Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, d’Augustin Barruel

Présentation du livre, histoire de l’auteur, des différentes éditions imprimées, le tout entrecoupé de quelques commentaires contemporains en vidéo; téléchargement des PDF.

Jacobin : Dans le langage populaire, considéré comme synonyme de franc-maçon.

Joseph Léti – 33° – 1931

Barruel_-_Memoires_pour_servir_à_lhistoire_du_Jacobinisme1805« Ce livre écrit par un savant jésuite qui s’était longtemps appliqué à l’étude des idées subversives, présenta aux contemporains de la Révolution une thèse qui leur parut fort nouvelle : il attribuait la responsabilité de ce sanglant bouleversement, qui dévastait le continent et horrifiait les élites européennes, à un triple complot : celui des incrédules qui voulaient renverser le christianisme, celui des républicains et des Francs-Maçons qui voulaient renverser les trônes, et, enfin, celui des Illuminés qui, s’appuyant sur les deux premiers, fédéraient l’impiété et l’anarchie pour renverser toute religion et toute autorité.

Barruel_-_Memoires_pour_servir_à_lhistoire_du_Jacobinisme-1798Dès sa première parution, en 1797, l’ouvrage remporta un succès extraordinaire ; il fut traduit dans les principales langues européennes et n’eut pas moins de six rééditions successives en langue française ; il exerça une influence capitale sur l’évolution des idées politiques de son époque et marqua de son empreinte plus d’un siècle et demi de traditionalisme. Il fut cependant âprement critiqué dès l’origine par deux courants de pensée contradictoires : les Francs-Maçons et leurs alliés essayèrent de nier les accusations de Barruel, car leur gravité aurait pu conduire les gouvernements européens à essayer d’anéantir une secte aussi dangereuse ; d’autre part, certains contre-révolutionnaires, habitués à ne voir dans les rites maçonniques que d’innocents jeux de salon, refusèrent d’admettre l’existence du complot.

Plus tard les positions évoluèrent ; à la fin du XIXe siècle, après le triomphe de la Maçonnerie en France sous la IIIe République, certains écrivains maçons proclamèrent la réalité du complot maçonnique avant et pendant la Révolution et en firent un titre de gloire pour leur secte. D’autre part, l’opinion contre-révolutionnaire voyant aboutir dans les faits politiques et sociaux les projets des Illuminés et des Maçons du XVIIIe siècle, reconnut à peu près unanimement la justesse de l’analyse des Mémoires.

Malgré cela, Barruel resta, pour l’opinion publique, un grand méconnu et il fut, surtout par l’histoire universitaire, un grand calomnié ; des générations successives d’historiens officiels ont pris l’habitude de le rejeter dédaigneusement et d’écarter délibérément ses travaux, sans même se donner la peine de les lire et sans jamais en fournir la moindre réfutation sérieuse.

Cependant, la lecture de Barruel reste indispensable à celui qui veut comprendre les causes profondes de la Révolution. Les nombreux travaux qui furent publiés par la suite sur ce sujet eurent beau ignorer ou mépriser son ouvrage, ils ne l’ont ni disqualifié ni remplacé.

Un ouvrage qui reste essentiel pour l’histoire des origines de la Révolution française et pour la compréhension des idées politiques du XIXe siècle. »

Mémoires de Barruel par Christian Lagrave

 

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Nouvelle édition (2005)

Les Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, de l’abbé Augustin Barruel (1741-1820) furent imprimés pour la première fois à Londres en 1797-1798 ; l’ouvrage remporta un succès extraordinaire, fut réédité sept fois en version intégrale aux XVIIIe, XIXe, et XXe siècles, neuf fois en version abrégée, et fut traduit dans les principales langues européennes.
Cet ouvrage a exercé une grande influence dans l’histoire des idées et ses détracteurs, aussi bien que ses partisans, reconnaissent l’importance de son rôle dans l’historiographie révolutionnaire et dans le courant de pensée contre-révolutionnaire et anti-maçonnique.
La réédition de 1974 étant épuisée depuis plusieurs années, et les éditions anciennes étant rares et onéreuses sur le marché de l’occasion, l’ouvrage était difficilement accessible aux chercheurs; les éditions anciennes qui se trouvent dans les grandes bibliothèques publiques présentent l’inconvénient d’être d’une lecture fastidieuse à cause de la désuétude de l’orthographe, de la présence de nombreuses abréviations – particulièrement dans les références bibliographiques – et surtout d’être dépourvues de tout index.

