les déclare ses enfants. Ils ne savent, des plans de cette marâtre, que ce que savent, de ceux d’un général en chef, les mulets qui traînaient l’artillerie de son armée. C’est ainsi que s’explique leur collaboration insensée à l’œuvre de destruction nationale.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.10

Presque seuls, les Papes firent tous preuve de clairvoyance, en signalant la Franc-Maçonnerie comme une entreprise de haine et comme un organisme de destruction.
Malheureusement, ils ne fournirent jamais d’indications sur les puissances humaines pour le compte desquelles cette association travaille. Et pourtant, il y en a. Ils la montrèrent comme étant, purement et simplement, une Société d’esprit satanique.
Ce n’était pas assez pour qu’en un temps comme celui-ci une lutte sérieuse fut entreprise méthodiquement contre elle. En effet une telle conception de la question pouvait bien être acceptée par certains. Mais elle devait forcément être repoussée par d’autres.
C’est ce qui explique que, jusqu’en ces dernières années, quelques catholiques croyants et pratiquants furent à peu près les seuls anti-maçons.
Il arriva même un moment où les plus ardents parmi eux se montrèrent oublieux des avertissements de leurs pontifes et se détournèrent de la question maçonnique. Ce fut après l’affaire Léo Taxil.
Au moment où celle-ci fut organisée, les chefs secrets de la secte se sentaient en situation de pousser la Maçonnerie au pouvoir; ils avaient résolu de s’emparer, par elle, du gouvernement de la France. Ils crurent utile d’épaissir tout d’abord autour d’eux, par le mensonge, l’obscurité qui devait leur permettre d’exécuter leur envahissement en toute sécurité. C’est dans ce but qu’ils organisèrent l’immense mystification que l’on sait. Les catholiques s’y laissèrent prendre. Ils écoutèrent les histoires à dormir debout que Taxil leur racontait, sans les appuyer sur aucun raisonnement. Bien peu nombreux furent, même parmi les anti-maçons plus éclairés d’aujourd’hui ceux qui ne tombèrent pas dans le piège. Les ecclésiastiques furent les plus complètement mystifiés. Il fallu les cyniques déclarations de Taxil lui-même pour les arracher à leurs illusions. Lorsque l’évidence devint enfin écrasante, l’anti-maçonnisme catholique perdit pied. Il se sentit comme noyé sous le ridicule dont il venait de se laisser couvrir. Il y eut alors quelques années pendant lesquelles presque personne n’osa plus s’occuper de la question maçonnique. C’était précisément ce que voulaient les chefs mystérieux de la secte.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.11 et 12

Parmi les auteurs qui s’étaient fait particulièrement remarquer par leurs travaux sur la question maçonnique, il faut citer en premier lieu l’abbé Barruel qui publia, en 1797, un ouvrage en cinq volumes  intitulé : Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme. Dans cet ouvrage, Barruel, s’appuyant sur une documentation abondante, dénonçait la Franc-Maçonnerie comme l’organisatrice de la Terreur.
Après lui, un homme qui n’était pas dominé par ce qu’on a pris l’habitude d’appeler le préjugé catholique, le protestant Saxon Eckert, recommença, de 1840 à 1850, la même démonstration, qu’il appuya sur des éléments nouveaux, en l’étendant à la Révolution de 1830. Il dépensa toute sa fortune et il s’usa lui-même dans son effort de dix années contre la Franc-Maçonnerie. [Lire La franc-maçonnerie dans sa véritable signification, ou son organisation, son but, son histoire, Ndlr]
Trente ans plus tard, Deschamps et Claudio Janet reprirent et développèrent la thèse de l’abbé Barruel et du protestant Eckert. Dans leur ouvrage : Les Sociétés secrètes et la Société qui représente plus d’un quart de siècle de recherches documentaires, ils montrèrent la Maçonnerie inspiratrice et organisatrice de la Terreur, de la Révolution de 1830 et de celle de 1848. Ils lui attribuèrent la création de l’unité italienne, celle de l’unité allemande, la Révolution du 4 Septembre et la Commune.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.12 et 13

