Dallongeville balance sur le trafic d’influence maçonnique dans son livre Rose Mafia

gerard-dalongeville-presente-son-livre-rose-mafiaLe détail important qui n’est jamais mentionné dans les présentations de l’ouvrage (ni de sa suite) est le lieu où se passaient la majorité des transactions :
les loges maçonniques
. rose mafia extrait interview rmcL’auteur le précise cependant dans ce passage radio sur RMC en 2012:

Comment sait-il que ça passait par les loges ? En était-il ?

rose mafiaJ’ai toujours cru en mon parti, le PS. J’ai menti pour le protéger. J’ai subi l’enfermement, l’emprisonnement pour sauver un système. J’ai payé pour d’autres. Et un jour, j’ai dit : ça suffit !

Ancien maire d’Hénin-Beaumont dans le Nord-Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville a été poursuivi en 2009 pour détournement de fonds publics et placé en détention en maison d’arrêt pendant huit mois.
Sorti de prison, cet homme meurtri a décidé de parler pour la première fois ! ­et de tout raconter sur les commissions versées au parti par des entreprises du nord de la France pour obtenir des marchés publics, sur des comptes au Luxembourg, sur l’enrichissement personnel de plusieurs responsables politiques, le clientélisme, le népotisme.
Gérard Dalongeville lève le voile sur les mœurs troubles des responsables socialistes dans le Pas-de-Calais, ne laisse rien dans l’ombre, décrit dans les moindres détails les petites combines et les grandes machinations, donne des noms, des dates, des lieux, des sommes.
Le résultat est effarant et ne manque pas de soulever des questions sur les pratiques des élus de ce pays !

Il est temps de raconter de quelle manière très particulière les socialistes font de la politique dans le Pas-de-Calais. Parce qu’il est temps de nettoyer les écuries d’Augias. Parce qu’il est temps d’alerter l’opinion sur la nécessité urgente d’un contrôle, réel, profond et efficace, de la vie politique et de son financement. Une militante socialiste du Pas-de-Calais, sincère et dévouée, me dit un jour : «On n’a jamais raison contre son parti.» J’en ai fait l’amère expérience, c’est celle que je raconte ici.

Ce livre raconte une histoire hors du commun. Il va peut-être déplaire, sûrement choquer. Il est la confession d’un homme meurtri, qui aujourd’hui, bien loin de la politique, de ses cantines et de ses machinations en coulisses, tente de se reconstruire. Et qui a confiance dans le travail de la justice.

  • Broché: 210 pages
  • Editeur : JACOB DUVERNET (23 février 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2847244026
  • ISBN-13: 978-2847244021
  • Dimensions du produit: 22 x 2,5 x 14,1 cm

rmc 29fevrier2012 rose mafia

« Un ouvrage dont la lecture conduira nécessairement à se poser, au moins, trois questions :

  • Les pratiques socialistes dénoncées dans le livre se limites elles à la région Pas de calais ou peuvent elles se retrouver dans d’autres régions ? (Rappelons que les socialistes sont au pouvoir dans 20 des 22 régions françaises métropolitaines et que certaines ont des dirigeants à la moralité en instance de jugement : Jean Noël Guerini, Jean-Pierre Kucheida…)
  • Comment les instances dirigeantes du partie socialiste n’ont pas pu être au courant des ses pratiques ? (Rappelons que François Hollande a été premier secrétaire du parti socialiste pendant plus de dix ans. Il a d’ailleurs la longévité la plus longue depuis la création du parti).
  • François Hollande qui de façon très sentencieuse a déclaré lors de son discours du Bourget « Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont ! » prendra t-il ses responsabilités en demandant aux élus en cause de suspendre leur fonction le temps de l’enquête. Lui qui dans son programme a d’emblée annoncé lâcher plus de compétences aux collectivités locales pourrait bien devenir l’instrument de la volonté des ses « camarades » locaux… »

(Source)

rose-mafia-interview-longue

 

rose mafia 2Ancien maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville a été mis en examen en 2009 pour détournement de fonds publics et placé en détention provisoire durant 8 mois. Après avoir gardé le silence face à la justice pour protéger son parti, il a révélé les pratiques plus que douteuses de nombre d’élus socialistes dans le Pas-de-Calais. À la juge d instruction d abord, ensuite en écrivant un livre témoignage, Rose Mafia. Il a fait savoir qu’Hénin-Beaumont était loin d être la seule commune touchée par les irrégularités, qu un système, beaucoup plus vaste, s étendait sur tout le bassin minier, et même au-delà. Ce système est bâti sur des relations contraires à l intérêt général entre les élus et les chefs d entreprises, s’articule autour de marchés publics truqués et a pour dessein de financer l’activité politique. Mais ce système ne manque pas de servir au passage les intérêts personnels, à travers des emplois de complaisance ou fictifs, des fausses factures, des prises en charge de frais privés… Suite à la contestation de certains faits voire le déni qui entoure ces affaires, il fallait publier les preuves matérielles et demander à un journaliste indépendant la réalisation d’une enquête sur les faits et les pratiques dénoncés par Gérard Dalongeville, au sein même du bassin minier. Martin Leprince, correspondant à Paris du quotidien régional Nord Éclair a mené, d’un regard neutre, ses investigations sur des pratiques politiques où se mêlent soupçons et faits avérés.