Les Éditions de Chiré ont donc décidé de mettre à la disposition des chercheurs et du public cultivé une nouvelle édition intégrale, moderne et pourvue d’instruments de recherche efficaces ; elle a été établie à partir du texte de l’édition de 1818, revue et corrigée par l’abbé Barruel lui-même, qui fut la dernière publiée du vivant de l’auteur
.
Cette édition 2005 est précédée d’une nouvelle préface biobibliographique de quarante quatre pages, corrigée et considérablement augmentée par rapport à celle de l’édition de 1974, de manière à prendre en compte les plus récents travaux historiques sur le sujet. Elle a, de plus, été pourvue d’un certain nombre de notes infrapaginales ajoutées au texte de Barruel (avec la référence NDLE), pour corriger certains lapsus de l’auteur ou pour identifier des personnages dont Barruel ne donnait que les initiales.
L’index des ouvrages cités par Barruel, qui avait déjà été fait pour l’édition de 1974, a été corrigé et complètement révisé, de nombreux titres omis en 1974 ont été ajoutés ; lorsque Barruel avait donné ses références de manière abrégée ou approximative on les a faites suivre d’un complément, d’une rectification ou d’un commentaire entre crochets ; on a ajouté, dans la mesure du possible, le nom de l’auteur de chaque ouvrage cité. Le but étant de permettre au lecteur contemporain de mieux comprendre la documentation utilisée par Barruel.
L’index onomastique a non seulement été corrigé et complété, mais encore entièrement remanié. Les personnages cités ont été identifiés, dans la mesure du possible, et on a indiqué brièvement leurs dates de naissance et de décès ainsi que leurs fonctions ; leur appartenance éventuelle à la maçonnerie ou à l’illuminisme – qui a parfois donné lieu à d’âpres polémiques – a été précisée en utilisant les répertoires d’Alain Le Bihan, ainsi que les plus récents travaux maçonnologiques. On a insisté sur la biographie des personnages peu connus, dont beaucoup ont joué un rôle important aussi bien au sein des sociétés secrètes que dans la préparation et le déroulement de la révolution.
Un effort particulier a été fait pour les noms des sociétés maçonniques ou paramaçonniques, qui ont été regroupés et accompagnés d’un bref commentaire historique.

Cette nouvelle édition mérite de figurer dans toute grande bibliothèque ou institut de recherche intéressés par l’histoire des idées et l’historiographie révolutionnaire.

memoires-pour-servir-a-lhistoire-du-jacobinisme-2tomes

  • ISBN : 9782851901750
  • Titre : Mémoires pour servir à l´histoire du jacobinisme (2 volumes)
  • Auteur : BARRUEL (Abbé Augustin)
  • Editeur : CHIRE (EDITIONS DE)
  • Nb Tomes : 2
  • Nb Pages : 1200
  • Présentation : Broché
  • Epaisseur : 64
  • Largeur : 135
  • Hauteur : 210
  • Poids : 1.43Kg

 

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Augustin_BarruelAbbé Augustin BARRUEL (1741-1820)