« Il a en France, écrivait-il, environ neuf millions et demi d’électeurs et sur ces neuf millions et demi, cinq cent soixante-seize députés, ce qui fait un député pour seize mille cinq cents électeurs environ.
D’après cette proportion, un groupe quelconque de vingt-quatre mille électeurs n’a même pas droit à un député et demi.
Les quatre fédérations maçonniques qui ont leur siège en France n’y réunissant pas vingt-cinq mille initiés, ne devraient donc être représentés que par un député et demi ; et, en conséquence, il ne devrait y avoir à la Chambre qu’un député plus une moitié de député francs-maçons.
Telle serait la proportion légitime ; et, si cette proportion existait, il est certain que la Franc-Maçonnerie serait dans l’impossibilité de menacer la liberté du pays.
Malheureusement, elle n’existe pas; et, au lieu d’un franc-maçon et demi qui devraient siéger à la Chambre, sait-on combien il y en a? Plus de cent-cinquante. (Que le lecteur n’oublie pas que le livre cité date de 1892. Le nombre des députés francs-maçons est beaucoup plus considérable maintenant.) (…)

Les francs-maçons sont donc cent trente-sept fois plus favorisés que les autres français. (…)

Telle est la disproportion colossale qui existe entre les francs-maçons et ceux qui ne le sont pas.
Les premiers possèdent près du tiers de la représentation nationale. Ils sont proportionnellement plus nombreux encore au Sénat qu’à la Chambre. Quant au Conseil des Ministres, ils l’absorbent presque tout entier. (…)

Ainsi ramenée à une proportion arithmétique, dont les données se trouvaient d’ailleurs vérifiées par les faits existants, la question maçonnique allait-elle enfin appeler l’attention des Français? Pour en reconnaître la gravité, il n’était plus nécessaire de s’astreindre à une longue étude, de lire de volumineux ouvrages dont les exemplaires se font de plus en plus rares. Il suffisait de compter sur ses doigts en regardant autour de soi. Il n’était plus besoin non plus d’être un croyant. Ceux auxquels la religion était indifférente se trouvaient convaincus que la religion n’était pas seule menacée. La Franc-Maçonnerie était en train d’absorber le Gouvernement de la France. Le fait en valait la peine. Et il était établi d’une manière si précise que tous ceux qui savaient faire une règle de trois pouvaient s’en administrer la preuve.
De plus, l’auteur de La Franc-Maçonnerie et la Question religieuse citait dans sa petite étude l’article de ses statuts dans lequel l’association maçon- nique affirmait solennellement jadis qu’elle ne s’occupait pas de politique. Par là, il prouvait qu’elle mentait à la nation. (…)

La puissance politique de cette association, qu’on s’obstinait depuis si longtemps à regarder dans le grand public comme purement philosophique et inoffensive, sa méthode de mensonge et son plan de destruction de la tradition religieuse nationale, c’était presque toute la question maçonnique française qui se trouvait ainsi ramassée en quelques pages ; et elle était présentée d’une façon telle, qu’elle devait intéresser non plus seulement les catholiques, mais aussi tous les vrais républicains : ceux-ci parce qu’on leur fournissait la preuve de l’attentat commis contre la souveraineté nationale ; ceux-là parce qu’il leur était clairement montré par qui la liberté de leur conscience était menacée.
C’était la thèse du bon sens qui se trouvait ainsi dressée en face de la mystification de Taxil.
Il eût suffi d’une énorme publicité donnée à une exposition si simple pour que bien des déchirements, survenus depuis, fussent épargnés à la France.
Mais, si claire que fût ma démonstration, — car j’étais l’auteur du petit livre dont je parle, — elle passa inaperçue du grand public, parce que j’étais alors complètement inconnu et parce que je ne disposais pas de moyens d’action suffisants. Les catholiques d’alors ne m’entendirent pas. Ils préférèrent suivre Taxil, qui les conduisit où l’on sait.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.14 à 16