Capture

Extrait de l’introduction :

Depuis plusieurs années, Hénin-Beaumont est connue de la France entière. Commune moyenne du bassin minier, située à une trentaine de kilomètres de Lille, la ville n’était prédestinée ni à connaître cette renommée, ni à devenir un symbole. Pourtant, les 27 000 Héninois le savent mieux que quiconque : plus de trois ans après l’éclatement de «l’affaire», le nom de leur commune sent encore le soufre. Le décor était planté dès la première fois où Hénin-Beaumont s’est invitée sur les images des journaux télévisés : la commune avait tout pour devenir un «Dallas», sauce boyaux rouge, avec ses intrigues, ses rebondissements, ses personnages hauts en couleur. À un détail près : Hénin-Beaumont n’a rien d’un soap opéra, c’est une ville bien réelle peuplée d’habitants tout aussi réels, dont beaucoup aimeraient qu’on les oublie un peu.
Cette notoriété naît en 2007, avec l’implantation locale de Marine Le Pen. Celle qui n’était encore que la fille de son père, et pas la présidente du Front national, tente de capitaliser sur les difficultés sociales d’une commune où le taux de chômage atteint 19 %. D’autant plus que, face à elle, la majorité municipale tangue au gré des divisions. Le maire, depuis 2001, n’est qu’un socialiste inconnu au-delà de la sphère régionale. Son nom : Gérard Dalongeville. Lors des municipales de 2008, après une campagne haute tension, l’équipe sortante parvient très nettement à conserver la mairie sous une bannière type «union de la gauche», obtenant 51,9 % des voix contre 28,8 % à la liste conduite par Marine Le Pen. La première année de la nouvelle mandature est placée sous le signe des turpitudes pour la municipalité. Entre des élus Front national voulant faire des séances du conseil municipal une tribune pour leur propagande nationale, des adjoints qui se déchirent et, surtout, une situation financière catastrophique, l’idée que la situation ne pouvait pas s’empirer semblait une évidence. C’était une erreur. Le 9 avril 2009, le maire de la commune est mis en examen pour détournements de fonds et placé en détention provisoire. Son premier adjoint, Claude Chopin, et un homme d’affaires proche de la mairie, Guy Mollet, connaissent le même sort. Ce qui leur est reproché ? Un système de fausses factures dont on estime déjà qu’il porterait sur un montant global de 900 000 euros. Lors des perquisitions, la police découvre dans le coffre de la mairie 13 000 euros en liquide, sans qu’aucun des protagonistes ne donne d’explication sur l’origine de cette somme.

Le 28 avril, la Fédération socialiste du Pas-de-Calais exclut officiellement Gérard Dalongeville. Le 27 mai, le Conseil des ministres le révoque de son statut de maire. Un mois plus tard, une nouvelle élection municipale est organisée à Hénin-Beaumont. Les sondages indiquent que Marine Le Pen possède de réelles chances de l’emporter ; dans les médias, Hénin devient une cause nationale. La liste frontiste finira en tête du premier tour, le 28 juin, avec 39,4 %. Au second, l’«Alliance républicaine», l’emporte avec 52 % des voix. Un nouveau maire, Daniel Duquenne, s’installe à la mairie. Gérard Dalongeville, lui, est toujours en détention provisoire. Il n’en sortira qu’en novembre 2009. Il met fin à son silence et relate à la juge d’instruction le fonctionnement de la mairie d’Hénin, fait d’appels d’offres truqués et de prestations payées par la municipalité mais jamais effectuées par les entreprises. Ses déclarations ne concernent pas seulement sa commune, elles visent le bassin minier dans son ensemble. Il affirme que ce système, en plus de dissimuler des cas d’enrichissement personnel, vise avant tout un financement politique occulte.

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : JACOB DUVERNET (5 juin 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2847244239
  • ISBN-13: 978-2847244236
  • Dimensions du produit: 22 x 2,5 x 14 cm

rose-fanee

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s