Ecclésiastique, l’Abbé Augustin Barruel est né à Villeneuve-de-Berg (l’actuelle Ardèche), le 2 octobre 1741, et il est mort à Paris, le 5 octobre 1820.
Entré dès l’âge de quinze ans au noviciat des jésuites, il suivit ses supérieurs en Allemagne lorsque les membres de la Compagnie de Jésus furent expulsés de France. Il enseigna dans divers établissements de son Ordre installés dans l’empire des Habsbourg. Après la suppression de l’Ordre des jésuites par le pape Clément XIV, en 1773, Barruel rentra en France et y publia une ode écrite à l’occasion de l’avènement de Louis XVI. Il fut, tour à tour, précepteur des enfants du prince Xavier de Saxe, aumônier de la princesse de Conti, député du clergé à l’Assemblée nationale.
En septembre 1792, il quitta la France pour ne pas avoir à prêter serment à la constitution civile du clergé.
Il se réfugia en Angleterre, où il fréquenta plus volontiers les milieux conservateurs britanniques que les émigrés français. Il y écrivit divers ouvrages, en particulier les cinq tomes de ses « Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme » (1797-1799), qui font de lui le père de l' »anti-maçonnisme » français. Dans cet ouvrage fameux, traduit en plusieurs langues (anglais, italien, allemand, russe, espagnol), Barruel présentait la franc-maçonnerie comme le moteur secret de la Révolution. Rentré en France en 1802, il y fit paraître un nouvel ouvrage en deux gros volumes « Du Pape et de ses droits » (Paris, 1803) où il attaquait le vieil esprit gallican et réclamait la soumission des catholiques à Rome. Il dut mettre une sourdine à son ultramontanisme lorsque Napoléon entra en conflit avec Pie VII et il s’abstint de publier un ouvrage qui pouvait provoquer des représailles. Cependant, comme chanoine de Notre-Dame, il manifesta une certaine opposition au nouvel archevêque de Paris, que Napoléon avait nommé et que le Pape ne voulait pas reconnaître. Accusé d’avoir fait circuler un Bref pontifical hostile à cette nomination, Barruel fut arrêté par la police de Savary et gardé quelque temps en prison. Sous la Restauration, son état de santé qui donnait des inquiétudes le contraignit à modérer ses activités. ll s’éteignit en 1820, quelques années après avoir réintégré la Compagnie de Jésus reconstituée. Outre les ouvrages cités, il laissait : les quatre volumes des « Helvétiennes ou Lettres provinciales philosophiques » (1781-1788), une « Collection ecclésiastique », une « Histoire du clergé pendant la Révolution française » (1793) et « Du principe et de l’obstination des Jacobins » (1814). Son oeuvre critiquée ouvertement par les tenants de la contre-révolution, en raison des erreurs qu’ils y relevèrent, lui valut de sérieuses inimitiés dans tous les milieux. Rivarol lui-même, qui était pourtant un adversaire de la Révolution, disait de lui : « La nature en a fait un sot, la vanité en a fait un monstre. »
Ses « Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme », introuvables aujourd’hui , n’en furent pas moins, pendant plus d’un siècle, la bible des adversaires de la maçonnerie, non seulement en France, mais en Europe.
(Notice publiée en 1967 par Henry Coston dans le tome 1 de son dictionnaire, donc bien avant notre réédition. Précision : nous ne sommes pas d’accord sur la citation de Rivarol dont personne ne peut trouver la référence et qui nous semble beaucoup plus applicable à Antoine-Joseph Barruel-Beauvert.)

En savoir plus

 resume theses barruel


Abrégé des
Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme
de M. l’abbé Barruel
Par E. Perrenet1911

Le livre que vous découvrez est un abrégé des célèbres Mémoires pour servir à l’Histoire du Jacobinisme de Monsieur l’abbé Augustin Barruel. Il a été un des premiers historien à dénoncer, non sans mal, les origines maçonniques et véritablement diaboliques de la révolution Française. Il démontre, suite à la découverte de documents, que la révolution a été préparée dans les loges maçonniques, et suivant les instructions secrètes d’une secte fondée le 1° Mai 1776 par Adam Weishaupt qui prit pour nom de guerre « Spartacus ». (Secte des Illuminés de Bavière – Illuminati -)
Le but avoué de cette secte était de « détruire la famille par la suppression du mariage, anéantir l’autorité paternelle et maternelle par la main-mise de l’état sur l’enfant, la suppression de la propriété privée par le monopole d’état et le collectivisme et au besoin par la spoliation brutale »… Et cette secte désirait « étrangler le dernier prêtre avec les boyaux du dernier roi »… Marx, avec son « marxisme », n’a rien inventé, il a « remis » la même idéologie au goût du jour… Le « manifeste » a été commandé à Karl Marx par la Ligue des Hommes Justes, émanation des Illuminés de Bavière, devenue le 1° Juin 1847 la Ligue des communistes…
Et chaque 1er Mai commémore, en réalité, la date anniversaire de la fondation de la secte… Vous comprendrez enfin ce que sont les politiciens se disant êtres des républicains JACOBINS… Ils travaillent au « grand œuvre », pour la SECTE maçonnique… La République est leur façade « légale »…

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