 

Un millier de conférences firent ce que n’avaient pu ni Barruel, ni Eckert, ni Deschamps et Claudio Janet, parce qu’elles supprimèrent le travail pour le public, qui consentit à écouter ce qu’il n’aurait eu ni l’idée ni le courage de lire.
On peut se demander si, sans cette circonstance, les Français, dévorés par l’hydre maçonnique, se douteraient seulement à l’heure qu’il est de l’existence de celle-ci.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.17

Si nous voulons combattre en toute connaissance de cause et ne pas être exposés à voir de nouveau la Maçonnerie reculer, s’effacer, disparaître momentanément comme elle a déjà fait plusieurs fois, pour reparaître ensuite plus puissante qu’elle n’était, si nous voulons la vaincre définitivement, il est indispensable de savoir ce qu’elle est vraiment, dans quel but elle agit, pour le compte de qui, et surtout comment, par quels mystérieux procédés et grâce à quelle organisation supérieurement combinée, elle peut produire des résultats aussi extraordinaires que ceux auxquels nous assistons.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.18-19

Après bien des hésitations, des tâtonnements, des corrections imposées à mes premiers jugements, je suis enfin parvenu à trouver une explication logique de tant de circonstances qui ne sont illogiques qu’en apparence. J’ai pu édifier une théorie de la question maçonnique basée sur des réalités indiscutables, mais qu’il fallait coordonner, théorie grâce à laquelle les faits de notre histoire qui se sont succédé depuis un siècle et demi ont pris un sens à mes yeux.
J’ai été grandement aidé en cela par une circonstance : celle de mon passage dans la Franc-Maçonnerie.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.20

Voici vingt-quatre ans que je suis aux prises avec la question maçonnique.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.23

Je devais subir, dans toute sa violence, la crise que traverse mon pays tout entier; mais je devais aussi y échapper, comme j’espère qu’il y échappera.
Qu’ai-je fait dans la Maçonnerie? C’est là une question que le lecteur doit me poser. C’est celle en effet qu’on entend toujours : Que fait-on dans les réunions maçonniques?
La réponse est simple, si simple, qu’elle étonne toujours ceux qui l’entendent pour la première fois.
Dans les réunions maçonniques, on commence par écouter des prédications ; et, plus tard, on en fait soi-même. Les Loges sont des lieux où l’on est prêché, et où l’on prêche. Rien de plus.
Sur quels sujets ont lieu ces prédications? Sur deux thèmes qui sont comme des leitmotiv revenant sans cesse, à propos de tout et à propos de rien.
Premier thème : la Franc-Maçonnerie est une institution sublime, sainte et sacrée. Elle est l’éternelle initiatrice de tout ce qui se fait de bien, de bon, de grand dans l’humanité.
Deuxième thème : Cette association, si haute, si respectable, si vénérable, a un ennemi. Cet ennemi, c’est le catholicisme. D’où on tire cette conclusion : Puisque le catholicisme est l’ennemi de la Maçonnerie, il est l’ennemi de toutes les grandes causes auxquelles celle-ci déclare se dévouer. En conséquence, si on aime vraiment ces grandes causes, il faut combattre le catholicisme. Ça n’est pas plus malin que cela. Naturellement toute une politique est basée là-dessus. Et voilà tout le secret du fanatisme anti- catholique de nos gouvernants.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.24-25

Il est vrai qu’elle est en contradiction avec l’affirmation de l’esprit de tolérance contenue dans les statuts. Mais, ainsi que nous le verrons, les choses sont faites avec assez d’habileté pour que les esprits ne soient pas trop heurtés par la contradiction entre l’universelle tolérance qui est annoncée et le fanatisme anticatholique qui est pratiqué. C’est ainsi qu’à l’époque où j’entrai dans la Franc-Maçonnerie, on en était encore à la fameuse distinction entre le catholicisme et le cléricalisme. On prétendait qu’on respectait le premier et qu’on n’attaquait que le second. On usait de cette précaution selon les circonstances, et on parvenait ainsi à exciter la haine contre la religion catholique, tout en ayant l’air de ne pas manquer aux prescriptions de respect pour toutes les convictions religieuses » qui étaient alors imprimées dans les statuts.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.26

(…) elles me permirent de m’apercevoir que dans toutes les loges se commettaient journellement des actes politiques d’une importance extrême, bien qu’on nous répétât constamment que la Maçonnerie était une association purement philosophique.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.27-28

J’avais la vision trop nette du mensonge maçonnique.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.30

Pour cela, je me donnai, aussi complètement que je le pus, à l’étude de la question maçonnique.
On sera sans doute tenté de croire que je devais la connaître parfaitement, cette question, puisque j’avais passé six ans dans les ateliers de la Veuve.
Il n’en était pourtant rien. Je pouvais m’imaginer la connaître. En réalité, je ne la connaissais pas. Je n’en savais que ce que j’avais vu. Or, ce qu’on voit de la Maçonnerie, ce qui vous en est montré, — que vous soyez ou que vous ne soyez pas franc-maçon, — n’est jamais qu’une apparence destinée à vous tromper sur ce que vous ne voyez pas. Et c’est seulement lorsqu’on s’est aperçu de cela qu’on se trouve dans les conditions voulues pour commencer à apprendre quelque chose. J’en puis parler, car j’en ai fait l’expérience personnelle.
J’avais été successivement apprenti, compagnon maître et rose-croix. J’avais occupé les offices de secrétaire, d’orateur et de premier surveillant dans ma loge. J’y avais disposé deux fois de celui de Vénérable, que j’avais fait attribuer à ceux que je croyais plus capables que moi d’assurer la prospérité de l’atelier. J’avais aussi, dès mon entrée dans le chapitre La Clémente Amitié été bombardé secrétaire de ce chapitre. J’avais donc été « une lumière » chapitrale. Bien plus ! Une circonstance dont j’aurai occasion de parler plus loin m’avait permis d’entrevoir qu’un monde existait derrière le monde maçon- nique, plus secret encore que celui-ci, insoupçonné de lui, tout comme du monde profane.
Ma vie maçonnique s’était ainsi trouvée beaucoup plus remplie que celle de l’immense majorité des francs-maçons ; et, par là, j’avais acquis une expérience pratique de la question qui devait me garder des erreurs que commettent presque inévitablement ceux auxquels manque cette expérience.
Malgré cela, je le répète, je ne me doutais pas de ce qu’était l’association dont j’avais été membre très actif. Tant les choses y sont habilement disposées pour illusionner les francs-maçons, tout comme ceux qui ne le sont pas !
De sorte que ce sont surtout mes réflexions et mes études ininterrompues depuis 1890, études et réflexions appuyées, il est vrai, sur ce que j’avais regardé sans voir ou vu sans comprendre pendant six années, qui m’ont permis d’envisager la question et de la concevoir telle que je l’exposerai au cours de cette étude.

MES PREMIÈRES ERREURS.

Je commençai par rester un certain nombre d’années dans Terreur commune qui consiste à envisager la Franc-Maçonnerie comme une société dont le but est réellement philosophique, humanitaire et progressiste. J’avais pourtant bien vu qu’en fait il en allait tout autrement.

Paul Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, 1908, p.32-33


TABLE DES MATIÈRES

PRÉLIMINAIRES

I. Les états successifs de la question maçonnique.

  • Ce qu’est cette question
  • Difficultés qu’on éprouve à entraîner les profanes à l’étude de la question maçonnique
  • Avertissements inutiles des papes
  • Les auteurs qui fondèrent la science antimaçonnique
  • Nouvel exposé de la question
  • L’œuvre qui reste à accomplir

II. La question maçonnique vécue.

  • Comment on entre dans la franc-maçonnerie
  • Comment on fit de moi un anticatholique fanatique
  • Comment je pus échapper au fanatisme qu’on m’avait inculqué — Mes découvertes — Lutte intérieure
  • Comment j’entrepris la lutte contre la franc-maçonnerie, alors que j’étais encore franc-maçon
  • Comment je l’emportai sur la franc-maçonnerie dans cette première lutte
  • Principale raison pour laquelle la lutte contre la Franc-maçonnerie est si particulièrement difficile
  • Mes premières erreurs
  • Points d’interrogation révélateurs

PREMIÈRE PARTIE
Réalités masquées par les apparences.

CHAPITRE PREMIER
qu’est-ce qu’une société secrète? la franc-maçonnerie en est-elle une ?

  • La société secrète
  • Deux types de sociétés secrètes. — Premier type
  • Second type de société secrète
  • Supériorité du second type sur le premier
  • Preuve que la franc-maçonnerie est bien une société secrète du second type, c’est-à-dire du plus dangereux

CHAPITRE II
LA FRANC-MAÇONNERIE EST UN COLOSSAL ORGANISME DE MENSONGE

  • La Franc-maçonnerie est obligée de mentir
  • La franc-maçonnerie des pays protestants et celle des pays catholiques
  • Variations de la franc-maçonnerie dans les pays catholiques, selon les époques et les circonstances
  • Les déclarations des statuts maçonniques
  • A la gloire du grand architecte de l’univers
  • La déclaration relative à la politique
  • Les mensonges maçonniques, — Bonne foi fréquente des menteurs
  • L’organisation du mensonge. — Conséquences qui en découlent
  • Suspicion légitime dont sont frappés les documents maçonniques dans une étude sur le but et la nature de la franc-maçonnerie. — Nécessité d’une démonstration raisonnée

CHAPITRE III
LA SOCIÉTÉ SECRÈTE MAÇONNIQUE EST LA SOUVERAINE DE LA FRANCE

  • Toute-puissance de la franc-maçonnerie en France. — Preuve par les chiffres. — Comment cette preuve est établie
  • Objection faite par les francs-maçons. — Sa réfutation. — Les sénateurs, députés et ministres francs-maçons ne sont pas libres. — Ils sont obligés d’obéir à la franc-maçonnerie
  • Moyens de coercition dont dispose la franc-maçonnerie pour maintenir les députés, sénateurs et ministres francs-maçons dans la discipline maçonnique
  • Le droit d’immixtion de la maçonnerie dans la politique affirmé par un document du Grand Orient de Belgique
  • La franc-maçonnerie incite les candidats francs-maçons à tromper les électeurs dont ils sollicitent les suffrages
  • France et franc-maçonnerie
  • Les aveux des francs-maçons
  • La république maçonnique. — Une république à deux étages. — La France livrée à la franc-maçonnerie
  • Réponse à une objection. — La France ne s’est pas donnée librement. — La franc-maçonnerie a extorqué le pouvoir.

CHAPITRE IV
l’existence de la franc-maçonnerie ne peut s’expliquer que par l’existence d’un POUVOIR OCCULTE

  • Où la franc-maçonnerie trouve-t-elle les éléments de sa force ?
  • Infériorité intellectuelle et morale des francs-maçons et de leurs chefs apparents
  • L’organisation apparente de la franc-maçonnerie universelle. — Les fédérations et les rites
  • Organisation administrative du Grand Orient de France. — Le convent. — Le conseil de l’ordre. — Son préident ou grand maître
  • Les ateliers. — Les officiers. — Les « lumières ». — Les grades. — Les rituels. — Les catéchismes. — La chambre du milieu — Le cadavre d’Hiram
  • Les tenues. — Ce qui s’y fait. — L’ouverture et la fermeture des travaux. — La pipe à lycopode
  • Les pas. — L’ascension dans la bêtise. — Impossibilité d’expliquer par tout cela la puissance maçonnique
  • On nous cache autre chose que le but de la franc-maçonnerie. — Nécessité, pour expliquer l’existence de cette association, d’une cause créatrice et d’une intelligence directrice
  • Objections sans valeur. — Il faut conclure à l’existence d’un Pouvoir occulte

DEUXIÈME PARTIE
L’organisation du Pouvoir occulte.

CHAPITRE V
POSITION DU PROBLÈME. DIFFICULTÉS QUE PRÉSENTAIT SA SOLUTION.

  • Un Pouvoir occulte ne saurait exister s’il ne possède un organisme de transmission de ses volontés
  • Indication fournie par le procédé grâce auquel la maçonnerie impose sa domination dans le monde profane
  • La superposition des grades. — La pyramide maçonnique
  • Les difficultés à vaincre

CHAPITRE VI
LA FRANC-MAÇONNERIE INFÉRIEURE. — ORGANISATION DES GRADES. — SOCIÉTÉS SECRÈTES SUPERPOSÉES. — SUJÉTION DES APPRENTIS.

  • Le noviciat maçonnique
  • Précautions prises à l’égard des apprentis. — L’état d’esprit de ceux-ci
  • Les augmentations de salaire. — Le second degré
  • Le grade de maître. — Ceux qui connaissent l’acacia. — Comment on les trompe.
  • Comment les volontés occultes passent des maçonneries supérieures dans la maçonnerie bleue

CHAPITRE VII
LA FRANC-MAÇONNERIE DES HAUTS GRADES. — SON RÔLE.

  • Mon initiation au grade de rose-croix
  • Dans le monde des hauts grades

CHAPITRE VIII
l’invisible

  • Nécessité d’une franc-maçonnerie internationale et invisible
  • Trois Franc-maçonneries
  • Ce qui m’a été révélé de plus mystérieux
  • Conclusion

TROISIÈME PARTIE
Caractère de l’œuvre de destruction accomplie en France par le Pouvoir occulte.

CHAPITRE IX
LA RÉVOLUTION A ÉTÉ FAITE PAR LE, POUVOIR OCCULTE

  • Pourquoi les historiens n’ont pas parlé de l’action politique exercée par la franc-maçonnerie depuis cent vingt ans
  • Aveu de Louis Blanc
  • Taine et l’anarchie spontanée. — L’affaire Dreyfus. — Similitude des moyens d’action. — Les francs-maçons, les doctrines et les méthodes maçonniques au pouvoir sous la révolution comme maintenant
  • La franc-maçonnerie et les cahiers de 1789

CHAPITRE X
DIRECTION DANS LAQUELLE AGIT LE POUVOIR OCCULTE PENDANT LA RÉVOLUTION

  • La franc-maçonnerie organisatrice des procédés de Terreur dès le début de la révolution. — Deux témoignages
  • La grande caractéristique du mouvement révolutionnaire
  • Comparaison entre la révolution française et la révolution russe. — Leçon qui s’en dégage

CHAPITRE XI
l’action DU POUVOIR. OCCULTE DE 1789 A NOTRE ÉPOQUE

  • Certitudes acquises
  • De 1793 à 1830
  • De 1830 à 1852
  • De 1852 à la période actuelle

CHAPITRE XII
CARACTÈRE GÉNÉRAL DE L’ACTION EXERCÉE PAR LE POUVOIR OCCULTE DANS NOTRE HISTOIRE. — l’Œuvre ACCOMPLIE.

  • Le plan de destruction de la France
  • L’effort ininterrompu contre les traditions françaises
  • L’effort antinational consécutif à l’effort anti-traditionaliste

 

 

  • biblio-antimanconnique_Le-drame-maconnique_Le-pouvoir-occulte-contre-la-France_Paul-Copin-AlbancelliTITRE : LE POUVOIR OCCULTE CONTRE LA FRANCE
  • AUTEUR : COPIN-ALBANCELLI (Paul)
  • Réimpression de l’édition de 1908 (Couverture ci-contre)
  • 298 pages. Format 14 X 22,5 cm
  • Papier intérieur : Bouffant
  • Dos carré, collé-couture-rognée 3 côtés
  • ISBN : 2-914354-01-0
  • Achat (édition Barruelédition ESR)
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